Choi­sir une sor­tie en rente ou en ca­pi­tal

PRÉFÉRER LA SÉ­CU­RI­TÉ AVEC LES VER­SE­MENTS RÉ­GU­LIERS DE LA RENTE VIA­GÈRE OU DA­VAN­TAGE DE LI­BER­TÉ DANS LA GES­TION DE SES RE­VE­NUS EN RÉCUPÉRANT SON CA­PI­TAL… TOUR D’HO­RI­ZON DES AVAN­TAGES ET DES INCONVÉNIENTS DE CES DEUX OPTIONS.

Dossier Familial - - DOSSIER -

DÉBLOQUER SON ÉPARGNE EN CA­PI­TAL

Vous ré­cu­pé­re­rez votre épargne en une seule ou en plu­sieurs fois, en ef­fec­tuant des re­traits par­tiels éta­lés dans le temps, en fonc­tion de vos be­soins. Ce­pen­dant, rien ne vous in­ter­dit de mettre en place des re­traits pro­gram­més de ma­nière à vous as­su­rer le ver­se­ment de re­ve­nus ré­gu­liers, comme avec une rente, sans avoir à vous en pré­oc­cu­per. Seule dif­fé­rence : vous cou­rez le risque de voir votre épargne fondre au fur et à me­sure de vos re­traits, si vous ponc­tion­nez chaque an­née plus que ce qu’elle vous rap­porte. En clair, vous n’êtes pas cer­tain de pouvoir vous as­su­rer des re­ve­nus jus­qu’à la fin de votre vie. En contre­par­tie, en cas de dé­cès pré­coce, ce que vous n’au­rez pas pris sous forme de re­traits par­tiels ne se­ra pas per­du pour votre conjoint ou vos en­fants (ou les bé­né­fi­ciaires que vous avez dé­si­gnés, si votre épargne est in­ves­tie en as­su­rance-vie).

DES VER­SE­MENTS RÉ­GU­LIERS AVEC LA RENTE VIA­GÈRE

La rente via­gère, elle, est sy­no­nyme de tran­quilli­té et de sé­cu­ri­té. Vous vous assurez le ver­se­ment de re­ve­nus ré­gu­liers et ga­ran­tis jus­qu’à la fin de votre vie, aus­si longue soit-elle, sans vous en sou­cier même si vous bat­tez des re­cords de lon­gé­vi­té. Le re­vers de la mé­daille ? Le ver­se­ment de la rente s’ar­rête à votre dé­cès, et le ca­pi­tal que vous vous étiez consti­tué est, en prin­cipe, per­du pour vos en­fants et/ou votre conjoint.

Avec un PERP, un contrat Ma­de­lin ou à la Pré­fon, vous aban­don­nez la pro­prié­té de votre épargne dès vos pre­miers ver­se­ments à l’or­ga­nisme char­gé de vous ver­ser la rente. En re­vanche, avec un contrat d’as­su­rance-vie ou un Per­co, ce n’est qu’au mo­ment où vous de­man­de­rez à conver­tir votre ca­pi­tal en rente via­gère que vous cé­de­rez la pro­prié­té à l’or­ga­nisme char­gé de vous ver­ser la rente. Jus­qu’à cette date, il vous ap­par­tient. Et en cas dé­cès pré­coce et pen­dant la phase d’épargne, il re­vien­dra à vos hé­ri­tiers.

LA RENTE RÉ­VER­SIBLE

Si vous êtes ten­té par la rente mais ne sou­hai­tez pas que ses ver­se­ments s’ar­rêtent à votre dé­cès, la pre­mière so­lu­tion consiste à prévoir une rente ré­ver­sible, en to­ta­li­té ou à hau­teur de 60 %, au pro­fit de votre conjoint ou de toute

autre per­sonne que vous sou­hai­tez pro­té­ger. « Mais cette so­lu­tion coûte cher. Dès le dé­part, votre rente se­ra am­pu­tée puis­qu’elle se­ra cal­cu­lée sur deux têtes. Par exemple, pour une rente de 1 000 eu­ros, elle ne se­ra plus que de 800 eu­ros en cas de ré­ver­sion si votre conjoint a le même âge que vous. Et s’il est sen­si­ble­ment plus jeune que vous, la rente peut tom­ber à 500 ou 600 eu­ros », ex­plique Pierre-em­ma­nuel Sassonia, res­pon­sable de l’offre re­traite in­di­vi­duelle chez Eres. Autre inconvénient : cette op­tion est ir­ré­vo­cable et dé­fi­ni­tive. Si votre conjoint dé­cède avant vous, vous ne pour­rez pas dé­si­gner un autre bé­né­fi­ciaire et vous al­lez per­ce­voir toute votre vie une rente moins éle­vée que celle à la­quelle vous pou­viez pré­tendre, sans que ce­la ne pro­fite à per­sonne !

LES AN­NUI­TÉS GA­RAN­TIES

La rente via­gère par an­nui­tés est moins coû­teuse que la rente ré­ver­sible. Avec ce type de rente, vous pou­vez dé­si­gner une ou plu­sieurs per­sonnes qui per­ce­vront la rente à votre place, pen­dant le nombre d’an­nées res­tant à cou­rir si vous dé­cé­dez avant le terme des an­nui­tés ga­ran­ties. Par exemple, si vous op­tez pour une rente pré­voyant vingt-cinq an­nui­tés ga­ran­ties, et que vous dé­cé­dez au bout de dix-huit ans, le bé­né­fi­ciaire dé­si­gné conti­nue­ra à per­ce­voir la rente à votre place pen­dant sept ans. Mais si vous êtes tou­jours en vie au bout de vingt-cinq ans, ce­la ne chan­ge­ra rien pour vous : vous conti­nue­rez à per­ce­voir la rente jus­qu’à la fin de votre vie.

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