Pen­ser les opé­ra­tions. An­ti­fra­gi­li­té opé­ra­tion­nelle

DSI - - SOMMAIRE - M. G.

Le con­cept d’an­ti­fra­gi­li­té a été dé­ve­lop­pé par Nas­sim Ni­cho­las Ta­leb afin de dé­si­gner une struc­ture sus­cep­tible non seule­ment de ré­sis­ter aux sur­prises, mais aus­si d’y ré­pondre ac­ti­ve­ment et même éven­tuel­le­ment d’en ti­rer pro­fit (1). Dans un cadre stra­té­gique, au sens de confron­ta­tion entre deux in­tel­li­gences, une or­ga­ni­sa­tion fra­gile suc­com­be­ra pro­ba­ble­ment à un choc pro­vo­qué par l’en­ne­mi, la struc­ture ro­buste ré­sis­te­ra tan­dis que l’an­ti­fra­gile, en plus, contre-at­ta­que­ra ef­fi­ca­ce­ment.

LRé­sis­ter et frap­per

a force nu­cléaire fran­çaise est un bon exemple de struc­ture né­ces­sai­re­ment an­ti­fra­gile, puis­qu’elle doit ré­sis­ter au pire, une at­taque nu­cléaire mas­sive dé­clen­chée en quelques mi­nutes, tout en étant ca­pable de lan­cer en re­tour une at­taque mas­sive. Com­ment y par­vient-elle ?

En l’état ac­tuel des tech­no­lo­gies, la France ne dis­pose pas des moyens

per­met­tant par un sys­tème de dé­fense quel­conque de pa­rer cette at­taque sans être tou­chée. Elle doit donc com­men­cer par « en­cais­ser » tout en évi­tant d’être désar­mée, ce qui re­pose sur deux prin­cipes pre­miers : la re­don­dance et la di­ver­si­té. Il y a d’em­blée net­te­ment plus de moyens qu’il n’est né­ces­saire pour ob­te­nir ce qu’on de­mande à la force, en l’oc­cur­rence être ca­pable de ra­va­ger le pays agres­seur. Sur­tout, ces moyens sont di­ver­si­fiés de fa­çon à être pro­té­gés

de ma­nière dif­fé­rente : le blin­dage, l’en­fouis­se­ment et la dis­per­sion pour l’an­cienne com­po­sante au sol, le ciel et la mo­bi­li­té pour la com­po­sante aé­rienne, la dis­si­mu­la­tion dans les océans pour les Sous-ma­rins Nu­cléaires Lan­ceurs d’en­gins (SNLE). Si on ajoute la pré­sence d’élé­ments d’alerte le plus en amont pos­sible, de ré­seaux de com­mu­ni­ca­tion là en­core re­don­dants et la pro­tec­tion des lan­ceurs contre les at­taques conven­tion­nelles, on abou­tit

à une struc­ture in­des­truc­tible puis­qu’il est impossible de co­or­don­ner une at­taque si­mul­ta­née contre tous les lan­ceurs fran­çais. Cette «pre­mière frappe» en­ne­mie, même mas­sive, ne peut donc em­pê­cher une ri­poste dé­vas­ta­trice, dite «se­conde frappe». C’est bien l’exis­tence de cette ca­pa­ci­té de se­conde frappe qui fait la dis­sua­sion et évite l’at­taque sur­prise.

