VOUS VOU­LEZ TRAVAILLER À FOND LE PLUS LONG­TEMPS POS­SIBLE

Dossier Familial - - VIE PRO -

Si c’est une ques­tion fi­nan­cière et/ou d’épa­nouis­se­ment per­son­nel, sa­chez que dans le privé, un em­ployeur n’a pas le droit de vous mettre à la re­traite sans votre consen­te­ment avant vos 70 ans. Avant, il peut vous le pro­po­ser dès que vous at­tei­gnez l’âge du taux plein (65 ou 67 ans, se­lon votre an­née de nais­sance). Il ne tient qu’à vous de re­fu­ser !

Les po­li­tiques ac­tuelles en­cou­ragent d’ailleurs cette pour­suite d’ac­ti­vi­té : « Si votre comp­teur de tri­mestres est à son maxi­mum et que vous avez at­teint l’âge lé­gal de la re­traite, chaque tri­mestre supplémentaire tra­vaillé vous per­met­tra de ma­jo­rer votre fu­ture pen­sion de base de 1,25 % : par exemple, une pen­sion de 1 200 eu­ros par mois pas­se­ra à 1 260 eu­ros si vous tra­vaillez un an de plus », ex­plique Ch­ris­tine Cam­bus. Et ce sans comp­ter les ma­jo­ra­tions pré­vues par le ré­gime com­plé­men­taire. Une lo­gique que la ré­forme des re­traites à ve­nir ne de­vrait pas contre­dire. Tou­jours est-il qu’il faut pou­voir gar­der son poste.

Se faire ac­com­pa­gner. Bien me­ner sa deuxième, voire sa troi­sième par­tie de car­rière en en­tre­prise de­mande des ef­forts par­ti­cu­liers dans un monde du tra­vail qui n’est pas tendre avec les plus âgés. Au pre­mier chef : dé­fi­nir ses at­tentes, ca­rac­té­ri­ser ses atouts et éta­blir une stra­té­gie. Cer­tains or­ga­nismes, comme l’ins­ti­tut des com­pé­tences de la Chambre de com­merce et d’industrie du Mans, ont mis en place des bi­lans de com­pé­tences se­niors. Pour Maud Cho­leau, res­pon­sable de cet éta­blis­se­ment, « ils per­mettent de se re­po­si­tion­ner, en ac­cep­tant son âge et en re­tra­vaillant son pro­jet en te­nant compte à la fois des sphères pro­fes­sion­nelles et per­son­nelles ». En­suite, Tris­tan de Feuilhade conseille d’uti­li­ser l’op­por­tu­ni­té de l’en­tre­tien pro­fes­sion­nel, obli­ga­toire tous les deux ans en en­tre­prise : « Il faut l’avoir bien pré­pa­ré, en sa­chant ce que l’on sait faire et ce que l’on veut faire, et ar­ri­ver avec des pro­po­si­tions. » f Travailler après avoir pris sa re­traite. Avec le cu­mul em­ploi-re­traite, nou­veaux re­ve­nus d’ac­ti­vi­té et pen­sion peuvent s’ad­di­tion­ner in­té­gra­le­ment, à condi­tion d’avoir soit réuni la du­rée d’as­su­rance à taux plein et at­teint l’âge lé­gal de la re­traite

(62 ans), soit d’avoir at­teint l’âge du taux plein au­to­ma­tique (65 ou 67 ans, se­lon la date de nais­sance). Dans le cas contraire, le cu­mul

des re­traites de base, re­traites com­plé­men­taires et des re­ve­nus is­sus de la nou­velle ac­ti­vi­té doivent se si­tuer en de­çà d’un cer­tain pla­fond – la moyenne des trois der­niers salaires ou 1,6 smic si c’est plus avan­ta­geux pour vous – sous peine de voir le mon­tant de sa pen­sion ré­duit. En outre, « le re­ve­nu is­su de la re­prise d’une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle ne gé­né­re­ra au­cun nou­veau droit à la re­traite », si­gnale Ch­ris­tine Cam­bus.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.