LA FI­LIÈRE ÉLEC­TRO­NIQUE SE MO­BI­LISE POUR L’EM­PLOI DES JEUNES

Electronique S - - La Une - JACQUES MA­ROUA­NI

L’élec­tro­nique souffre tou­jours d’un dé­fi­cit d’image au­près des col­lé­giens, des ly­céens et de leurs fa­milles. Com­ment ré­sor­ber cette crise de vo­ca­tion? Les in­dus­triels se penchent sur cette ques­tion à tra­vers la RSE et une offre de plan de car­rière plus at­trac­tive, et en for­mu­lant des pro­po­si­tions à l’Édu­ca­tion na­tio­nale.

Les an­nées 2000 au­ront af­fec­té du­ra­ble­ment l’at­trac­ti­vi­té des mé­tiers en élec­tro­nique en rai­son de l’ar­rêt de nom­breuses pro­duc­tions dans les grands groupes. Presque 20 ans après, les dif­fi­cul­tés à trou­ver des pro­fils adé­quats de­meurent sen­sibles pour les in­dus­triels du sec­teur, de­puis les postes d’opé­ra­teurs jus­qu’aux postes d’in­gé­nieurs et de doc­to­rants. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la ten­dance vers le « fa­bless » , dont l’un des plus fa­rouches par­ti­sans, à l’époque, avait été Al­ca­tel, n’aura pas été la meilleure op­tion que les in­dus­triels aient eue à prendre, et les en­tre­prises sur­vi­vantes au­jourd’hui en res­sentent en­core les ondes de choc sur leurs plans de re­cru­te­ment de jeunes di­plô­més. L’élec­tro­nique souffre tou­jours d’un dé­fi­cit d’image au­près des col­lé­giens, des ly­céens et de leurs fa­milles, ag­gra­vé par les plans so­ciaux suc­ces­sifs dé­clen­chés tout au long des deux der­nières dé­cen­nies. Les « suc­cess sto­ries » sont, par contre, beau­coup moins évo­quées dans les mé­dias dits gé­né­ra­listes, c’est-à-dire les jour­naux grand pu­blic, la té­lé­vi­sion, la ra­dio, ce qui n’ar­range rien. Ce­la consti­tue un vé­ri­table pro­blème pour l’en­semble de l’in­dus­trie. Les jeunes pré­fèrent s’orien­ter vers la fi­nance et le bu­si­ness. « I ls peuvent aus­si faire de la fi­nance ou du bu­si­ness dans l’in­dus­trie élec­tro­nique, mais dans ce cas, ils doivent aus­si être for­més à l’élec­tro­nique pour en

com­prendre les en­jeux », sou­ligne Be­noît Neel, vice-pré­sident et di­rec­teur gé­né­ral Eu­rope de Key­sight Tech­no­lo­gies, so­cié­té spé­cia­li­sée dans le test et la me­sure. En de­hors des fi­lières qui conduisent à une car­rière d’in­gé­nieur, y com­pris le DUT et la li­cence pro­fes­sion­nelle en trois ans, beau­coup de for­ma­tions ont été sup­pri­mées en amont. Ce­la

re­pré­sente une vraie pro­blè­ma­tique pour les in­dus­triels au ni­veau de leur pro­duc­tion, car ils ne trouvent pas de com­pé­tences en nombre suf

fi­sant. « La si­tua­tion a ten­dance à s’em­pi­rer, et mal­gré le chan­ge­ment d’ins­pec­teur au sein de l’Édu­ca­tion na­tio­nale, il fau­dra du temps pour re­trou­ver des for­ma­tions adé­quates. Com­ment for­mer les jeunes lors­qu’il n’y a plus de for­ma­tions pour les ac­cueillir ? », se de­mande Pier­reJean Al­brieux, pré­sident du col­lège Équi­pe­ments et Ser­vices d’Ac­siel Al­liance Elec­tro­nique et P-dg de la so­cié­té de for­ma­tion If­tec.

