Peut-on avoir un en­fant si les voies uri­naires ne fonc­tionnent pas bien ? ................................. 20

Si les voies uri­naires

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PCon­cep­tion Avoir un en­fant est pos­sible, même si les voies uri­naires ne fonc­tionnent pas bien. A condi­tion de suivre cer­taines pré­cau­tions pré­cises !

eut-on de­ve­nir ma­man s’il on souffre de pro­blèmes à l’ap­pa­reil uri­naire ? La ré­ponse est ré­con­for­tante : oui, s’est presque tou­jours pos­sible. En fait, s’il on connaît dé­jà le type de trouble ou de mal­for­ma­tion on peut, in­ter­ve­nir même avant la concep­tion, en pre­nant toutes les pré­cau­tions in­dis­pen­sables et éven­tuel­le­ment se sou­mettre à une opé­ra­tion chi­rur­gi­cale. Si par contre, le trouble est dé­cou­vert seu­le­ment pen­dant la gros­sesse, il est bon de de­man­der conseil à un uro­logue et d’in­ter­ve­nir en­suite, avec les trai­te­ments et les contrôles les plus adap­tés pour ame­ner à terme la gros­sesse sans risque ni pour la mère ni pour le bé­bé. Voi­ci quels sont les pro­blèmes qui peuvent tou­cher l’ap­pa­reil uri­naire et de quelles fa­çons il est pos­sible de les ré­soudre.

Com­ment est fait l’ap­pa­reil uri­naire ?

- l’ap­pa­reil uri­naire dé­ve­loppe une fonc­tion es­sen­tielle : il épure le sang des dé­chets, qui sont les sub­stances de dé­chet du mé­ta­bo­lisme (l’en­semble des pro­ces­sus qui ont lieu dans

l’or­ga­nisme). De plus, il a le de­voir de main­te­nir constante la com­po­si­tion du sang, de fa­çon à ce que le corps ne manque ja­mais de tous les élé­ments dont il a be­soin. - il est com­po­sé de deux reins, qui font le vé­ri­table tra­vail de “fil­trage ”, de deux ure­tères, les ca­naux qui en des­cendent et ache­minent les ma­tières de dé­chet (c’est-à-dire l’urine) à la ves­sie, de la ves­sie, le petit “ré­ser­voir ” dans le­quel se re­cueille l’urine jus­qu'à ce que se ma­ni­feste la sti­mu­la­tion d’uri­ner, et de l’urètre, le conduit dont elle sort vers l’ex­té­rieur. - Chez la femme, l’urètre est très courte et re­la­ti­ve­ment voi­sine du sphinc­ter anal. C’est pour cette rai­son, que la femme est plus fa­ci­le­ment exposée à l’at­taque de mi­cro-or­ga­nismes qui pour­raient pro­vo­quer des in­fec­tions.

Qu’est ce qui change pen­dant la gros­sesse ?

- pen­dant les neuf mois l’ac­tion des hor­mones (en par­ti­cu­lier la pro­ges­té­rone) rend plus re­la­chés les tis­sus mus­cu­laires, qui de­viennent fa­ci­le­ment di­la­tables. Par consé­quent, l’urine a ten­dance à stag­ner. L’uté­rus, si­mul­ta­né­ment, aug­mente de vo­lume, et exerce une com­pres­sion sur la ves­sie et sur les ure­tères. - l’écou­le­ment nor­mal de l’urine est donc gê­né. Les ca­vi­tés ré­nales se di­latent et l’urine à ten­dance à s’ar­rê­ter dans la ves­sie, pro­vo­quant une stag­na­tion qui peut fa­vo­ri­ser la pro­li­fé­ra­tion des bac­té­ries et l’ins­tal­la­tion d’in­fec­tions. - les in­fec­tions ont des consé­quences dif­fé­rentes en fonc­tion de l’or­ga­nisme tou­ché. Les plus graves sont celles qui touchent les reins. Dans ce cas, il faut trai­ter le trouble aus­si­tôt, pour qu’il ne pro­voque pas de pro­blèmes à la ma­man et au bé­bé.

