VIE PER­SO

Couples : faites bien vos comptes !

Dossier Familial - - SOMMAIRE - Par Ro­sine Maio­lo

IM­MO­BI­LIER, GARE AU 50-50 !

Au rythme où les couples se font et se dé­font, d’au­cuns pour­raient se de­man­der s’il est tou­jours per­ti­nent d’ac­qué­rir son lo­ge­ment à deux. La réa­li­té in­vite à la sa­gesse.

Con­cu­bins, pac­sés, ma­riés en sé­pa­ra­tion de biens: ache­ter un lo­ge­ment en in­di­vi­sion éga­li­taire, où cha­cun pos­sède 50 % du bien, est im­pru­dent si ce­la ne cor­res­pond pas à la réa­li­té du fi­nan­ce­ment. Un conflit a toutes les chances d’écla­ter en cas de sé­pa­ra­tion. Pour Pierre Daup­tain, au­teur de 50 ans de ma­riage, Ré­flexions d’un no­taire sur l’évo­lu­tion du couple ces cin­quante der­nières an­nées, aux édi­tions L’har­mat­tan, la so­lu­tion consiste à « quan­ti­fier les quotes-parts des deux

con­cu­bins, par­te­naires ou époux dans l’acte d’ac­qui­si­tion, en fonc­tion de leurs contri­bu­tions fi­nan­cières réelles en ma­tière d’ap­port, de rem­bour­se­ment du prêt, de tra­vaux, etc. Je conseille de conser­ver un do­cu­ment écrit qui re­trace le rai­son­ne­ment qu’a sui­vi le couple pour dé­ter­mi­ner les quotes-parts ». Par la suite, si vous êtes ame­nés à faire d’im­por­tants tra­vaux (tels qu’une pis­cine ou une ex­ten­sion de la mai­son), il est pré­fé­rable que cha­cun y contri­bue à hau­teur de sa quote-part. « Si ce n’est pas le cas, conser­vez les preuves des dé­penses que vous avez sup­por­tées, vous pour­rez le faire va­loir en cas de sé­pa­ra­tion », sug­gère Pierre Daup­tain. Ma­riés en com­mu­nau­té de biens: plus de 80 % des couples ma­riés n’ont pas si­gné de contrat de ma­riage et sont sou­mis au ré­gime de la com­mu­nau­té ré­duite aux ac­quêts. Ce ré­gime or­ga­nise une solidarité entre les époux : tout ce qui est ache­té en cours d’union est com­mun, peu im­porte le ni­veau de contri­bu­tion de cha­cun. Le pro­blème, se­lon maître Daup­tain,

c’est que « la plu­part des couples n’ont pas vrai­ment choi­si ce ré­gime et ne connaissent pas son fonc­tion­ne­ment. Au mo­ment du di­vorce, la sur­prise peut être de taille ». Chan­ger de ré­gime ma­tri­mo­nial est pos­sible, mais c’est coû­teux en cours d’union et com­plexe en pré­sence d’en­fants mi­neurs.

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