An­ti­ci­pez pour évi­ter les mau­vaises sur­prises et réus­sir votre dé­part en va­cances.

VOL RE­POR­TÉ, BA­GAGE CA­BINE RE­FU­SÉ, PIÈCE D’IDEN­TI­TÉ PÉRIMÉE, AS­SU­RANCE INEFFICACE: NE LAIS­SEZ PAS LES MAU­VAISES SUR­PRISES G­CHER VOTRE DÉ­PART. BIEN IN­FOR­MÉ, VOUS SAU­REZ COM­MENT RÉ­AGIR AU CAS OÙ…

Dossier Familial - - SOMMAIRE - Par Ka­tia Vi­la­ra­sau

VOS DROITS EN CAS DE VOL MO­DI­FIÉ OU AN­NU­LÉ

La com­pa­gnie aé­rienne an­nule votre vol ? Deux op­tions s’offrent à vous. Vous ac­cep­tez d’être ache­mi­né sur un autre vol ou vous de­man­dez le rem­bour­se­ment du ou des billets. « Si l’an­nu­la­tion in­ter­vient moins de quinze jours avant le dé­part, vous avez droit à une in­dem­ni­sa­tion, pré­cise Camille Ber­trand, ju­riste au Centre eu­ro­péen des consom­ma­teurs France. Celle-ci va­rie entre 250 et 600 eu­ros, se­lon que votre vol in­ter­vient à l’in­té­rieur ou en de­hors de l’union eu­ro­péenne et du ki­lo­mé­trage du tra­jet. » Tou­te­fois, si une place vous est of­ferte sur un autre vol avec une heure d’ar­ri­vée proche de l’ho­raire pré­vu, l’in­dem­ni­sa­tion peut être ré­duite de 50 %. Autre bé­mol, « si vous avez pris un vol sec dans une agence, celle-ci n’est pas te­nue de vous pro­po­ser un autre vol : c’est à la com­pa­gnie aé­rienne qu’in­combe cette obli­ga­tion ». f L’ho­raire du vol est mo­di­fié, à la suite d’un chan­ge­ment de plan­ning de la com­pa­gnie, par exemple. Ce­la peut être in­ter­pré­té comme une mo­di­fi­ca­tion uni­la­té­rale du contrat.

Vous êtes donc en droit de de­man­der le

rem­bour­se­ment du billet. « Néan­moins, il n’existe pas d’en­ca­dre­ment ju­ri­dique pour ce cas, note Camille Ber­trand. Si la com­pa­gnie ne vous le pro­pose pas d’elle-même, vous pou­vez lui de­man­der de trou­ver un autre vol qui se­rait moins pé­na­li­sant, en par­ti­cu­lier si le chan­ge­ment an­non­cé em­pêche de prendre une cor­res­pon­dance.» Vous avez tout in­té­rêt à né­go­cier, car ache­ter un nou­veau billet de votre poche peut coû­ter cher à l’ap­proche des va­cances.

LES ER­REURS À L’EN­RE­GIS­TRE­MENT

Consta­ter, lors de l’en­re­gis­tre­ment des ba­gages, que vous avez dé­pas­sé les li­mites de poids au­to­ri­sées (voir ta­bleau) est un grand clas­sique. Pour évi­ter de payer le sur­coût com­mence alors un sa­vant bal­let de ré­par­ti­tion des charges entre les dif­fé­rentes va­lises, tan­dis

que la file d’at­tente s’al­longe der­rière vous. Avant de prendre le che­min de l’aé­ro­port, vé­ri­fiez bien les fran­chises in­di­quées sur votre billet ou sur In­ter­net et le poids de chaque ba­gage sur un pèse-per­sonne. fvous avez choi­si de ne prendre qu’une

pe­tite va­lise pour la gar­der avec vous en ca­bine parce que vous par­tez peu de temps. Une fois au contrôle, l’agent de sé­cu­ri­té prend votre crème so­laire toute neuve et le pe­tit cou­teau suisse pré­vu pour la ran­don­née! Les règles sont strictes: tout ob­jet conton­dant ou tran­chant et tout li­quide ou gel dé­pas­sant les 100 ml

sont pros­crits dans les ba­gages à main, sauf les mé­di­ca­ments (avec une or­don­nance), les ali­ments pour bé­bé ou les achats en du­ty-free.

fle ba­gage ca­bine est trop grand. Une mésa­ven­ture vé­cue par Thierry : « La pe­tite va­lise que je pre­nais avec moi dans l’avion de­puis des an­nées et avec toutes les com­pa­gnies a été re­je­tée par Wizz Air pour 2 cm de trop ! J’ai dû ver­ser un sup­plé­ment de 40 eu­ros pour qu’elle soit ad­mise.» Il en coû­te­rait 55 eu­ros chez Rya­nair. À chaque com­pa­gnie ses cri­tères pour les ba­gages

ca­bine. Sa­chez éga­le­ment que « si la com­pa­gnie es­time que les ca­pa­ci­tés des coffres de l’avion sont dé­pas­sées, elle peut vous contraindre à les en­re­gis­trer gra­tui­te­ment ou les mettre de cô­té pour vous les res­ti­tuer au re­tour, ex­plique Camille Ber­trand. Fai­tes­vous tou­jours re­mettre un re­çu de ba­gage, vous dis­po­se­rez ain­si d’une ga­ran­tie en cas de vol ou de casse ». La ju­riste conseille de prendre

les de­vants en pré­voyant un pe­tit sac pliable pour y pla­cer les ob­jets fra­giles que vous sou­hai­te­rez gar­der avec vous.