Cette ca­pa­ci­té de se­conde frappe cor­res­pond à l’« élé­ment ré­ser­vé » que tout bon chef se doit de main­te­nir hors des coups pour pa­rer aux sur­prises ou ex­ploi­ter une op­por­tu­ni­té. Cet élé­ment ré­ser­vé peut prendre plu­sieurs formes. La plus évi­dente est celle d’uni­tés de com­bat re­ti­rées du front et pla­cées de ma­nière à pou­voir in­ter­ve­nir ra­pi­de­ment sur n’im­porte quel point. Le groupe d’ar­mées de ré­serve du gé­né­ral Fayolle en 1918 en consti­tue un bon exemple. Au prin­temps 1918, les Al­liés sont en in­fé­rio­ri­té nu­mé­rique en France et savent qu’ils se­ront obli­gés pen­dant plu­sieurs mois de su­bir plu­sieurs puis­santes of­fen­sives al­le­mandes. Ils sont fi­na­le­ment sau­vés par les ré­serves fran­çaises qui ont alors cette par­ti­cu­la­ri­té es­sen­tielle pour l’an­ti­fra­gi­li­té : la ré­ac­ti­vi­té. Les ré­serves fran­çaises sont en ef­fet beau­coup plus mo­biles que les forces al­le­mandes à l’as­saut. Elles par­viennent donc tou­jours à col­ma­ter les brèches puis, en mars et juillet, à contre-at­ta­quer. En mai 1940, ce sont les at­ta­quants qui sont plus mo­biles que les ré­serves fran­çaises, par ailleurs très faibles. D’an­ti­fra­gile en 1918 l’ar­mée fran­çaise est de­ve­nue très vul­né­rable en 1940.

L’élé­ment ré­ser­vé n’est pas seule­ment ma­té­riel, il peut être aus­si in­tel­lec­tuel. Pour re­prendre l’exemple de l’ar­mée fran­çaise, en août 1914, les Al­liés sont sur­pris trois fois : les Al­le­mands dis­posent de pièces d’ar­tille­rie très lourdes qui leur per­mettent de s’em­pa­rer ra­pi­de­ment des forts, ils ont en­ga­gé d’em­blée leurs corps de ré­serve en pre­mière ligne et leurs uni­tés l’em­portent deux fois sur trois dans les com­bats. Les Al­le­mands ré­sistent donc à l’of­fen­sive fran­çaise en Al­sace-lorraine et leur aile mar­chande sub­jugue les Al­liés en Bel­gique et dans le nord de la France. La me­nace d’un en­ve­lop­pe­ment géant des forces fran­çaises est bien réelle. Elle ne se concré­tise pour­tant pas. Les Fran­çais, ai­dés du corps ex­pé­di­tion­naire bri­tan­nique, par­viennent en ef­fet à stop­per l’of­fen­sive sur la Marne et même à la re­fou­ler. L’élé­ment ré­ser­vé qui a per­mis ce «mi­racle» a été en par­tie ma­té­riel (la 6e ar­mée fran­çaise à Pa­ris), mais il était sur­tout in­tel­lec­tuel. Avec toutes les ex­pé­ri­men­ta­tions réa­li­sées « dans un coin » dans les an­nées qui ont pré­cé­dé la guerre, mais aus­si celles qui sur­gissent, no­tam­ment avec les mo­bi­li­sés qui ar­rivent avec leurs com­pé­tences ci­viles, l’ar­mée fran­çaise dis­pose de tout un stock d’idées pour faire face aux nouveaux dé­fis. Entre la ba­taille des fron­tières et la Marne, elle connaît un bouillon­ne­ment consi­dé­rable et grâce, là en­core, à la mo­bi­li­té per­mise par les nou­velles tech­no­lo­gies (ra­dio, té­lé­phone, té­lé­graphe, au­to­mo­bile), les in­no­va­tions se dif­fusent et se mul­ti­plient.

Aler­ter et pro­té­ger

Un pre­mier ré­flexe est d’es­sayer d’évi­ter les sur­prises par un dis­po­si­tif d’alerte et de pré­ven­tion, ré­flexe d’au­tant plus puis­sant que l’on per­çoit sa vul­né­ra­bi­li­té. C’est le pan­neau « at­ten­tion fra­gile » que l’on place de­vant un vase fra­gile et pré­cieux. La fonc­tion connais­sance-an­ti­ci­pa­tion a été ajou­tée en 2008 aux an­ciennes fonc­tions stra­té­giques de la Dé­fense, au mo­ment même où on ac­cé­lé­rait consi­dé­ra­ble­ment la fra­gi­li­sa­tion de l’ou­til mi­li­taire. Après dix ans d’exis­tence, il se­rait in­té­res­sant de faire le bi­lan de cette nou­velle fonc­tion et de lis­ter les sur­prises qu’elle a pu évi­ter.

