Ai­der ses proches sans se trom­per

Dossier Familial - - DOSSIER -

FA­MI­LIAUX OU FIS­CAUX, SOU­VENT LES DEUX À LA FOIS, LES MO­TIFS POUR CONSENTIR UNE DONATION SONT VA­RIÉS… FAITES-LE EN TOUTE CONNAIS­SANCE DE CAUSE.

L’as­cen­seur so­cial s’étant quelque peu grip­pé, pa­rents et grands-pa­rents tendent la main de plus en plus sou­vent à leur des­cen­dance, no­tam­ment à l’oc­ca­sion d’une pre­mière ac­qui­si­tion im­mo­bi­lière. Au­jourd’hui, rares sont en ef­fet les pri­mo-ac­cé­dants qui fi­nancent leur ac­qui­si­tion sans un ap­port per­son­nel sou­vent consti­tué par la fa­mille. Mais la donation est éga­le­ment un moyen de payer les études, de ré­ta­blir un équi­libre pa­tri­mo­nial dans un couple ou de pro­té­ger l’ave­nir de son conjoint.

TRANS­METTRE SON PA­TRI­MOINE À MOINDRE COÛT FIS­CAL

Une dé­marche d’an­ti­ci­pa­tion sur sa suc­ces­sion se ré­vèle ju­di­cieuse lorsque la va­leur du pa­tri­moine est plus éle­vée que le mon­tant des abattements dont les hé­ri­tiers bé­né­fi­cie­ront sur les droits de suc­ces­sion (voir page 27), au jour du dé­cès. Car la donation offre elle aus­si des avan­tages fis­caux. Et plus ce­lui qui donne (le do­na­teur) est jeune, plus l’op­ti­mi­sa­tion fis­cale est im­por­tante. Mais at­ten­tion de ne pas se lais­ser aveu­gler ! En réa­li­sant une donation, vous pour­rez par ailleurs éven­tuel­le­ment conser­ver cer­tains droits sur votre pa­tri­moine tant que vous se­rez en vie. Sur­tout, vous pour­rez pré­ve­nir d’éven­tuels conflits entre les hé­ri­tiers, au jour de votre suc­ces­sion.

UNE GRANDE LI­BER­TÉ D’AC­TION

Un lo­ge­ment, une somme d’ar­gent, un droit d’usage, des titres d’en­tre­prise, des bi­joux de va­leur… Tout peut se don­ner ! Toute per­sonne

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