Gros­sesse : mais bouge-t-il beau­coup ? .......... 48

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Pre­mier au troi­sième tri­mestre

Les coups de pieds et les ca­brioles dans le ventre sont les signes grâce aux­quels le bé­bé com­mence à com­mu­ni­quer avec la ma­man de fa­çon ma­gique et émou­vante.

Ce sont en même temps, des signes plus évi­dents pour vé­ri­fier jour après jour sa san­té. Les nau­sées ty­piques du pre­mier tri­mestre sont ter­mi­nées. Le ventre ce­pen­dant n’est pas en­core très gros. La fu­ture ma­man est cons­ciente qu’une vie est en train de se for­mer à l’in­té­rieur de son ventre, mais elle ne réus­sit pas en­core à com­prendre ce qui se passe vrai­ment. Elle a re­pris ses ha­bi­tudes, elle tra­vaille comme avant et il lui ar­rive presque d’ou­blier qu’elle est en­ceinte. Puis, il se passe quelque chose de nou­veau, le ventre de­vient de plus en plus vi­sible et mys­té­rieu­se­ment vi­vant. Quelque chose a bou­gé, c’est le bé­bé qui com­mence à faire sen­tir sa pré­sence. Les mou­ve­ments du foe­tus de­viennent per­cep­tibles à par­tir de la 20éme-21éme se­maine, même si le bé­bé com­mence à bou­ger bien avant. A par­tir du qua­trième-cin­quième mois la fu­ture ma­man ap­prend spon­ta­né­ment à contrô­ler les mou­ve­ments de son propre en­fant, qui ont ten­dance ce­pen­dant à di­mi­nuer du­rant les der­nières se­maines (pré­ci­sé­ment au­tour de la 34éme se­maine).

VOI­LÀ CE QUI EST UTILE DE SA­VOIR A par­tir de la 9éme se­maine

- Le foe­tus com­mence à bou­ger très tôt dans le ventre de la mère. Les pre­miers mou­ve­ments sont dé­jà pré­sents lors de la neu­vième se­maine, même s’ils ne sont pas iden­ti­fiés lors de l’écho­gra­phie nor­male. Pour les dé­tec­ter il fau­drait faire une écho­gra­phie trans­va­gi­nale (l’on in­tro­duit une sonde dans le va­gin), qui est gé­né­ra­le­ment dé­con­seillée pen­dant la gros­sesse. - Ces pre­miers mou­ve­ments ne sont pas per­cep­tibles par la ma­man, parce que l’em­bryon me­sure seu­le­ment cinq cen­ti­mètres. De plus, il s’agit de mou­ve­ments li­mi­tés à de simples ex­ten­sions et flexions du tronc. Les membres en fait sont en­core seu­le­ment ébau­chés.

A par­tir de la 21éme se­maine

- la femme lors d’une pre­mière gros­sesse com­mence en gé­né­ral à per­ce­voir les mou­ve­ments du foe­tus à par­tir de la 20éme21éme se­maine de gros­sesse. Lors des gros­sesses sui­vantes, il se­ra plus fa­cile pour la femme en­ceinte de re­cueillir les mou­ve­ments du ventre. L’uté­rus plus souple en­ver­ra des si­gnaux plus clairs et l’ex­pé­rience per­met­tra à la ma­man de dis­tin­guer les mou­ve­ments du foe­tus même s’ils sont en­core lé­gers. - Ini­tia­le­ment, ces pre­miers mou­ve­ments sont si­mi­laires à un gar­gouille­ment d’eau. La ma­man a la sen­sa­tion d’un lé­ger cha­touille­ment. Cer­taines femmes les dé­crivent en les com­pa­rant à un bat­te­ment d’ailes.

A par­tir de la 25éme se­maine

- vers la fin du se­cond tri­mestre, les mou­ve­ments du foe­tus com­mencent à être sem­blables à une ruade, plus ou moins in­tense, clai­re­ment per­çue par la ma­man, mais pas en­core vi­sible à l’ex­té­rieur. Au troi­sième tri­mestre, les mou­ve­ments du foe­tus de­viennent plus nets et per­cep­tibles, même en ap­puyant seu­le­ment la main sur le ventre. Par­fois, ils sont tel­le­ment in­tenses qu’ils sont vi­sibles de l’ex­té­rieur, et font bou­ger très lé­gè­re­ment les vê­te­ments de la ma­man. - c’est le meilleur mo­ment pour faire par­ti­ci­per le pa­pa, en l’in- vi­tant à ap­puyer la main sur le ventre. Le bé­bé bouge le tronc, lève et baisse les jambes et les bras, se suce un doigt, change de po­si­tion, la tête est soit en haut soit en bas.