Il est en réa­li­té ex­trê­me­ment dan­ge­reux de consi­dé­rer qu’il se­ra pos­sible d’évi­ter ain­si les sur­prises. Face à des in­tel­li­gences hu­maines, celles-ci sur­vien­dront fa­ta­le­ment. Après avoir pas­sé des an­nées à se per­sua­der de leur su­pé­rio­ri­té in­for­ma­tion­nelle et de leur ca­pa­ci­té à « voir, com­prendre, agir en pre­mier», les forces ar­mées amé­ri­caines n’ont pas ces­sé d’être sur­prises en Irak, tant au ni­veau stra­té­gique, avec l’ap­pa­ri­tion de la gué­rilla sun­nite en 2003, qu’au ni­veau opé­ra­tion­nel, comme en avril 2004 avec la ré­volte mah­diste, la ré­sis­tance de Fal­lou­jah ou les ré­vé­la­tions des exac­tions de

la pri­son d’abou Gh­raïb, et même au ni­veau tac­tique, l’en­ne­mi ayant eu l’ini­tia­tive dans plus de 70 % des com­bats. S’il est évi­dem­ment utile, et même in­dis­pen­sable, de dis­po­ser d’un dis­po­si­tif d’alerte et de pré­ven­tion, croire que ce­lui-ci va per­mettre de pal­lier la fra­gi­li­té in­trin­sèque d’un sys­tème est un leurre.

Il est pos­sible aus­si, et im­por­tant, de se bar­der de ré­si­lience, mais aus­si de blin­dages phy­siques, de­puis les gi­lets pare-balles jus­qu’aux lignes de dé­fense, an­ti­aé­rienne, an­ti-pro­jec­tiles, an­ti-pé­né­tra­tion, etc. Mais, outre que ces lignes peuvent aus­si être contour­nées, et donc né­ces­si­ter en ar­rière des « forces de ré­ac­tion ra­pide », elles sont sou­vent in­suf­fi­santes pour im­po­ser sa vo­lon­té à l’en­ne­mi. À moins de ré­sis­ter et d’at­tendre la dis­pa­ri­tion ou l’es­souf­fle­ment de ce der­nier, il n’y a alors pas d’autre so­lu­tion que de dis­po­ser de ca­pa­ci­tés of­fen­sives, d’une épée der­rière le bou­clier. En­core faut-il que cette épée soit adap­tée. Là en­core, comme dans la dé­fense, la ca­pa­ci­té of­fen­sive, pour être vrai­ment utile, doit être à la fois puis­sante et agile, donc éga­le­ment re­don­dante, mo­bile et di­ver­si­fiée pour faire face à des si­tua­tions mul­tiples. Sur le prin­cipe, les choses sont donc assez simples. Dans la réa­li­té, une struc­ture an­ti­fra­gile pré­sente tou­jours au moins deux grandes vul­né­ra­bi­li­tés in­ternes.

Les vul­né­ra­bi­li­tés in­ternes

La pre­mière vul­né­ra­bi­li­té de l’an­ti­fra­gi­li­té est son coût. Dans un contexte de re­cherches d’éco­no­mies à réa­li­ser ra­pi­de­ment, la re­don­dance est une cible évi­dente. Là où le chef opé­ra­tion­nel voit dans l’élé­ment ré­ser­vé une as­su­rance, le comp­table y voit un stock in­uti­li­sé. Pour peu que la pro­ba­bi­li­té d’avoir be­soin de l’«élé­ment ré­ser­vé » se ré­duise (ou de­vienne plus floue) et que la né­ces­si­té de ré­duire les dé­penses pu­bliques ap­pa­raisse plus forte, ces « moyens en plus au cas où » se­ront condam­nés.

