VENDRE EN VIA­GER LIBRE

Dossier Familial - - VIE PERSO -

En ac­cep­tant de dé­mé­na­ger dès main­te­nant et en conser­vant un bou­quet de 60 000 eu­ros, Mar­tine pour­ra se ga­ran­tir une rente plus éle­vée : 1 763 eu­ros par mois. Un mon­tant qui est aus­si beau­coup plus im­por­tant que les 800 eu­ros de loyer men­suel qu’elle au­rait pu de­man­der si elle avait choi­si de mettre son bien en lo­ca­tion. Autre avan­tage, le droit pro­tège mieux le cré­di­ren­tier des im­payés que le bailleur. À condi­tion qu’une clause ré­so­lu­toire fi­gure dans l’acte de vente, si le dé­bi­ren­tier ne payait pas son dû, Mar­tine re­de­vien­drait d’of­fice pro­prié­taire de son bien tout en conser­vant les rentes dé­jà en­cais­sées, voire le bou­quet. En ven­dant en via­ger libre, la re­trai­tée pour­ra s’ins­tal­ler en lo­ca­tion dans un ap­par­te­ment de 45 m² dans le même quar­tier pour 600 eu­ros (dont 50 eu­ros de charges) par mois. Il lui res­te­ra donc 2663 eu­ros pour vivre chaque mois. Comme pour un via­ger oc­cu­pé, sa rente se­ra sou­mise aux pré­lè­ve­ments so­ciaux et à l’im­pôt sur le re­ve­nu à hau­teur de 30% de son mon­tant. Ce qui lui lais­se­ra en­suite un re­ve­nu de 29 247 eu­ros par an, pen­sion et

rente confon­dues. Vendre en via­ger libre est donc plus avan­ta­geux qu’en via­ger oc­cu­pé à hau­teur de 466 eu­ros par mois. Tou­jours dans l’op­tique de dis­po­ser ra­pi­de­ment de son ar­gent en cas d’ur­gence, Mar­tine pri­vi­lé­gie­ra les pro­duits de pla­ce­ments dé­fis­ca­li­sés. Mais, pour ten­ter de do­per son épargne, elle pour­ra en pla­cer une par­tie sur un compte-titres afin d’in­ter­ve­nir sur les mar­chés bour­siers. Il res­te­ra fa­cile de ré­cu­pé­rer à tout mo­ment les éven­tuelles plus-va­lue réa­li­sées. Pour ré­duire sa fis­ca­li­té, elle de­vra néan­moins op­ter pour le ba­rème pro­gres­sif de l’im­pôt (tranche de 14 %) et non pour le pré­lè­ve­ment for­fai­taire unique.

À no­ter : la syn­chro­ni­sa­tion des opé­ra­tions est très im­por­tante quand on choi­sit de vendre en via­ger libre car, si le cré­di­ren­tier dé­mé­nage plu­sieurs mois avant la vente, l’ap­par­te­ment ven­du en via­ger peut alors être consi­dé­ré comme sa ré­si­dence se­con­daire. L’éven­tuelle plus-va­lue réa­li­sée de­vient dès lors im­po­sable.

Vendre en via­ger laisse la pos­si­bi­li­té de fa­vo­ri­ser ses proches.

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