Feng shui pour ma­man et bé­bé, ren­contre avec Ca­ro­line Da­vid Kes­kin, Maître Feng shui

Ca­ro­line Da­vid Kes­kin est Maître Feng, en sep­tembre pro­chain elle sort «Ma grossesse Feng shui » aux édi­tions Jou­vence. Née en Pro­vence au coeur des mon­tagnes dans les Alpes au sein d’une na­ture gé­né­reuse, vi­vante et vi­brante, ses deux grands-pères, l’un

Esprit Bébé - - Sommaire -

CA­RO­LINE DA­VID KES­KIN, VOUS ÊTES MAÎTRE FENG SHUI, POU­VEZ-VOUS NOUS RA­CON­TER VOTRE PAR­COURS ?

Je suis née en Pro­vence, au coeur des mon­tagnes dans les Alpes, mes deux grands-pères, l’un agri­cul­teur et l’autre phi­lo­sophe et hu­ma­niste, m'ont trans­mis l’amour de la terre. J’en­tends en­core l’un d’eux me dire « Re­garde ma pe­tite fille, re­garde ma terre, comme elle res­pire ». Cette phrase ré­sonne dans ma tête en­core au­jourd’hui. Sans le sa­voir, leur amour pour la vie, leurs en­sei­gne­ments ont fait de moi la femme que je suis de­ve­nue. Le tra­vail de dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel et le contact avec la na­ture, je le par­tage aus­si avec ma ma­man, une femme forte et po­si­tive, pleine de sa­gesse. Très tôt, j’ai eu en­vie de voya­ger, de connaître le monde, de ren­con­trer des gens de toutes les cultures. Je suis par­tie en Asie lorsque j’avais à peine 19 ans et ce fut une grande ré­vé­la­tion que de dé­cou­vrir en pleine cam­pagne la sa­gesse orien­tale. Être heu­reux alors qu’on n’a rien ! Être heu­reux de vivre et de par­ta­ger un sou­rire tout sim­ple­ment. A mon re­tour en France, j’in­tègre l’Ins­ti­tut In­ter­na­tio­nal de Tou­risme dont je sors di­plô­mée en In­gé­nie­rie de Ma­na­ge­ment du Tou­risme. Puis, un jour, on m’offre un livre sur le Feng shui et c’est une grande ré­vé­la­tion : je me re­con­necte à ces si belles va­leurs res­sen­ties en Asie et du­rant toute mon en­fance. Je dé­cide alors de me for­mer au­près de plu­sieurs maîtres en mé­ta­phy­sique chi­noise, comme le Feng shui qui est ma grande spé­cia­li­té. C’était il y a plus de 15 ans. De­puis, j’ai sillon­né la France pour ré­équi­li­brer et ré­har­mo­ni­ser des ha­bi­tats comme des en­tre­prises. Je crée en 2006 ma pre­mière école de Feng shui et une se­conde en 2015, la Amin­di­go Aca­dé­mie, où je dis­pense des cours de Feng shui à l’in­ter­na­tio­nal. Via mon blog, ma chaîne You­tube ou lors de chro­niques à la TV, j’ai à coeur de par­ta­ger avec les autres le sa­voir qui m’a été trans­mis. Mais ce qui me rend la plus fière ce sont mon ma­ri et nos trois en­fants. Je suis une femme, une mère si heu­reuse de pré­sen­ter au­jourd’hui à toutes les fu­tures mamans les nom­breuses as­tuces qui m’ont per­mis de me dé­pas­ser pen­dant ma grossesse et de par­ta­ger avec elles ma joie de vivre dans un foyer Feng shui que j’ai eu le cou­rage d’of­frir à ma fa­mille, à mes en­fants. L’amour que l’on sème fait que l’on s’aime d’amour.

L’amour que l’on sème fait que l’on s’aime d’amour.

LE FENG SHUI EST UN ART MIL­LÉ­NAIRE... UN ART OU UNE SCIENCE SE­LON VOUS? QUELS SONT SES PRIN­CIPES MA­JEURS?

