Pa­roles de pa­pa : 5 ans après le jour J

5 ANS APRÈS LE JOUR J

Esprit Bébé - - Sommaire -

Le jour J est ce jour inou­bliable où votre pre­mier en­fant est né. De­puis, tout a chan­gé. Vers le meilleur ou vers le pire ? Voi­ci des pa­roles de pa­pas.

Fabien, 25 ans, Grasse :

« J’ai été hé­si­tant, je ne vou­lais pas avoir d’en­fants tout de suite. Avec ma com­pagne on n’avait pas en­core de plans pour la vie, elle fai­sait en­core des études et je n’avais pas un re­ve­nu stable. Quand Ju­lie m’a dit qu’elle était en­ceinte, j’ai été pris de pa­nique, je suis sor­ti et je suis al­lé chez un co­pain qui avait deux en­fants. Là, j’ai sen­ti comme une odeur de bon­heur se­cret chez lui, les en­fants cou­raient et jouaient dans l’ap­par­te­ment, il y avait des jouets par­tout sur le sol, et ça sen­tait le bon­heur. Je suis vite ren­tré et pris ma com­pagne dans les bras, je lui ai dit : On y va ! On va as­su­rer ! On garde l’en­fant ! Je n’ai ja­mais re­gret­té ce choix ».

Nabil, 27 ans, Rennes :

« Mon fils est ve­nu au monde un pre­mier jan­vier il y a main­te­nant 5ans. J’étais une per­sonne qui vi­vait au jour le jour, pas vrai­ment de but dans la vie, je ne vou­lais que m’amu­ser et faire la fête. De­puis que ce bout d’homme est ar­ri­vé dans ma vie tout a chan­gé. Sa mère est par­tie trop tôt, elle est dé­cé­dée quelques mois après sa nais­sance. J’ai donc dû éle­ver ce bon­homme tout seul. Ca a été l’ap­pren­tis­sage le plus dur de ma vie et le plus dé­li­cieux aus­si. Il y avait beau­coup de mo­ments de dé­tresse, de stress et de co­lère. Je n’y ar­ri­vais pas, je vou­lais par­fois par­tir loin, très loin ! Mais les mo­ments de joie dé­passent de loin ces mo­ments de dé­tresse. Je ne re­grette pas une se­conde et je re­mer­cie Dieu tous les jours de m’avoir don­né cet en­fant ».

Ga­briel, 36 ans, Pa­ris :

« ça fait 6ans que ma fille So­lène est née. Je me rap­pelle de cette jour­née ex­cep­tion­nelle, ma femme avait fait une gros­sesse à risque, bé­bé est né pré­ma­tu­ré et a pas­sé quelques jours à l’hô­pi­tal dans la cou­veuse. On avait très peur pour notre fille, peur des com­pli­ca­tions, peur de ne pas pou­voir as­su­rer une fois de re­tour à la mai­son, etc. Heu­reu­se­ment que ma belle mère est ve­nue nous ap­por­ter un coup de main. Elle était là pra­ti­que­ment tous les jours et elle nous a ap­pris com­ment don­ner le bain à bé­bé, com­ment chan­ger sa couche, etc. Quand je me rap­pelle de tout ça mon coeur se rem­plit de joie. Ma vie a chan­gé de­puis la nais­sance de ma fille, c’est le plus beau ca­deau que la vie m’a fait ».

Lu­do, 29 ans, Mont­pel­lier :

« Je fais des études de mé­de­cine et je suis en couple de­puis 8 ans. De­puis 5ans, je suis le pa­pa d’un pe­tit gar­çon qui s’ap­pelle Ni­co­las. J’ai beau­coup hé­si­té avant d’ac­cep­ter cette si­tua­tion car j’ai un rythme de vie très par­ti­cu­lier. Les études que je fais me prennent tout mon temps. J’ai be­soin de beau­coup de concen­tra­tion et de calme à la mai­son pour tra­vailler. Quand je fais des gardes de nuit j’ai be­soin de re­pos en jour­née. Ça n’a pas été évident au dé­but. Mon fils était un en­fant dif­fi­cile qui ne fai­sait pas des nuits com­plètes, il pleu­rait tout le temps, etc. Les choses ont chan­gé le jour où je me suis ren­du compte qu’il pleu­rait car il souf­frait d’une her­nie in­gui­nale. Une sorte de dé­chi­rure dans le bas ventre. Dieu mer­ci, grâce aux études que je fai­sais j’ai pu diag­nos­ti­quer la si­tua­tion as­sez vite et em­me­ner mon fils se faire opé­rer à temps. De­puis ce jour ma concep­tion des choses a chan­gé et Ni­co­las est de­ve­nu le centre de vie ».

Florian, 31 ans, Nice :

« Je suis père de trois en­fants. Pour mon âge, c’est beau­coup, disent mes amis ! Mais j’as­sume par­fai­te­ment. J’ai tou­jours dé­si­ré avoir une grande fa­mille. D’ailleurs on at­tend un qua­trième en­fant dans quelques mois. La vie avec les en­fants est une aven­ture très riche. Contrai­re­ment à ce que croient mes amis cé­li­ba­taires et qui ne vivent que pour eux-mêmes, je vis des choses très in­tenses, des mo­ments de par­tage très riches. On fait plein de choses avec les en­fants, on joue, on chante, on des­sine et on co­lo­rie, on fait de la ran­don­née et plein de sports d’ex­té­rieur. En été, on passe la moi­tié de la jour­née à la plage à construire des châ­teaux de sable ! C’est très riche une vie avec les en­fants ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.