Le nu­mé­rique, un en­jeu stra­té­gique pour l’ave­nir

Il y a un fos­sé entre les com­pé­tences du pas­sé, que l’on ap­pelle aus­si les cols bleus, et les com­pé­tences de de­main qui se­ront né­ces­saires au monde di­gi­tal. Même dans les an­ciens mé­tiers de l’élec­trique, par exemple, pour des en­tre­prises comme Le­grand ou Schneider qui ont des cen­taines de mil­liers d’ins­tal­la­teurs dans le monde, l’évo­lu­tion vers les équi­pe­ments en ré­seau, vers le haut dé­bit, la do­mo­tique ou le sans-fil, va de­man­der des com­pé­tences nou­velles. Dans le monde de l’au­to­mo­bile aus­si, les ga­rages de­vront se mettre au nu­mé­rique. Même s’il ne fau­dra que deux ou trois in­gé­nieurs spé­cia­li­sés dans le nu­mé­rique par en­tre­prise, les be­soins vont se comp­ter en cen­taines de mil­liers compte te­nu du nombre d’en­tre­prises, ce qui est gi­gan­tesque par rap­port aux étu­diants qui se­ront réel­le­ment for­més aux mé­tiers du nu­mé­rique. Com­ment ré­sor­ber cette crise de vo­ca­tion ? Telle est la ques­tion qui est évo­quée très sou­vent par les or­ga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nelles de l’élec­tro­nique, no­tam­ment au sein d’Ac­siel Al­liance Elec­tro­nique et de ses dif­fé­rents col­lèges (Se­mi­con­duc­teurs, Équi­pe­ments et ser­vices, Test et me­sure) ain­si qu’au Snese (sous-trai­tance élec­tro­nique). « Il faut re­par­ler de l’in­dus­trie en termes po­si­tifs lors de la sé­lec­tion avant le bac­ca­lau­réat, sen­si­bi­li­ser les pro­fes­seurs, créer des fi­lières adap­tées dès la fin de la 3e », pré­co

nise Be­noît Neel. « Il n’y a plus rien à ce ni­veau-là, il n’existe plus que le bac­ca­lau­réat S pour faire de l’élec­tro­nique, le bac pro SEN n’est plus qu’un bac à do­mi­nante nu­mé­rique qui conduit es­sen­tiel­le­ment au mé­tier d’ins­tal­la­teur, et le bac STI2D, un bac à do­mi­nante au­to­ma­tismes. Le bac n’est plus qu’une

porte qui per­met d’al­ler vers l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur, et l’on sent bien que tout est or­ga­ni­sé pour que les jeunes ar­rivent sur le mar­ché du tra­vail le plus tard pos­sible. Même en école d’in­gé­nieurs, il n’y a plus de for­ma­tion à l’in­gé­nie­rie et à l’in­dus­tria­li­sa­tion. Les en­tre­prises sont donc obli­gées de for­mer leurs jeunes re­crues à la pro­duc­tion en in­terne », ren­ché­rit Pierre-Jean Al­brieux « L’in­dus­trie élec­tro­nique em­bauche. Mais ce­la va de l’ap­pren­ti à l’in­gé­nieur, et il n’y a pas d’étu­diants en nombre suf­fi­sant. Nous sommes même en­core loin du compte et cer­tains chefs d’en­tre­prise vont re­cru­ter le per­son­nel né­ces­saire au Magh­reb », ajoute-t-il. Dans l’en­semble du sec­teur de l’élec­tro­nique, la RSE (Res­pon­sa­bi­li­té so­ciale des en­tre­prises) per­met aux en­tre­prises de redorer leur blason.

