Cet été, toute la fa­mille fait la cui­sine

Esprit Bébé - - Sommaire -

La san­té passe d'abord par ce que nous man­geons au quo­ti­dien, et de plus en plus de fran­çais dé­si­rent faire la cui­sine chez eux plu­tôt que d'ache­ter des plats pré­pa­rés. Mais la cui­sine n'est pas seule­ment un vec­teur de san­té, c'est aus­si un vec­teur de créa­ti­vi­té. Une ac­ti­vi­té ma­nuelle où on peut se li­bé­rer des ten­sions du quo­ti­dien et se concen­trer sur des gestes simples. Cet été toute la fa­mille fait la cui­sine.

POUR ÊTRE EN BONNE SAN­TÉ, FAITES LA CUI­SINE

Ce n'est pas un scoop, la san­té passe d'abord par le conte­nu de notre as­siette au quo­ti­dien. Le corps est une ma­chine do­tée d'une tech­no­lo­gie on ne peut plus so­phis­ti­quée. C'est pro­ba­ble­ment la ma­chine la plus so­phis­ti­quée sur terre. L'Homme dé­pense beau­coup d'ef­fort pour mettre au point des tech­no­lo­gies qui lui per­mettent de mieux pro­fi­ter de son en­vi­ron­ne­ment, mais il est en­core in­ca­pable de com­prendre tous les rouages de la tech­no­lo­gie que re­pré­sente son propre corps. Le car­bu­rant de ce corps est la nour­ri­ture, ce qui veut dire que la nour­ri­ture que vous ab­sor­bez tous les jours peut op­ti­mi­ser les fonc­tions de votre corps, comme elle peut le dé­truire de l'In­té­rieur. Une mau­vaise nour­ri­ture peut dé­truire son mo­teur, exac­te­ment comme le fe­rait un mau­vais car­bu­rant pour le mo­teur d’une grande et belle voi­ture.

LA CUI­SINE : DES GESTES SIMPLES CHAR­GÉS DE BON­HEUR

La cui­sine ce n'est pas uni­que­ment un vec­teur de san­té, c'est aus­si un an­ti-stress très ef­fi­cace. Vous avez peut-être dé­jà eu en­vie de pas­ser du temps à cou­per mi­nu­tieu­se­ment une sa­lade pour vous li­bé­rer des ten­sions ac­cu­mu­lées au tra­vail. C'est scien­ti­fi­que­ment prou­vé, se concen­trer sur la réa­li­sa­tion de tâches ma­nuelles simples per­met de ren­for­cer l'an­crage dans le corps, et ain­si di­mi­nuer l'in­fluence du men­tal. Il faut bien com­prendre que le men­tal n'est ni bon ni mau­vais, c'est un ou­til qu'il faut sa­voir uti­li­ser. Le même ou­til peut ser­vir à faire de belles réa­li­sa­tions mais aus­si ser­vir à la des­truc­tion. Par exemple, le feu per­met de cuire une bonne piz­za ou en­core de la brû­ler ou de vous brû­ler le doigt si vous le tou­chez. De même, le men­tal est pro­ba­ble­ment l'ul­time ou­til qui a été don­né à l'être hu­main par rap­port aux autres créa­tures, mais cet ou­til peut de­ve­nir dan­ge­reux si on ne sait pas l'uti­li­ser avec me­sure. Pour équi­li­brer l'uti­li­sa­tion du men­tal, il faut rester an­cré dans le corps et exer­cer des ac­ti­vi­tés ma­nuelles ou phy­siques. La cui­sine, tout comme le bri­co­lage et autres ac­ti­vi­tés ma­nuelles, sont de mer­veilleux vec­teurs pour y ar­ri­ver. C'est ain­si que des gestes très simples en ap­pa­rence, comme dé­cou­per des lé­gumes, peuvent être un vec­teur in­croyable de paix in­té­rieure.

LA CUI­SINE, VEC­TEUR D'ÉDU­CA­TION ALI­MEN­TAIRE POUR LES EN­FANTS

Au­jourd'hui nos en­fants passent leur jour­née à l'école pour ap­prendre une in­fi­ni­té de choses, plus ou moins utiles pour la vie, mais au­cune édu­ca­tion ali­men­taire n’est pré­vue dans leur cur­sus. Une édu­ca­tion ali­men­taire est d'au­tant plus né­ces­saire au­jourd'hui que l'on est confron­té à une offre gi­gan­tesque de pro­duits ali­men­taires en tout genre. Il s'agit bien de pro­duits ali­men­taires, c'est-à-dire des ali­ments ayant su­bi beau­coup de trans­for­ma­tions, que ce soit cha­leur ex­trême, pas­teu­ri­sa­tion pour le lait, co­lo­rants et ajout d'ad­di­tifs, etc. Ces trans­for­ma­tions ne sont pas sans consé­quences sur notre or­ga­nisme. C'est ce que la science dé­montre au­jourd'hui, et les cher­cheurs et nu­tri­tion­nistes de tout bord in­vitent les fa­milles à li­mi­ter la consom­ma­tion de plats pré­pa­rés et à op­ter pour une cui­sine fait mai­son. Concrè­te­ment, au lieu d'ache­ter une piz­za pour le dî­ner de ce soir, consa­crez 30 mi­nutes à la pré­pa­ra­tion de la pâte et de la sauce de votre choix et at­ten­dez une ving­taine de mi­nutes que la cuis­son ait lieu. Dire que l'on n'a pas le temps pour faire la cui­sine est un ar­gu­ment sou­vent fac­tice. Le temps est le temps, c'est nous qui dé­ci­dons quoi en faire et com­ment l'uti­li­ser. Si vos en­fants gran­dissent en voyant leurs pa­rents faire la cui­sine ils vont na­tu­rel­le­ment adop­ter ce com­por­te­ment. En plus, les en­fants adorent mettre la main à la pâte ! Il suf­fit de les im­pli­quer et de leur don­ner des tâches re­la­ti­ve­ment faciles et ac­ces­sibles se­lon leur âge. Il faut aus­si éviter d'uti­li­ser les cou­teaux poin­tus et autres ob­jets dan­ge­reux. L’édu­ca­tion ali­men­taire ne dé­pend pas de ce que vous dites à vos en­fants mais des ac­ti­vi­tés qu'ils en­tre­prennent à la mai­son. Au­tre­ment dit, ré­pé­ter à l'en­fant que les piz­zas in­dus­trielles ne sont pas bonnes pour la san­té n'est pas très ef­fi­cace. Par contre pré­pa­rer chaque wee­kend (par exemple) une piz­za fait-mai­son avec la par­ti­ci­pa­tion de toute la fa­mille, peut réel­le­ment leur don­ner en­vie de faire la cui­sine plus tard.

Les cher­cheurs et nu­tri­tion­nistes de tout bord in­vitent les fa­milles à li­mi­ter la consom­ma­tion de plats pré­pa­rés et à op­ter pour une cui­sine fait mai­son.

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