Lab­View NXG se ren­force au ni­veau des fonc­tions de test

La nou­velle étape dans la gé­né­ra­tion de Lab­View NXG in­tro­duit no­tam­ment de nou­velles fonc­tion­na­li­tés, telles que Sys­temDe­si­gner ou WebVI.

Electronique S - - Sommaire - CÉ­DRIC LAR­DIÈRE

Huit mois après avoir mis sur le mar­ché la ver­sion 1.0 ( voir Elec­tro­niqueS n° 85), l’amé­ri­cain Na­tio­nal Ins­tru­ments a dé­jà in­tro­duit Lab­View NXG 2.0, nou­velle gé­né­ra­tion de l’en­vi­ron­ne­ment de concep­tion de sys­tèmes Lab­View. « En plus de ré­pondre aux be­soins in­dus­triels iden­ti­fiés en 2017 dans notre étude an­nuelle (lo­gi­ciel pour les sys­tèmes dis­tri­bués, qui fonc­tionnent sou­vent avec un cloud et des ob­jets connec­tés in­dus­triels), il s’agis­sait aus­si de “ra­fraî­chir” Lab­View, pas for­cé­ment en termes de fonc­tion­na­li­té et de puis­sance, mais plu­tôt en termes d’in­ter­face gra­phique in­tui­tive et pra­tique (com­mu­ni­quer en GPIB avec des ins­tru­ments sur table), qui était à la base de Lab­View il y a 30 ans », rap­pelle Em­ma­nuel Ro­set, in­gé­nieur mar­ke­ting Pro­duits DAQ et Lab­View, spé­cia­liste en test temps réel chez Na­tio­nal Ins­tru­ments France. D’où l’ap­pa­ri­tion de deux ver­sions en pa­ral­lèle : Lab­View 2017 pour ré­pondre aux évo­lu­tions tech­no­lo­giques (cloud, sys­tèmes dis­tri­bués…), avec un en­semble de bi­blio­thèques sup­plé­men­taires, et donc Lab­View NXG, une ver­sion in­cluse dans le même pa­ckage que Lab­View 2017 et plus orien­tée vers les me­sures au­to­ma­ti­sées et les ana­lyses. « L’ob­jec­tif est aus­si que l’ar­chi­tec­ture (noyau stable et ou­vert dif­fé­rent de ce­lui de Lab­View au ni­veau de l’in­ter­face gra­phique) puisse ser­vir à dé­ve­lop­per, dans le fu­tur, un lo­gi­ciel en­core plus puis­sant que peut l’être dé­jà Lab­View 2017 », ajoute Em­ma­nuel Ro­set. Si la ver­sion 1.0 de Lab­View NXG se concen­trait prin­ci­pale- ment sur l’ac­qui­si­tion de don­nées, en pre­nant en compte les mo­dules USB, le sys­tème Com­pact­DAQ et en­vi­ron 400 pé­ri­phé­riques GPIB et mo­du­laires, la ver­sion 2.0 ré­pond aux exi­gences liées au test au­to­ma­tique. « Il s’agit de réa­li­ser des me­sures plus au­to­ma­ti­sées, avec des pas de test, que l’on puisse in­té­grer dans un autre ou­til, par exemple un sé­quen­ceur de tests. Il faut donc pou­voir fa­bri­quer les pas pour dis­po­ser d’une vi­sion plus glo­bale dans le dé­ve­lop­pe­ment com­plet d’une ar­chi­tec­ture (PC, dri­vers, ma­té­riel, etc.) », ex­plique Em­ma­nuel Ro­set.

Dé­ployer des exé­cu­tables sur le Web

C’est le nou­vel ou­til Sys­temDe­si­gner, qui per­met donc de dé­cou­vrir, de ma­nière gra­phique, do­cu­men­ta­tion et ma­té­riel, ain­si que de confi­gu­rer le ma­té­riel. La créa­tion de pas de tests se fait même d’une ma­nière beau­coup plus ra­pide avec Lab­View NXG 2.0 qu’avec Lab­View 2017. Na­tio­nal Ins­tru­ments a éga­le­ment ajou­té des exemples spé­ci­fiques à des i ns­tru­ments, en fait des exemples de VI ( Vir­tual Ins­tru­ments) tout faits pour tous les ins­tru­ments de me­sure clas­siques (mul­ti­mètre nu­mé­rique, os­cil­lo­scope…), ce qui per­met de faire des co­pier-col­ler, via des me­nus dé­rou­lants en face avant, et donc d’al­ler plus vite dans la concep­tion de pas de tests. Une autre nou­veau­té dans Lab­View NXG 2.0 est l’ou­ver­ture vers l’im­por­ta­tion de bi­blio­thèques de DLL ex­ternes, par exemple, et le co­pier/col­ler de fonc­tions écrites et pro­gram­mées en lan­gage C dans une boîte de dia­logue (et exé­cu­ter, donc com­pi­ler, le code dans Lab­View NXG 2.0). « Cette fonc­tion­na­li­té n’existe pas dans Lab­View 2017 », pré­cise Em­ma­nuel Ro­set. Si, dans la ver­sion 1.0, la per­son­na­li­sa­tion de la face avant était très li­mi­tée, il y a, dans la ver­sion 2.0, beau­coup plus d’ob­jets gra­phiques et d’op­tions dis­po­nibles (guides pour ali­gner les ob­jets entre eux, mo­di­fier leur taille au­to­ma­tique…), ain­si que plus de fonc­tions ma­thé­ma­tiques et d’ana­lyse, des fonc- tions en­core plus orien­tées vers le test (li­mites haute et basse, par exemple). « Nous avons d’ailleurs ajou­té, dans notre sé­quen­ceur de test TestS­tand, l’ap­pel de pas écrits dans Lab­View NXG », pour­suit Em­ma­nuel Ro­set. En­fin, il est main­te­nant pos­sible de créer des bi­blio­thèques et des exé­cu­tables au­to­nomes avec Lab­View NXG, si­non on était obli­gé d’uti­li­ser l’en­vi­ron­ne­ment de dé­ve­lop­pe­ment pour les exé­cu­ter constam­ment. Et même de dé­ployer ces exé­cu­tables sur le Web. « Le prin­cipe des WebVI est d’uti­li­ser l’in­ter­face gra­phique de Lab­View NXG 2.0 et de créer le code HTML5 équi­valent, code qui peut être ou­vert dans n’im­porte quel na­vi­ga­teur In­ter­net, sans avoir be­soin d’ajou­ter un run­time sur la ma­chine cible, voire même de pou­voir uti­li­ser des ta­blettes nu­mé­riques comme in­ter­face uti­li­sa­teur. On peut aus­si ajou­ter di­rec­te­ment des hy­per­liens sur la face avant et édi­ter le code HTML5 gé­né­ré », conclut Em­ma­nuel Ro­set.

< L’une des in­no­va­tions de Lab­View NXG 2.0 est l’ou­til Sys­tem De­si­gner, qui per­met de dé­cou­vrir, de ma­nière gra­phique, do­cu­men­ta­tion et ma­té­riel, ain­si que de confi­gu­rer le ma­té­riel.

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