La Co­opé­ra­tion au coeur des pro­jets d’en­tre­prise

En ef­fet, RSE et re­cru­te­ment sont très liés, car elle donne une image plus mo­derne. Un su­jet évo­qué lar­ge­ment dans un livre qui vient de pa­raître sous l’égide du Club Ro­din. La RSE est dé­sor­mais prise très au sé­rieux par la fi­lière élec­tro­nique car elle fait ré­fé­rence au tra­vail d’équipe et à l’im­por­tance de faire co­opé­rer en­semble les res­sources hu­maines qui com­posent les dif­fé­rents maillons de la chaîne au sein des en­tre­prises. En ef­fet, c’est d’eux dont dé­pend l’amé­lio­ra­tion de leurs per­for­mances, mais éga­le­ment le pro­grès hu­main dans son en­semble. Tout le per­son­nel est to­ta­le­ment im­pli­qué dans une dé­marche RSE. Donc, non seule­ment la RSE s’ins­crit dans un pro­jet d’en­tre­prise et son orien­ta­tion stra­té­gique, mais elle est aus­si un boos­ter pour les équipes, rap­pelle le Club Ro­din dans cet ou­vrage. « Lorsque nous ex­pli­quons que, dans notre pro­fes­sion, nous fai­sons at­ten­tion au trai­te­ment des dé­chets, lorsque nous ex­pli­quons que notre in­dus­trie est propre, que les tâches y sont re­la­ti­ve­ment peu pé­nibles, que leur tra­vail se­ra plu­tôt ef­fec­tué dans un en­vi­ron­ne­ment agréable, les jeunes y sont sen­sibles », sou­ligne Corentine Regnard, di­rec­trice des res­sources hu­maines du groupe de sous-trai­tance élec­tro­nique Eo­lane. Les nou­veaux dé­bou­chés comme la voi­ture au­to­nome et les ob­jets connec­tés rendent éga­le­ment les mé­tiers de l’élec­tro­nique un peu plus at­trac­tifs, mais ce­la n’est pas en­core suf­fi­sant pour sé­duire les jeunes car l’élec­tro­nique, par na­ture, est in­vi­sible. Ce qui est à l’in­té­rieur d’un pro­duit reste mys­té­rieux pour un jeune de 13 ou 14 ans, âge au­quel l’orien­ta­tion com­mence et dé­ter­mine ses fu­tures études. Les jeunes ignorent par exemple que l’un des mo­dules élec­tro­niques pré­sents dans un iP­hone est pro­duit par STMi­croe­lec­tro­nics. Les pou­voirs pu­blics sont fiers de l’avance de la France en ma­tière d’ob­jets connec­tés en in­sis­tant sur le nombre de start-up pré­sentes chaque an­née à Las Ve­gas, mais ils ou­blient de re­gar­der ce qu’il yaà l’in­té­rieur de ces ob­jets, à sa­voir... de l’élec­tro­nique. Sans élec­tro­nique, pas d’ob­jet connec­té. Et sans for­ma­tion à la pro­duc­tion, pas d’élec­tro­nique. Le plus fort dé­ve­lop­pe­ment de l’IoT, c’est l’IoT in­dus­triel, et elle peut être réa­li­sée en Eu­rope. Nous avons éga­le­ment la chance d’avoir de bonnes com­pé­tences dans des ac­ti­vi­tés voi­sines de l’élec­tro­nique, comme la plas­tro­nique ou l’élec­tro­nique im­pri­mée. Le sour­cing en Asie a été chif­fré et ce­la montre que ce n’est pas la pa­na­cée dans de nom­breux cas. Il n’y pas be­soin de pro­duire en Chine, sauf peut-être pour les très grands vo­lumes. « Toutes les en­tre­prises qui ont pra­ti­qué le “fa­bless”

ont échoué, la re­cherche et l’in­no­va­tion sont des points clés et il est né­ces­saire de conti­nuer à maî­tri­ser la tech­no­lo­gie pour réus­sir à s’im­po­ser sur le mar­ché mon­dial. Une en­tre­prise qui n’a plus de cher­cheurs et qui n’a plus de tech­no­lo­gie dis­pa­raît », af­firme Pierre-Jean Al­brieux.

« Les nou­veaux mar­chés de­man­de­ront des com­pé­tences très poin­tues, mais nous au­rons du mal à les trou­ver en France. Lorsque nous vou­lons em­bau­cher un spé­cia­liste en RF et hy­per­fré­quences, nous avons par­fois be­soin d’un an pour trou­ver la bonne per­sonne, car toute l’in­dus­trie lui court après », pré­cise Be­noît Neel.