Pour moi le Feng shui est au­tant un art qu’une science. C’est un art qui nous per­met d’ap­prendre à s’ou­vrir au monde, à la vie ; il nous en­seigne de res­pec­ter la na­ture et de l’écou­ter puisque celle-ci offre à l’Homme le meilleur exemple d’har­mo­nie. Cet art de vivre per­met à l’Homme de pas­ser de l’in­cons­cient à la conscience ac­tive du rap­port qui nous lie à nos ha­bi­tats en lien avec notre che­mi­ne­ment ter­restre. On consi­dère que le monde est in­ter­con­nec­té. Par exemple, dans un en­droit qui met mal à l’aise, le corps re­çoit des si­gnaux. Le Feng shui, en dé­ve­lop­pant l’in­tui­tion, va ai­der à mettre des mots sur les émo­tions, sur l’his­toire in­di­vi­duelle afin que chaque expérience se trans­forme plus vite en force et en sa­gesse. C’est aus­si, et avant tout, une science de l’amé­na­ge­ment

Contrai­re­ment à l’idée gé­né­ra­le­ment vé­hi­cu­lée, le Feng shui n’est pas de la dé­co­ra­tion.

de l’es­pace très res­pec­tée. Elle est ap­pa­rue en Chine entre 4000 et 6000 ans avant notre ère. Feng shui si­gni­fie vent et eau, deux élé­ments qui sont es­sen­tiels à la vie se­lon les cha­manes chi­nois, puis les em­pe­reurs. Le vent trans­porte la ma­tière qui va être conden­sée dans les nuages pour en­suite, grâce à l’eau de pluie, tom­ber sur la terre et don­ner la vie. C’est un peu comme le phé­no­mène de

la pro­li­fé­ra­tion. Des ob­ser­va­tions et des ana­lyses sont me­nées de­puis des mil­liers d’an­nées en lien avec les pré­ci­sions qu’offre l’as­tro­no­mie chi­noise. Le Feng shui, c’est en­fin, des for­mules ma­thé­ma­tiques et des tra­cés géo­mé­triques. Contrai­re­ment à l’idée gé­né­ra­le­ment vé­hi­cu­lée, le Feng shui n’est pas de la dé­co­ra­tion. Dans ce monde mo­derne, la créa­ti­vi­té, la re­cherche du bien-être est une né­ces­si­té qui peut être at­teinte grâce à une dé­co­ra­tion per­son­na­li­sée. La dé­co­ra­tion est un « plus » pour su­bli­mer le tra­vail mi­nu­tieux du Feng shui.

POUR­QUOI UNE FEMME EN­CEINTE S’INTÉRESSERAIT AU FENG SHUI ?

J’ai­me­rais rendre hom­mage aux mul­tiples fa­cettes de la femme, à toutes les fu­tures mères, mères et grand-mères qui sont au coeur de nos ha­bi­tats de­puis des mil­lé­naires. Por­ter un en­fant est l’une des ex­pé­riences les plus in­tenses de la vie : le corps change et le foyer s’élar­git. Parce qu’elle porte le monde, la femme en­ceinte est la pre­mière mai­son pour tous les en­fants de la terre. Elle est au ser­vice de la vie qui jaillit et se dé­ve­loppe en elle. Le Feng Shui et la femme dé­fendent in­tui­ti­ve­ment les mêmes va­leurs pro­fondes. Leur but com­mun : créer un co­con d’ex­cep­tion, équilibré, res­pec­tueux et har­mo­nieux et en faire un lieu d’échange et de par­tage pour toute la fa­mille. La femme en­ceinte ex­prime en pre­mier lieu, ce be­soin fon­da­men­tal de pou­voir se re­po­ser, se res­sour­cer dans sa mai­son qu’elle sou­haite cha­leu­reuse, har­mo­nieuse et équi­li­brée. En pre­nant soin d’elle, elle prend soin de cette pe­tite graine qui gran­dit en elle. Au­cun livre n’a en­core été écrit sur la femme en­ceinte et son foyer, par le biais de la dé­co­ra­tion ou ce­lui du Feng Shui. Pour­tant si on y ré­flé­chit, ce­la semble tel­le­ment évident. La femme est de tout temps com­pa­rée à son foyer, à un chau­dron, à une pla­nète avec son ventre aus­si rond que la terre. Une mère est une mai­son. En plon­geant au coeur du Feng shui, la femme en­ceinte com­prend que sa mai­son est à son image. « Re­garde où tu vis et tu ver­ras qui tu es ». Par le Feng shui, elle s’offre le bon­heur d’op­ti­mi­ser son lieu por­teur de vie, pour bé­né­fi­cier des bien­faits du­rant toute la grossesse mais aus­si pour ac­cueillir son bé­bé dans un lieu char­gé d’éner­gie po­si­tive. Elle se lais­se­ra le temps d’op­ti­mi­ser toute la mai­son et par­ti­cu­liè­re­ment la chambre de bé­bé. Faire du Feng shui prend du temps, car il s’agit de créer un lien avec sa mai­son comme on crée un lien avec son bé­bé après l’ac­cou­che­ment. Du­rant la pé­riode de grossesse, parce que le corps change, la femme de­vient psy­chi­que­ment hy­per sen­sible et par­ti­cu­liè­re­ment à son en­vi­ron­ne­ment proche. Au­jourd’hui, la femme en­ceinte est su­jette à trop de pres­sion. Même si elle doit prendre des pré­cau­tions, il y a trop d’in­ter­dits. Elle a be­soin de se res­sour­cer et de s’ou­vrir à la pen­sée po­si­tive et à son bien-être. Ma­man de trois en­fants et proche de ces fu­tures mamans, je suis al­lée à leur ren­contre pour leur of­frir un guide qui ré­pond à leur de­mande. J’ai eu la chance aus­si d’in­ter­ro­ger Emi­lie Ma­rée, sage-femme, qui exerce en Ar­dèche et m’a au­to­ri­sée à croi­ser les in­for­ma­tions du Feng shui avec ses propres connais­sances. Un tra­vail de fond pour un livre plein d’in­tenses émo­tions.

