La vaste ré­forme de l'ha­do­pi va pou­voir com­men­cer

Edition Multimédi@ - - La Une -

En fait. Le 17 juillet, Pauline Blas­sel a été nom­mée se­cré­taire gé­né­rale de l’ha­do­pi par Denis Ra­pone, lui- même of­fi­cia­li­sé pré­sident le 16 juin au Jour­nal Of­fi­ciel ( où son élec­tion da­tée du 1er mars a été en­té­ri­née). Ce nou­veau duo va pré­pa­rer, avec la mi­nistre la Culture, la nou­velle « Ha­do­pi » .

En clair. La Haute Au­to­ri­té pour la dif­fu­sion des oeuvres et la pro­tec­tion des droits sur In­ter­net fê­te­ra sans doute l’an pro­chain ses dix ans d’exis­tence contro­ver­sée sous une nou­velle dé­no­mi­na­tion. Son nom ac­tuel, Ha­do­pi, se­ra en ef­fet « mo­di­fié sym­bo­li­que­ment pour mar­quer l’en­trée dans une nou­velle ère » ( dixit la mi­nistre de la Culture, Fran­çoise Nys­sen, le 18 avril). Mais cette au­to­ri­té pu­blique in­dé­pen­dante ( API) va faire l’ob­jet d’une ré­forme co­per­ni­cienne, qui va pou­voir dé­bu­ter main­te­nant que sa nou­velle di­rec­tion est en place : que ce­la soit son pré­sident Denis Ra­pone ( élu le 1er mars et of­fi­cia­li­sé le 16 juin après en avoir été pré­sident par in­té­rim), sa se­cré­taire gé­né­rale Pauline Blas­sel ( pro­mue le 17 juillet après avoir été tour à tour se­cré­taire gé­né­rale ad­jointe, se­cré­taire gé­né­rale par in­té­rim puis se­cré­taire gé­né­rale dé­lé­guée), ain­si que Do­mi­nique Gui­ri­mand nom­mée, elle, en mai 2016 pré­si­dente de la CPD ( 1). Em­ma­nuel Ma­cron can­di­dat avait pro­mis de « ren­for­cer l’ac­tion contre les sites pi­rates » ( 2) ; Em­ma­nuel Ma­cron pré­sident va le faire. Si la sup­pres­sion de l’ha­do­pi en­vi­sa­gée sous l’ère Hol­lande n’est plus d’ac­tua­li­té sous l’ère Ma­cron, sa mo­di­fi­ca­tion pro­fonde – jus­qu’à son nom hé­ri­té des deux lois « Ha­do­pi » pro­mul­guée en 2009 – est dé­sor­mais un che­val de ba­taille de la mi­nistre de la Culture. « Je sou­haite que des “listes noires” soient éta­blies par l’ha­do­pi [ ce qu’elle a com­men­cé à faire, ndlr], pour per­mettre aux an­non­ceurs, aux ser­vices de paie­ment ou aux mo­teurs de re­cherche de connaître les sites illi­cites et de ces­ser leurs re­la­tions avec eux ; je sou­haite aus­si que nous ayons des moyens ef­fi­caces pour blo­quer ou dé­ré­fé­ren­cer les sites, et tous les sites mi­roirs qui se créent après la fer­me­ture du site prin­ci­pal. Ce pou­voir pour­rait être confié à l’ha­do­pi, en lien avec le juge » , avait an­non­cé Fran­çoise Nys­sen avant le Fes­ti­val de Cannes. De quoi re­lan­cer les dé­bats ani­més entre ayants droits et in­ter­nautes. De­puis le lan­ce­ment de la « ré­ponse gra­duée » le 1er oc­tobre 2010, l’ha­do­pi tourne à plein ré­gime dans la lutte contre le pi­ra­tage mais sur les seuls ré­seaux peer- to- peer. Aux yeux des in­dus­tries cultu­relles ( mu­sique, ci­né­ma, au­dio­vi­suel, …), il faut chan­ger de bra­quet et vi­ser aus­si le strea­ming qui est dé­sor­mais plus uti­li­sé que le té­lé­char­ge­ment – quitte à bla­ck­lis­ter et, si le pro­jet abou­tit, à mettre à l’amende les pi­rates. @

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