Je n’ai qu’un re­gret : ne pas l’avoir fait plus tôt !

Dossier Familial - - AVOIR DES PROJETS - Da­vid FOU­BERT, 45 ans, vi­gne­ron bio en An­jou

Agré­gé d’his­toire, je tra­vaillais dans une agence de communication à Pa­ris de­puis une di­zaine d’an­nées. Tout le temps sous pres­sion, tout ça pour pro­duire des textes qui fi­nissent à la pou­belle. Avec ma femme, on vou­lait quit­ter Pa­ris. En 2011, après une ré­flexion au­tour des mé­tiers en­vi­sa­geables, la vigne est ap­pa­rue comme une évi­dence. En dis­cu­tant avec un co­pain de fac de­ve­nu vi­gne­ron bio ren­con­tré par ha­sard dans un salon du vin à Sau­mur, j’ai eu le dé­clic. Être au chô­mage et per­ce­voir une in­dem­ni­té me per­met­tait de me lan­cer. En 2013, j’ai fait des stages dans la ré­gion de la Loire et dé­cro­ché le BPREA vi­ti­cul­ture. Un vi­ti­cul­teur m’a pro­po­sé de me louer des par­celles au Puy-notre-dame. Outre cinq hec­tares de vignes, j’ai ache­té une vieille cave pour 15000 eu­ros. J’ai in­ves­ti pe­tit à pe­tit dans le ma­té­riel. Car oui, on peut s’ins­tal­ler sans faire d’em­prunt! Prêts de ma­té­riel, coups de main, c’est l’en­traide qui per­met de ré­duire les coûts. Comme le mar­ché bio ex­plose, le mo­dèle est pé­renne: une bou­teille de Sau­mur est ven­due 10 eu­ros prix public, contre

2,80 eu­ros en mé­thode tra­di­tion­nelle. Au­jourd’hui, je vends les bou­teilles de ma pre­mière an­née de pro­duc­tion.

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