En 1990, la France dé­pen­sait six mil­liards d’eu­ros pour sa force de frappe nu­cléaire. Avec la fin de L’URSS, il y a im­mé­dia­te­ment eu pres­sion afin de ré­duire l’ins­tru­ment. La force nu­cléaire a ain­si per­du en presque trente ans sa com­po­sante au sol, deux SNLE sur six et la moi­tié de son stock d’ogives. Elle est tou­jours an­ti­fra­gile, mais moins qu’avant. La force conven­tion­nelle n’a pas eu cette chance. En 1989, il était pos­sible de dé­ployer en quelques jours entre 80 et 100 ré­gi­ments de com­bat com­plè­te­ment équi­pés aux fron­tières de la France. Au­jourd’hui, à force de «ra­tio­na­li­sa­tions», il se­rait dif­fi­cile d’en­ga­ger si­mul­ta­né­ment plus de dix Grou­pe­ments Tac­tiques In­ter­armes (GTIA) avec des dé­lais plus im­por­tants et en pro­vo­quant un grand désordre dans une chaîne de soutien de­ve­nue d’une grande ri­gi­di­té. La force conven­tion­nelle fran­çaise est pas­sée au stade fra­gile.

La deuxième vul­né­ra­bi­li­té pro­vient de la né­ces­si­té, pour qu’un sys­tème soit viable à long terme, que ses com­po­santes soient « mor­telles » et rem­pla­çables de ma­nière à s’adap­ter en per­ma­nence au contexte stra­té­gique. Il est ain­si né­ces­saire de chan­ger les SNLE pour des en­gins en­core plus dis­crets, de mo­di­fier les têtes nu­cléaires pour les rendre plus ma­noeu­vrables ou plus ra­pides, de rem­pla­cer éven­tuel­le­ment les en­gins ba­lis­tiques par des mis­siles de croi­sière si les pre­miers de­viennent trop vul­né­rables

« La fonc­tion connais­sance-an­ti­ci­pa­tion a été ajou­tée en 2008 aux an­ciennes fonc­tions stra­té­giques de la Dé­fense, au mo­ment même où on ac­cé­lé­rait consi­dé­ra­ble­ment la fra­gi­li­sa­tion de l’ou­til mi­li­taire. Après dix ans d’exis­tence, il se­rait in­té­res­sant de faire le bi­lan de cette nou­velle fonc­tion et de lis­ter les sur­prises qu’elle a pu évi­ter. »

aux dé­fenses, etc. La ca­pa­ci­té d’adap­ta­tion est, à cô­té de la re­don­dance et de la di­ver­si­té, le fac­teur es­sen­tiel de l’an­ti­fra­gi­li­té au sein d’un éco­sys­tème stra­té­gique.

La dif­fi­cul­té est que si l’adap­ta­tion est né­ces­saire pour faire face aux sur­prises, elle est elle-même gé­né­ra­trice de sur­prises. Lorsque les ef­fets d’une in­no­va­tion sont su­pé­rieurs à ce que l’on at­ten­dait, ce­la ne pose a prio­ri pas de pro­blème sauf dans les ré­ac­tions éven­tuelles de l’ad­ver­saire, ef­frayé par ce dé­ve­lop­pe­ment in­at­ten­du. Pour re­prendre l’exemple nu­cléaire, le dé­ve­lop­pe­ment plus ra­pide que pré­vu des mis­siles in­ter­con­ti­nen­taux so­vié­tiques entre 1957 et 1958 a créé un dé­but de pa­nique opé­ra­tion­nelle au sein de L’US Air force, dont les bases pou­vaient être frap­pées avant même que ses bom­bar­diers nu­cléaires prennent leur en­vol. Le Stra­te­gic Air Com­mand était ain­si pas­sé en moins d’un an de l’état ro­buste à l’état fra­gile et la fra­gi­li­té in­duit le stress, ce qui peut per­tur­ber les dé­ci­sions. Très ra­pi­de­ment heu­reu­se­ment, le sys­tème de dé­fense nu­cléaire amé­ri­cain a ren­for­cé sa ca­pa­ci­té de se­conde frappe grâce à la mise en place de mis­siles in­ter­con­ti­nen­taux.