For­ma­tion en in­terne et al­ter­nance

Beau­coup de for­ma­tions ini­tiales en élec­tro­nique ont été aban­don­nées au cours des 20 der­nières an­nées, no­tam­ment dans le cadre des bac­ca­lau­réats pro­fes­sion­nels et des BTS, sans par­ler des for­ma­tions d’opé­ra­teurs. Au fil des an­nées, les en­tre­prises ont contour­né ces manques de for­ma­tions en pro­po­sant de for­mer elles-mêmes leurs nou­velles re­crues, par exemple via des re­con­ver­sions de per­son­nels is­sus d’autres sec­teurs comme le tex­tile ou l’hor­lo­ge­rie. Il y a aus­si des ac­cords in­ter-en­tre­prises tels que ce­lui qui existe entre Thales et Key­sight Tech­no­lo­gies pour for­mer des in­gé­nieurs en mé­ca­nique à l’élec­tro­nique. En­fin, la for­mule de l’al­ter­nance est de plus en plus uti­li­sée, mais elle est contrai­gnante pour les PME car elle mo­bi­lise beau­coup de temps. En re­vanche, elle est ap­pré­ciée des grands groupes qui peuvent plus fa­ci­le­ment dé­lé­guer un for­ma­teur sur une pé­riode re­la­ti­ve­ment longue. La for­ma­tion con­ti­nue tout au long de la vie en rai­son de l’évo­lu­tion ra­pide des tech­no­lo­gies donne un re­gain d’in­té­rêt pour l’élec­tro­nique, mais le che­min à par­cou­rir semble en­core long pour at­ti­rer des foules d’étu­diants vers les for­ma­tions exis­tantes. Il fau­dra en re­créer de nou­velles, et c’est ce à quoi s’em­ploie toute la pro­fes­sion qui est cons­ciente que ce­la pren­dra du temps pour re­mon­ter la pente et les mé­faits de la « mode fa­bless ». Peut-être cinq à dix ans pour re­ve­nir aux fon­da­men­taux, car l’Édu­ca­tion na­tio­nale a une iner­tie ex­trê­me­ment

Il faut re­par­ler de l’in­dus­trie en termes po­si­tifs lors de la sé­lec­tion avant le bac­ca­lau­réat, sen­si­bi­li­ser les pro­fes­seurs, créer des fi­lières

3e. adap­tées dès la fin de la

im­por­tante, et ce n’est pas pour rien que l’an­cien mi­nistre, Claude Al­lègre, l’ap­pe­lait le « mam­mouth »; sa fa­meuse ex­pres­sion « dé­grais­ser

le mam­mouth » avait mar­qué les es­prits. Il fau­dra com­men­cer par re­créer des fi­lières qui n’existent plus.

Ac­qué­rir de nou­velles com­pé­tences pour évo­luer

« Nous em­bau­chons beau­coup car nous de­vons rem­pla­cer les dé­parts. Cer­tains de nos sa­la­riés étant at­ti­rés par les grands groupes, nous avons en per­ma­nence une cin­quan­taine de postes dis­po­nibles, 110 per­sonnes que nous fai­sons évo­luer en in­terne, et ce­la, sans comp­ter un vo­lant d’in­té­ri­maires de 250 per­sonnes dans toute la France. L’évo­lu­tion in­terne, la pos­si­bi­li­té de pas­ser d’un poste à un autre in­té­resse nos sa­la­riés. Mais cer­tains sont aus­si at­ti­rés par les grands groupes par­mi les­quels fi­gurent quel­que­suns de nos clients, et il faut donc que ces der­niers prennent leur part de for­ma­tions », ex­plique Corentine Regnard. Hier en­fer­més à vie ou presque dans un seul mé­tier, dans un car­can, les sa­la­riés ont au­jourd’hui la pos­si­bi­li­té d’en chan­ger tout au long de leur vie pro­fes­sion­nelle et d’ac­qué­rir de nou­velles com­pé­tences pro­fes­sion­nelles, grâce à des pas­se­relles ou des pos­si­bi­li­tés d’évo­lu­tion. Beau­coup de sou­plesse a été in­tro­duite, alors qu’au­pa­ra­vant l’en­tre­prise était or­ga­ni­sée par pa­liers.

