Pour les lo­ge­ments dif­fi­ciles à chauf­fer, la fac­ture va aug­men­ter

Dossier Familial - - LES PLUS ENGAGÉES EN FRANCE -

\\Il y a au­jourd’hui une vé­ri­table po­lé­mique au­tour de l’in­di­vi­dua­li­sa­tion des frais de chauf­fage dans l’ha­bi­tat col­lec­tif et de son équi­té. En ef­fet, pour ob­te­nir une tem­pé­ra­ture iden­tique, les oc­cu­pants d’un même im­meuble de­vront consom­mer plus ou moins d’énergie en fonc­tion de l’orien­ta­tion de leur lo­ge­ment, de sa si­tua­tion au sein du bâ­ti­ment et de son agen­ce­ment. Par exemple, chauf­fer à 19 °C un ap­par­te­ment peu cloi­son­né né­ces­site da­van­tage d’énergie que pour une sur­face iden­tique com­po­sée de plu­sieurs pe­tites pièces. Le dan­ger de pau­pé­ri­sa­tion est donc im­por­tant pour les oc­cu­pants des lo­ge­ments les plus dif­fi­ciles à chauf­fer, qui ver­ront leur bud­get d’énergie aug­men­ter par­fois for­te­ment.

Par ailleurs, cette me­sure risque de rendre plus dif­fi­cile en­core l’ob­ten­tion des ma­jo­ri­tés né­ces­saires aux votes des tra­vaux de ré­no­va­tion éner­gé­tique par les co­pro­prié­tés. On peut ima­gi­ner que les oc­cu­pants qui voient leur fac­ture de chauf­fage di­mi­nuer à la suite de la mise en place de l’in­di­vi­dua­li­sa­tion ne se­ront guère en­clins à fi­nan­cer une coû­teuse ré­no­va­tion ther­mique ! En dé­fi­ni­tive, ce pour­rait être contre­pro­duc­tif, d’un point de vue en­vi­ron­ne­men­tal.//

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