Le pro­blème in­ter­vient évi­dem­ment sur­tout lorsque la nou­veau­té s’avère être un ra­tage. Pour un sys­tème ré­sis­tant, les ef­fets se­ront li­mi­tés; pour un sys­tème fra­gile, ils peuvent être dé­sas­treux. Le lo­gi­ciel de paie­ment des soldes LOUVOIS s’est très ra­pi­de­ment ré­vé­lé dé­fec­tueux et les dé­gâts qu’il a pro­vo­qués dans la vie cou­rante et sur le mo­ral des sol­dats fran­çais ont été et conti­nuent d’être consi­dé­rables. Mais le fias­co a été tel parce qu’avant son adop­tion, dé­ci­sion très lé­gè­re­ment prise (et le fait que ces dé­ci­deurs ne ris­quaient rien des consé­quences de leur choix n’est sans doute pas étran­ger à cette lé­gè­re­té), on avait fra­gi­li­sé le sys­tème en sup­pri­mant, par éco­no­mie, le per­son­nel, les com­pé­tences et les ou­tils qui au­raient per­mis de faire face à un pro­blème. On re­vient alors au prin­cipe de ro­bus­tesse : ré­sis­ter à ses propres chan­ge­ments né­ces­site d’être dé­jà so­lide avant d’in­no­ver, puis de le faire ac­ti­ve­ment, mais avec pré­cau­tion, à la me­sure des res­sources dis­po­nibles et du risque en­cou­ru (y com­pris par les dé­ci­sion­naires).

Comme une es­pèce vi­vante, une or­ga­ni­sa­tion mi­li­taire doit, pour as­su­rer sa sur­vie et même son dé­ve­lop­pe­ment, être à la fois conser­va­trice et pro­gres­siste, com­bi­ner d’un cô­té l’or­di­naire (le Cheng de Sun Tzu), le connu, l’éprou­vé, le so­lide et de l’autre, l’ex­tra­or­di­naire (le Qi), l’agile, l’au­dace et l’ex­plo­ra­tion. Elle doit dis­po­ser de res­sources à la fois plus que né­ces­saires et va­riées, ce qui im­pose presque tou­jours qu’une par­tie d’entre elles soient tou­jours in­utiles im­mé­dia­te­ment. Son pre­mier com­bat est donc à me­ner contre ceux qui ont plus d’yeux pour les pe­tites éco­no­mies à court terme que pour les me­naces à long terme. Cette or­ga­ni­sa­tion doit aus­si être ca­pable d’évo­luer et donc d’in­ves­tir dans l’ex­plo­ra­tion pru­dente, mais bouillon­nante d’idées nou­velles. Son prin­ci­pal élé­ment ré­ser­vé ré­side dans les es­prits.

Un SNLE de la classe Le Triom­phant. La cré­di­bi­li­té de la dis­sua­sion re­pose en par­tie sur l’an­ti­fra­gi­li­té du dis­po­si­tif. (© Ma­rine na­tio­nale)

Sol­dats fran­çais du­rant la pre­mière ba­taille de la Marne. Une com­bi­nai­son d’ac­tions per­met l’agi­li­té des forces, qui peuvent fixer les forces al­le­mandes. (© D.R.)

Les pre­miers B-47 dé­ployés sur la base de Kirt­land, en 1951. À ce mo­ment, les États-unis sont en­core dans une si­tua­tion de su­pé­rio­ri­té à l’égard de L’URSS, qui ne tar­de­ra ce­pen­dant pas à dis­po­ser de ses pre­miers mis­siles ba­lis­tiques. (© US Air Force)

Forces fran­çaises en­ga­gées dans l’opé­ra­tion « Lynx », en Es­to­nie. Les lo­giques échan­tillon­naires sont un obs­tacle à l’an­ti­fra­gi­li­té. (© Mi­nis­tère des Ar­mées)

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