La né­go­cia­tion col­lec­tive dans les pe­tites en­tre­prises..

L’OR­DON­NANCE DU 22 SEP­TEMBRE 2017 VISE À FA­CI­LI­TER LA CONCLU­SION D’AC­CORDS COL­LEC­TIFS DANS LES EN­TRE­PRISES DÉPOURVUES DE DÉ­LÉ­GUÉ SYN­DI­CAL OU DE RE­PRÉ­SEN­TANT DU PER­SON­NEL.

Dossier Familial - - SOMMAIRE - Par Ma­rion Es­quer­ré

Qui est au­to­ri­sé à né­go­cier?

Les dé­lé­gués syn­di­caux (DS), mais on en re­cense peu dans les en­tre­prises de moins de 50 sa­la­riés. En leur ab­sence, l’em­ployeur peut né­go­cier, au choix, avec le ou les élus du co­mi­té so­cial et éco­no­mique (CSE) – ce qui est nou­veau – ou avec un ou des sa­la­riés (élus ou non), man­da­tés pour l’oc­ca­sion par une or­ga­ni­sa­tion syn­di­cale.

Qui peut être dé­lé­gué syn­di­cal?

C’est obli­ga­toi­re­ment un élu du per­son­nel ti­tu­laire dé­si­gné par un syn­di­cat re­pré­sen­ta­tif dans l’en­tre­prise. Sauf ac­cord col­lec­tif plus fa­vo­rable, un CSE compte un ti­tu­laire dans les en­tre­prises de 11 à 24 sa­la­riés, deux dans les en­tre­prises qui comptent de 25 à 49 sa­la­riés.

Quels su­jets peuvent être né­go­ciés?

Tous les su­jets, à la de­mande de l’em­ployeur, des DS ou des élus du CSE. Dans les en­tre­prises do­tées d’une ou plu­sieurs sec­tions syn­di­cales, l’em­ployeur a l’obli­ga­tion d’ou­vrir ré­gu­liè­re­ment des né­go­cia­tions sur les sa­laires et l’or­ga­ni­sa­tion du temps de tra­vail, d’une part ; sur l’éga­li­té pro­fes­sion­nelle femme-homme et la qua­li­té de vie au tra­vail, d’autre part.

Dans quelles condi­tions l’ac­cord is­su des né­go­cia­tions est-il va­lide?

Un ac­cord conclu avec un ou plu­sieurs DS est va­lide si les si­gna­taires sont is­sus d’or­ga­ni­sa­tions ayant re­cueilli au moins 50 % des votes ex­pri­més en fa­veur des or­ga­ni­sa­tions re­pré­sen­ta­tives (celles ayant ob­te­nu au moins 10 % des suf­frages) au pre­mier tour des élec­tions.

Un ac­cord conclu avec des sa­la­riés man­da­tés par un syn­di­cat, mais non élus du CSE, doit être ap­prou­vé par le per­son­nel à la ma­jo­ri­té des suf­frages ex­pri­més. En­fin, l’ac­cord conclu avec un ou plu­sieurs ti­tu­laires du CSE doit être si­gné par des élus du CSE re­pré­sen­tant la ma­jo­ri­té des suf­frages ex­pri­més aux der­nières élec­tions.

Et dans les en­tre­prises de moins de 11 sa­la­riés ?

La loi ne pré­voit pas la pos­si­bi­li­té de né­go­cier. Mais l’em­ployeur peut dé­sor­mais sou­mettre un pro­jet d’ac­cord aux sa­la­riés. L’ac­cord est va­lide lors­qu’il est ap­prou­vé à la ma­jo­ri­té des deux tiers du per­son­nel. Cette nou­velle dis­po­si­tion s’ap­plique aus­si aux en­tre­prises de 11 à 19 sa­la­riés dépourvues de CSE.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.