Esc­pagne

Point fi­nal pour L’ETA

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Date his­to­rique !

Le 3 mai 2018, c’est par ce com­mu­ni­qué que L’ETA (Eus­ka­di Ta As­ka­ta­su­na, « Pa­trie basque et li­ber­té »), l’un des plus an­ciens groupes ter­ro­ristes eu­ro­péens, a an­non­cé sa dis­so­lu­tion of­fi­cielle, après près de soixante an­nées d’exis­tence (créé en 1959) et plus de 800 morts (829, ou 853 se­lon les sources) : « ETA, or­ga­ni­sa­tion so­cia­liste ré­vo­lu­tion­naire basque de li­bé­ra­tion na­tio­nale veut in­for­mer le peuple basque de la fin de son che­min. » En 2011, l’or­ga­ni­sa­tion, très af­fai­blie par les ar­res­ta­tions suc­ces­sives de ses chefs, le dé­man­tè­le­ment de ses struc­tures de soutien et la dé­cou­verte de mul­tiples caches d’armes, avait dé­jà an­non­cé la fin de son « ac­ti­vi­té ar­mée ».

Se­lon les ex­perts, l’or­ga­ni­sa­tion comp­tait, à la veille de sa dis­so­lu­tion, moins d’une ving­taine de membres. Le gros de ses troupes se trouve en pri­son : près de 230 dé­te­nus en Es­pagne, une cin­quan­taine en France. Le gou­ver­ne­ment es­pa­gnol a, jus­qu’à pré­sent, re­fu­sé toute contre­par­tie à la dis­so­lu­tion

D’ETA. « Quoi qu’elle fasse, L’ETA ne trou­ve­ra au­cune faille et pas d’im­pu­ni­té pour ses crimes », dé­cla­rait alors le chef du gou­ver­ne­ment, Ma­ria­no Ra­joy. Rap­pe­lons que les at­ten­tats de

L’ETA pre­naient pour cible des mi­li­taires, des po­li­ciers, des élus, des jour­na­listes, des juges, des chefs d’en­tre­prise re­fu­sant de payer « l’im­pôt ré­vo­lu­tion­naire », ain­si que des ci­toyens ano­nymes, vic­times de sa stra­té­gie de « so­cia­li­sa­tion de la souf­france » vi­sant à étendre le « conflit » à toute la so­cié­té basque et es­pa­gnole. L’an­née 1980 fut ain­si l’une des plus san­glantes avec 118 per­sonnes tuées.

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