OB­TE­NIR UNE AVANCE SUR SON ASSURANCE-VIE

Dossier Familial - - DOSSIER - Par Nathalie Cheys­son-ka­plan. Illus­tra­tions : Ben­ja­min Chau­maz

CE PRÊT REM­BOUR­SABLE AS­SOR­TI D'IN­TÉ­RÊTS AU­PRÈS DE SON AS­SU­REUR EST SOU­VENT PLUS IN­TÉ­RES­SANT QU’UN RA­CHAT PARTIEL SUR SON CONTRAT OU QUE LA SOUS­CRIP­TION D’UN CRÉ­DIT À LA CONSOM­MA­TION.

Pour sa­voir si de­man­der une avance est pré­fé­rable à un prêt à la consom­ma­tion ou à un ra­chat partiel sur le contrat d’assurance-vie, ren­sei­gnez-vous sur ses condi­tions fi­nan­cières. L’avance n’est pas gra­tuite, mais as­sor­tie d'in­té­rêts.

Se­lon le GAP, le taux d’in­té­rêt doit être au moins égal :

- au taux de la ré­mu­né­ra­tion de votre épargne, ma­jo­ré Une avance est un prêt que l’as­su­reur vous consent, moyen­nant ré­mu­né­ra­tion. Mais elle ne donne pas lieu à un contrat sé­pa­ré. Elle est donc ac­cor­dée dans la li­mite de l’épargne ac­cu­mu­lée sur votre contrat d’assurance-vie (on parle de « va­leur de ra­chat »). En théo­rie, elle ne peut donc pas dé­pas­ser ce mon­tant. En pra­tique, le Grou­pe­ment des as­su­rances de per­sonnes (GAP) re­com­mande aux as­su­reurs de ne pas consen­tir d’avances su­pé­rieures à 80 % de l’épargne in­ves­tie pour un contrat en eu­ros et à 60 % pour un contrat en uni­tés de compte.

Les condi­tions gé­né­rales de votre contrat peuvent en outre pré­voir un mon­tant mi­ni­mal par avance (500 € ou 1 000 €, par exemple) ou pré­voir de la re­fu­ser si le mon­tant de votre contrat de­vait tom­ber en des­sous d’un seuil mi­ni­mal après l’avance. Autre point à vé­ri­fier : l'an­cien­ne­té de votre contrat. Cer­tains as­su­reurs exigent un mi­ni­mum de six mois.

s’in­for­mer des condi­tions fi­nan­cières de l’opé­ra­tion

d’un ou de deux points pour un contrat en eu­ros ;

- au taux moyen des em­prunts d’état (TME), ma­jo­ré d’un ou de deux points pour un contrat en uni­tés de compte.

Comp­tez entre 3,9 % et 4,4 % pour une avance de­man­dée en 2016. Mais son coût réel est en réa­li­té moindre puisque la to­ta­li­té de votre épargne conti­nue à fruc­ti­fier dans les condi­tions ha­bi­tuelles, le mon­tant de l’avance n’étant pas pré­le­vé sur votre ca­pi­tal. Faites-vous éga­le­ment pré­ci­ser les condi­tions de son rem­bour­se­ment.

En règle gé­né­rale, l'avance est consen­tie pour trois ans maxi­mum, et elle est rem­bour­sable en une seule fois, à l’is­sue de cette pé­riode. Au terme de ces trois ans, elle peut être re­nou­ve­lée une seule fois.

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