QUELS SONT LES BIEN­FAITS DU FENG SHUI POUR LA FEMME EN­CEINTE ET TOUTE LA FA­MILLE ?

Le Feng shui étu­die le ma­gné­tisme ter­restre en se ba­sant sur les di­rec­tions car­di­nales vi­sibles à l’aide d’une bous­sole. Le Nord ma­gné­tique par exemple est très im­por­tant en Feng shui car il nous im­pacte di­rec­te­ment. Des cal­culs ma­thé­ma­tiques puis­sants is­sus de re­cherches as­tro­no­miques per­mettent de connaître l’in­ter­ac­tion entre les éner­gies vi­tales du lieu et celle de chaque per­sonne. Trou­ver sa place, c’est trou­ver les meilleures condi­tions éner­gé­tiques pour se rap­pro­cher du bon­heur et être en meilleure san­té. C’est, par exemple, trou­ver le meilleur em­pla­ce­ment pour la chambre de bé­bé et de ses pa­rents. Cha­cun bé­né­fi­cie­ra d’une éner­gie maxi­male et bien­fai­trice. Un lieu Feng shui re­con­necte cha­cun aux éner­gies de la na­ture, en ville comme à la cam­pagne, et donc à sa propre na­ture. Ain­si, bé­bé et ma­man sont re­con­nec­tés. On dit que le sem­blable at­tire le sem­blable se­lon la loi de la ré­so­nance. S’ou­vrir au monde est un ou­til de dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel et en­cou­rage une belle com­mu­ni­ca­tion entre tous. Dans le couple, par le Feng shui, le conjoint qui ne sait pas ce qu’est être père, va ap­prendre à trou­ver sa place. Ac­cueillir le Feng shui, c’est aus­si ac­cueillir l’har­mo­nie entre un homme et une femme qui bâ­tissent leur foyer. Le fu­tur pa­pa se sent plus in­ves­ti et la fu­ture ma­man a un al­lié. Grâce au Feng shui, elle s’épa­nouie et son état fa­vo­rise la com­mu­ni­ca­tion avec bé­bé et avec tous ses proches. Une fu­ture ma­man crée, par le Feng shui, un lien fort avec son foyer qui lui res­semble et ac­cepte mieux les chan­ge­ments de son corps. Dans “Ma Grossesse Feng Shui”, je lui offre plu­sieurs as­tuces Feng shui mais aus­si des exer­cices de bien-être et de re­laxa­tions pour l’ac­com­pa­gner. Une fu­ture ma­man qui tra­vaille n’a qu’une hâte : ren­trer

« Re­garde où tu vis et tu ver­ras qui tu es »

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