A par­tir de la 32éme se­maine

- du­rant les der­nières se­maines de gros­sesse, les mou­ve­ments se font plus rares. En gé­né­ral, il ne s’agit pas d’un signe de mal

être. Le bé­bé a seu­le­ment gran­di et l’es­pace à sa dis­po­si­tion est plus étroit. Sa grande taille ne lui per­met plus d’ac­com­plir de larges mou­ve­ments comme avant. - la ma­man réus­sit sou­vent à sa­voir dans quelle po­si­tion se trouve le bé­bé, en fait, dans de nom­breux cas, elle a ap­pris à re­con­naître cer­taines par­ties du bé­bé, comme la tête et les pieds. A ce stade, le bé­bé de­vrait dé­jà être tour­né avec la tête vers le bas (po­si­tion cé­pha­lique). Si par contre, il se pré­sente le siège vers le bas (po­si­tion po­da­lique), il faut com­men­cer à éva­luer la pos­si­bi­li­té d’une cé­sa­rienne.

Un contrôle IM­POR­TANT

- A par­tir de la 28éme-30éme se­maine, il est bon que la ma­man ap­prenne à contrô­ler les mou­ve­ments du bé­bé. Ce type de contrôle n’est pas né­ces­saire avant la 28éme se­maine, car la per­cep­tion des mou­ve­ments va­rie beau­coup d’une femme à l’autre et ces der­niers peuvent ne pas être évi­dents du tout. - Le contrôle de l’état de san­té du bé­bé à tra­vers le comp­tage des mou­ve­ments peut avoir lieu spon­ta­né­ment au cours de la jour­née en vé­ri­fiant que le bé­bé est en train de bou­ger. En douze heures, vous de­vez le sen­tir bou­ger au moins une ving­taine de fois. Si la ma­man est per­due dans le comp­tage des mou­ve­ments, mais a eu la sen­sa­tion de le sen­tir bou­ger trop peu, elle peut s’al­lon­ger sur le dos pen­dant en­vi­ron 30 mi­nutes. Pen­dant cette du­rée, elle doit réus­sir à comp­ter au moins trois mou­ve­ments. Si ce­la ne marche pas, res­tez al­lon­gée pen­dant en­core 30 mi­nutes. Si au bout de ces 30 autres mi­nutes vous ne re­mar­quez au­cun chan­ge­ment, il est bien de se rendre chez votre gy­né­co­logue pour une vi­site de contrôle.

L’ÉCHO­GRA­PHIE l’écho­gra­phie ré­vèle cer­tains chiffres im­por­tants pour iden­ti­fier l’état de san­té du bé­bé.

1Elle vi­sua­lise s’il y a une ab­sence de mou­ve­ment ou seu­le­ment un ra­len­tis­se­ment. Le mé­de­cin peut en­suite éven­tuel­le­ment pro­cé­der à un exa­men dé­taillé des mou­ve­ments, y com­pris ceux res­pi­ra­toires et de dé­glu­ti­tion. On donne un nombre de points au bé­bé. Il s’agit ce­pen­dant d’un exa­men com­plexe et pas très si­gni­fi­ca­tif, qui en gé­né­ral est évi­té.

2Elle éva­lue la quan­ti­té de li­quide am­nio­tique. Son in­suf­fi­sance peut être la cause des mou­ve­ments ré­duits du foe­tus et la consé­quence d’un pro­blème.

3Elle vé­ri­fie que la crois­sance du bé­bé est adé­quate à la se­maine de gros­sesse. La ré­duc­tion des mou­ve­ments peut être due, en fait, à une crois­sance ano­male, symp­tôme d’un pro­blème (par exemple le diabète gra­vi­dique).

4Con­trôle l’échange de sang entre la ma­man et le foe­tus. Vers le cor­don om­bi­li­cal et les ar­tères uté­rines. Le mau­vais fonc­tion­ne­ment de l’un d’eux peut com­pro­mettre la san­té du foe­tus qui par consé­quent ré­duit ses mou­ve­ments.

5Elle éva­lue l’état de san­té du pla­cen­ta, l’or­gane qui ga­ran­tit l’ali­men­ta­tion et l’oxy­gé­na­tion au foe­tus. Le ra­len­tis­se­ment de l’ac­ti­vi­té mo­trice peut être pro­vo­quée, en fait, par le vieillis­se­ment du pla­cen­ta.

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