LES MAL­FOR­MA­TIONS

D’éven­tuelles mal­for­ma­tions de l’ap­pa­reil uri­naire ne consti- tuent pas né­ces­sai­re­ment une contre-in­di­ca­tion à la gros­sesse. Il est ce­pen­dant in­dis­pen­sable de s’adres­ser à un spé­cia­liste pour éva­luer la forme et la gra­vi­té du trouble. Mes mal­for­ma­tions très im­por­tantes sont en fait cor­ri­gées avant la gros­sesse, tan­dis que les plus lé­gères doivent être contrô­lées par des exa­mens ap­pro­priés pen­dant toute la gros­sesse.

- Les kystes ré­naux

les kystes simples, de taille ré­duite, ne consti­tuent pas un pro­blème. Les kystes qui dé­passent les huit-dix cen­ti­mètres de dia­mètre et peuvent en­suite com­pri­mer les or­ganes voi­sins, de­mandent par contre une vi­site chez un uro­logue, de fa­çon à éva­luer la pos­si­bi­li­té de les éli­mi­ner par une in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale avant la concep­tion.

- Rein po­ly­kys­tique

C’est un pro­blème qui touche les deux reins. Il peut se pré­sen­ter sous dif­fé­rentes formes,

plus ou moins graves, et dans cer­tains cas, il peut en­traî­ner une ré­duc­tion du fonc­tion­ne­ment de ces or­ganes. Il s’agit d’une ma­la­die d’ori­gine gé­né­tique, qui en­suite peut être trans­mise aux en­fants. Avant la concep­tion, il faut consul­ter un spé­cia­liste des pro­blèmes ré­naux (un né­phro­logue), qui éva­lue­ra s’il est pos­sible d’en­tre­prendre une gros­sesse.

- Rein mé­dul­laire en éponge

C’est un pro­blème bé­nin, qui ne pose pas de pro­blèmes par­ti­cu­liers pen­dant la gros­sesse et qui se ca­rac­té­rise par l’as­pect par­ti­cu­lier des tis­sus des reins. On as­so­cie sou­vent à cette mal­for­ma­tion des mi­cro­cal­culs qui, pen­dant la gros­sesse, peuvent se dé­pla­cer de leur po­si­tion d’ori­gine.

- Rein en fer à che­val

C’est une dé­for­ma­tion du rein qui peut s’as­so­cier à la dé­for­ma­tion de la ca­vi­té ré­nale. Avant la concep­tion, il faut s’as­su­rer qu’il n’y a pas de di­la­ta­tion grave d’une telle ca­vi­té. Dans ce cas, on doit in­ter­ve­nir chi­rur­gi­ca­le­ment pour cor­ri­ger le dé­faut avant la gros­sesse, Car on pour­rait avoir des in­fec­tions pro­vo­quées par une stag­na­tion d’urine.

- Sténose du joint pyé­lo-ure­té­ral

Ce­la consiste en un ré­tré­cis­se­ment du point de jonc­tion entre le rein et l’ure­tère, un in­con­vé­nient qui rend le flux de l’urine moins fluide et qui en­suite peut pro­vo­quer une di­la­ta­tion consi­dé­rable de la ca­vi­té ré­nale. Avant la concep­tion, il est né­ces­saire de pas­ser des exa­mens de contrôle spé­ciaux, de fa­çon à ex­clure une di­la­ta­tion qu’il fau­drait cor­ri­ger par une in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale, ou pour ex­clure qu’il y ait une in­fec­tion en cours qu’il fau­drait trai­ter aus­si­tôt.

- Ure­tère double et ure­tére bi­fide

Il est pos­sible que deux ur­tères puissent dé­ri­ver d’un rein, à la place d’un seul il peut y en avoir deux qui convergent en un seul (en des­si­nant la forme d’un Y). Ces mal­for­ma­tions ne com­portent pas de pro­blèmes par­ti­cu­liers et donc ne de­mandent pas

de pré­cau­tions spé­ciales.

- Re­flux vé­si­co-ure­té­ral

Ce re­flux est dû à la re­mon­tée de l’urine de la ves­sie dans l’ure­tère. Il peut être ac­tif ou pas­sif. Dans le pre­mier cas, ce­la a lieu quand la ves­sie se contracte pour uri­ner.

Dans le se­cond cas, par contre, il ne coïn­cide pas avec cette contrac­tion. Il est donc tou­jours très re­com­man­dé de consul­ter un spé­cia­liste, qui éva­lue­ra s’il vaut mieux cor­ri­ger ce dé­faut avant d’en­tre­prendre une gros­sesse.

En cas de pro­blèmes aux reins, con­sul­tez un mé­de­cin avant la concep­tion.

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