« C’est car­to­gra­phiable. Les per­son­nels, une fois em­bau­chés, ont une li­si­bi­li­té sur ce qu’ils peuvent de­ve­nir de­main. C’est tout l’in­té­rêt de la mise en oeuvre d’un plan de ges­tion des em­plois et des com­pé­tences au

sein de l’en­tre­prise », pré­cise la DRH d’Eo­lane. L’in­té­rêt pour l’em­ployeur consiste à pré­voir du tu­to­rat, afin que le sa­voir-faire du per­son­nel qui prend sa re­traite ne soit pas per­du. Les en­tre­prises ont dé­sor­mais com­pris qu’elles doivent être proac­tives, qu’il faut pré­sen­ter leurs ac­ti­vi­tés aux ly­cées et col­lèges dans leur sec­teur géo­gra­phique, dans les sa­lons étu­diants, dans les centres Pôle Em­ploi. Cer­tains in­dus­triels ont conclu des ac­cords avec les uni­ver­si­tés et les écoles pour ex­pli­quer que pour l’IoT et la 5G, leurs be­soins vont être ex­po­nen­tiels, non seule­ment au ni­veau du conte­nu (In­ter­net) que les uti­li­sa­teurs peuvent voir, mais aus­si du conte­nant qui est in­vi­sible. « La de­mande est tel­le­ment im­por­tante que les étu­diants sont em­bau­chés avant même d’avoir ob­te­nu leur di­plôme. Ce se­ra alors l’en­tre­prise qui de­vra for­mer un in­gé­nieur dé­bu­tant et ce­la peut prendre deux ans, no­tam­ment pour nos be­soins de tech­ni­co-com­mer­ciaux », ex­plique Be­noît Neel. L’un des prin­ci­paux do­maines de l’élec­tro­nique, la sous-trai­tance, a eu long­temps une image né­ga­tive, car elle a sou­vent été à la mer­ci des don­neurs d’ordres. Elle de­vient au­jourd’hui plus at­trayante pour les jeunes qui y trouvent le moyen de pas­ser d’une ap­pli­ca­tion à une autre, de ne pas tra­vailler sur le même pro­jet. Ils trouvent le chal­lenge in­té­res­sant d’être adap­tables à de nou­veaux pro­jets. Il leur ar­rive même de ren­con­trer les don­neurs d’ordres et de mieux connaître leurs be­soins, d’où une ou­ver­ture sup­plé­men­taire sur l’ex­té­rieur. « Les gens com­mencent à par­tir à la re­traite, et donc dans 10 ans, si le sa­voir-faire n’est pas trans­mis, il se­ra per­du », alerte Pierre-Jean Al­brieux.

Lorsque nous ex­pli­quons que, dans notre pro­fes­sion, nous fai­sons at­ten­tion au trai­te­ment des dé­chets, lorsque nous ex­pli­quons que notre in­dus­trie est propre, que les tâches y sont re­la­ti­ve­ment peu pé­nibles, que leur tra­vail se­ra plu­tôt ef­fec­tué dans un en­vi­ron­ne­ment agréable, les jeunes y sont sen­sibles. ”

≥ Hier en­fer­més à vie ou presque dans un seul mé­tier, dans un car­can, les sa­la­riés ont au­jourd’hui la pos­si­bi­li­té d’en chan­ger tout au long de leur vie pro­fes­sion­nelle et d’ac­qué­rir de nou­velles com­pé­tences pro­fes­sion­nelles, grâce à des pas­se­relles ou des pos­si­bi­li­tés d’évo­lu­tion.

BE­NOÎT NEEL, vice- pré­sident et di­rec­teur gé­né­ral Eu­rope de Key­sight Tech­no­lo­gies

CORENTINE REGNARD, di­rec­trice des res­sources hu­maines du groupe de sous- trai­tance élec­tro­nique Eo­lane

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