LES CRUES LI­GÉ­RIENNES SONT DE TYPES CÉ­VE­NOL OU OCÉANIQUE:

Detours en France - - Cahier Connaissance -

les crues de type cé­ve­nol ré­sultent de pluies vio­lentes en amont, cau­sées par une masse d’air chaud ve­nu du Sa­ha­ra qui heurte les monts des Cé­vennes. Celles de type océanique, sur­viennent sur­tout l’hi­ver après une longue pé­riode de pluie. Cer­taines crues ont mar­qué les es­prits. Celle de 1856 de­meure la crue de ré­fé­rence. À Orléans, l’eau est mon­tée à 7,10 mètres avec un dé­bit de 9000 m3/s (par com­pa­rai­son, en dé­cembre 2003 l’eau n’est mon­tée « que » de 3,75 mètres); à 7,52 mètres à Tours; à Gien, on a en­re­gis­tré un dé­bit de 7200 m3/s. L’eau a en­va­hi cent mille hec­tares, dé­truit des di­zaines de mai­sons, 23 ki­lo­mètres de digues et pro­vo­qué plus de trente morts. À La Cha­pelle-sur-loire, l’eau a en­va­hi le cimetière et dis­per­sé les cer­cueils. L’am­pleur de la ca­tas­trophe a même pro­vo­qué un dé­pla­ce­ment sur place de l’em­pe­reur Na­po­léon III. L’ha­bi­tude de lais­ser sur les mai­sons des re­pères de crue date de cette an­née-là. Dix ans au­pa­ra­vant, les eaux étaient mon­tées de 4 mètres en trois heures dans la Nièvre et avaient sub­mer­gé le tiers de la ville de Ne­vers. En 1980, à Brives-cha­ren­sac (Haute-loire), le lit de la Loire est pas­sé de 30 cen­ti­mètres à 6,70 mètres en une ma­ti­née, cau­sant la mort de huit per­sonnes.

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