La cher­cheuse et les bé­bés ma­theux

Doolittle - - Le Compte Est Bon - Texte Ka­rine Hendriks pho­tos Re­naud Bou­chez

Dès la nais­sance, les nour­ris­sons ont la fa­cul­té de per­ce­voir les nombres et les quan­ti­tés. C’est ce qu’a dé­mon­tré la cher­cheuse Vé­ro­nique Izard. Et si nous avions tous la bosse des maths ?

Ado­les­cente, Vé­ro­nique Izard se rê­vait cher­cheuse en ma­thé­ma­tiques. Parce que cette ma­tière la fas­ci­nait. Mais pas seule­ment. “Le père d’une de mes co­pines était cher­cheur et il pas­sait beau­coup de temps sur sa planche à voile. Moi, je jouais du vio­lon­celle et je me di­sais que ce mé­tier se­rait com­pa­tible avec ma pas­sion pour la musique.” Un choix très ra­tion­nel en somme. Vingt ans plus tard, elle re­con­naît que sa vi­sion du mé­tier était un peu can­dide. Ses re­cherches l’oc­cupent bien plus que pré­vu – et la pas­sionnent –, même si elle réus­sit à pré­ser­ver un peu de temps pour pra­ti­quer en­core son ins­tru­ment. Mais sur­tout, elle était loin de s’ima­gi­ner que les ma­thé­ma­tiques la mè­ne­raient jus­qu’aux cer­veaux des bé­bés.

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