Ci­ty­zen Sciences rompt son par­te­na­riat avec Eo­lane

Ci­ty­zen Sciences a né­go­cié une sé­pa­ra­tion à l’amiable, en ra­che­tant les parts d’Eo­lane qui se mon­taient dé­jà à 45%. La so­cié­té en­tend pro­fi­ter de cette in­dé­pen­dance fi­nan­cière afin de sai­sir des op­por­tu­ni­tés à l’in­ter­na­tio­nal.

Electronique S - - Sommaire - JACQUES MA­ROUA­NI

La s t ar t - up Cit yzen Sciences et Eo­lane se sé­parent d’un com­mun ac­cord, quatre ans après avoir ini­tié leur par­te­na­riat pour lan­cer le D-Shirt, tex­tile connec­té qui n’a ja­mais réel­le­ment vu le jour com­mer­cia­le­ment, a an­non­cé la start-up lyon­naise dans un com­mu­ni­qué de presse pu­blié en dé­cembre 2016. « Nous consi­dé­rons que l’ap­proche tech­no­lo­gique pro­po­sée par Eo­lane n’était pas adap­tée aux at­tentes du mar­ché », ex­plique Jean-Luc Er­rant, fon­da­teur de Ci­ty­zen Sciences, ci­té par L’Usine Nou­velle. « Nous ne vou­lions pas nous re­trou­ver dé­pen­dants d’Eo­lane », jus­ti­fie-t-il. Il ne vou­lait pas non plus d’une prise de contrôle de sa so­cié­té par le sous-trai­tant. « J’ai ob­ser­vé un in­té­rêt gran­dis­sant d’Eo­lane pour s’em­pa­rer de la to­ta­li­té des parts de l’en­tre­prise », ex­plique-t-il. Jean-Luc Er­rant a pré­fé­ré né­go­cier une sé­pa­ra­tion à l’amiable, en ra­che­tant les parts d’Eo­lane qui se mon­taient dé­jà à 45% du ca­pi­tal de l’en­tre­prise. Il en­tend bé­né­fi­cier de cette nou­velle in­dé­pen­dance fi­nan­cière afin de sai­sir les op­por­tu­ni­tés pré­sentes sur les mar­chés in­ter­na­tio­naux les plus por­teurs, no­tam­ment le Ja­pon et la Chine. Ci­ty­zen Sciences avait pro­mis de li­vrer ses pre­miers pro­duits – les fa­meux D-Shirt – fin 2014. Il n’en se­ra rien, pas plus que la le­vée de fonds de 100 mil­lions d’eu­ros qui avait été pro­je­tée à l’époque. Bpi­france lui a en outre re­ti­ré son sou­tien, se­lon L’Usine Nou­velle. Ci­ty­zen Sciences en­vi­sage dé­sor­mais une nou­velle stra­té­gie en s’orien­tant vers le B2B en ven­dant plu­sieurs tech­no­lo­gies sous li­cence à d’autres so­cié­tés. De­puis deux ans, l’équipe des in­gé­nieurs de Ci­ty­zen Sciences a tra­vaillé afin de mettre au point le mode d’in­té­gra­tion de cap­teurs « le plus abou­ti du mar­ché », se­lon la start-up : CTZ In­side est dé­sor­mais la tech­no­lo­gie la plus in­té­grée et la plus com­pé­ti­tive à des­ti­na­tion des en­tre­prises qui sou­haitent dé­ve­lop­per leurs propres tex­tiles connec­tés.

Pré­sence au sa­lon CES de Las Ve­gas

Ci­ty­zen Sciences avait as­su­ré sa pré­sence au sa­lon CES de Las Ve­gas, afin de pré­sen­ter sa tech­no­lo­gie et ses tra­vaux, no­tam­ment réa­li­sés en « Fab Lab » qui per­met la ren­contre entre les in­gé­nieurs de Ci­ty­zen Sciences et les experts R&D de ses prin­ci­paux clients (le chi­nois Med­do Me­di­cal De­vices, le ja­po­nais Gold­win, l’al­le­mand Ad­van­sa, le fran­çais Vi­val­to, etc). Ci­ty­zen Sciences a par ailleurs été sé­lec­tion­né dans le cadre de la mis­sion Proxi­ma par le Centre na­tio­nal d’études spa­tiales (CNES) afin d’équi­per l’as­tro­naute Tho­mas Pes­quet avec un vê­te­ment connec­té per­met­tant la cap­ture et l’ana­lyse d’une grande quan­ti­té de don­nées phy­siques et cor­po­relles. Pour sa part, Eo­lane n’a pas sou­hai­té s’ex­pri­mer sur cette rup­ture.

< Si­gna­ture du par­te­na­riat entre Ci­ty­zen Sciences et Gold­win/ Can­ter­bu­ry au Ja­pon, en 2015.

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