Alain Gri­set

Pré­sident de L’U2P, l’union des en­tre­prises de proxi­mi­té

Dossier Familial - - LES DÉCODEURS -

Ce­la doit dé­bou­cher sur une ré­vi­sion en pro­fon­deur du dis­po­si­tif

\\Ce re­port consti­tue, pour nous, un signe po­si­tif. Les en­tre­prises n’étaient ab­so­lu­ment pas prêtes. Elles au­raient fait face à des pro­blèmes in­sur­mon­tables. Comme l’étude réa­li­sée par le ca­bi­net Taj en juin der­nier pour le Sé­nat l’a bien mon­tré, 75 % du coût to­tal de la me­sure se­rait sup­por­té par les très pe­tites en­tre­prises (voir ta­bleau p. 18). La moi­tié de ces dé­penses consis­tant en des pres­ta­tions de ser­vices sup­plé­men­taires : ex­perts­comp­tables, for­ma­tion, achat de lo­gi­ciels ; l’autre moi­tié, en coûts sa­la­riaux. Le mi­ni­mum au­rait été de prévoir une com­pen­sa­tion fi­nan­cière à la hau­teur de ces sommes, ce qui est loin d’être le cas.

De toute fa­çon, col­lec­ter l’im­pôt n’est pas le tra­vail des en­tre­prises ! Elles ne sont pas ar­mées pour ré­pondre aux ques­tions de sa­la­riés qui s’éton­ne­ront du ni­veau des pré­lè­ve­ments, par exemple. Un pré­lè­ve­ment qui pose par ailleurs des pro­blèmes de confi­den­tia­li­té. Les sa­la­riés se de­man­de­ront for­cé­ment ce que leur em­ployeur sait de leur si­tua­tion fi­nan­cière. Ber­cy doit vrai­ment chan­ger son fu­sil d’épaule : cer­tains pays voi­sins ont certes adop­té le pré­lè­ve­ment à la source, mais leur sys­tème fis­cal est bien moins com­plexe que le nôtre.//

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