LA MO­DI­FI­CA­TION D’UN SÉ­JOUR COM­BI­NÉ

Vous avez ré­ser­vé un for­fait avec trans­port et hé­ber­ge­ment (hô­tel, ou club de va­cances, cir­cuit, etc.). « Si la mo­di­fi­ca­tion est por­tée à la connais­sance du consom­ma­teur, avant le dé­part, de pré­fé­rence par lettre re­com­man­dée avec ac­cu­sé de ré­cep­tion (AR), c’est lé­gal, pré­cise Mélissa Ho­ward, ju­riste à l’as­so­cia­tion Léo La­grange pour la dé­fense des consom­ma­teurs. Si l’élé­ment mo­di­fié fait par­tie des élé­ments es­sen­tiels de la pres­ta­tion – baisse de la ca­té­go­rie de l’hô­tel, an­nu­la­tion d’une vi­site phare, chan­ge­ment d’étapes ou de dates du sé­jour, hausse de prix de plus de 8 %, etc. –, le voya­geur peut re­non­cer à son sé­jour et de­man­der à être rem­bour­sé

in­té­gra­le­ment par le voya­giste. » Dans votre lettre re­com­man­dée avec AR, ré­cla­mez aus­si le rem­bour­se­ment de frais en­ga­gés en pa­ral­lèle pour le sé­jour, voire des dom­mages et in­té­rêts en cas de pré­ju­dice mo­ral. En cas de refus ou de ré­ponse in­sa­tis­fai­sante, tour­nez­vous vers une as­so­cia­tion de consom­ma­teurs et le mé­dia­teur du tou­risme et des voyages (mtv.tra­vel) pour une so­lu­tion à l’amiable.

L’AGENCE DE VOYAGES FAIT FAILLITE

Les pro­fes­sion­nels du tou­risme sont te­nus de sous­crire une ga­ran­tie fi­nan­cière qui per­met, en cas de faillite, de rem­bour­ser les pres­ta­tions ou

d’as­su­rer le ra­pa­trie­ment du voya­geur. « En­core faut-il que le voya­giste ait adhé­ré à Atout France (atout-france.fr), l’agence de dé­ve­lop­pe­ment du tou­risme en France, ex­plique Mélissa Ho­ward.

Celle-ci ré­per­to­rie les ga­ran­ties fi­nan­cières et les as­su­rances aux­quelles ont sous­crit les voya­gistes et in­dique le garant à contac­ter en cas de pro­blème. »

L’AS­SIS­TANCE EN CAS DE PANNE AU­TO­MO­BILE

Avec votre vé­hi­cule: vé­ri­fiez au ver­so de votre carte verte d’as­su­rance voi­ture la liste des pays où elle s’ap­plique. Re­le­vez en­suite les pres­ta­tions as­su­rées par l’or­ga­nisme d’as­sis­tance, comme la prise en charge des frais d’hé­ber­ge­ment, de re­mor­quage, le ra­pa­trie­ment du vé­hi­cule, etc. Sur place, pré­ve­nez l’or­ga­nisme d’as­sis­tance avant d’en­ga­ger des frais.

fa­vec une lo­ca­tion: le loueur doit prendre en charge les ré­pa­ra­tions et vous rem­bour­ser d’éven­tuels frais de dé­pan­nage si la panne n’est pas de votre res­pon­sa­bi­li­té. Dans le cas contraire, l’op­tion as­sis­tance dé­pan­nage éten­due pro­po­sée par cer­tains loueurs per­met de faire face aux frais.

LES GA­RAN­TIES DE L’AS­SU­RANCE EN LO­CA­TION SAISONNIÈRE

Un dé­gât des eaux a vite fait de sur­ve­nir sur son lieu de va­cances. Avant de par­tir, mieux vaut vé­ri­fier dans le contrat d’as­su­rance mul­ti­risque ha­bi­ta­tion de votre ré­si­dence prin­ci­pale l’éten­due, le mon­tant et les li­mites ter­ri­to­riales de la ga­ran­tie res­pon­sa­bi­li­té ci­vile vil­lé­gia­ture. Si vous ne dis­po­sez pas de cette ga­ran­tie, voyez si le pro­prié­taire ou l’agence et son as­su­reur ont re­non­cé à exer­cer un re­cours contre le lo­ca­taire res­pon­sable en cas d’in­cen­die ou de dé­gât des eaux cau­sés au bien. Tou­te­fois, cet aban­don de re­cours ne dis­pense pas d’une cou­ver­ture pour la res­pon­sa­bi­li­té à l’égard des tiers. Si­non, de­man­dez à votre as­su­reur une ex­ten­sion de ga­ran­tie li­mi­tée à la du­rée de votre lo­ca­tion.

Par­tir sans ga­lé­rer, c’est dé­jà les va­cances.

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