Com­ment choi­sir le lait de mon en­fant ?

C’est une ques­tion ré­cur­rente pour les mamans, quel lait choi­sir ? Al­lai­ter ou ne pas al­lai­ter ? Vous êtes la seule à dé­ci­der, écou­tez votre corps et ne culpa­bi­li­sez sur­tout pas si vous don­nez le bi­be­ron à bé­bé. Un bi­be­ron don­né avec amour vaut mille fois

Esprit Bébé - - Sommaire -

QUELLES SPÉ­CI­FI­CI­TÉS DU LAIT MA­TER­NEL ?

La com­po­si­tion du lait ma­ter­nel est tou­jours idéale pour le bé­bé, car la na­ture fait en sorte que cette com­po­si­tion se mo­di­fie avec le temps. Le lait évo­lue donc pour ap­por­ter à bé­bé les nu­tri­ments par­ti­cu­liers dont il a be­soin. Avant le lait, c’est le co­los­trum, un « pre­mier lait » cou­leur jaune-orange. Il est riche en vi­ta­mines, pro­téines, sels mi­né­raux et en an­ti­corps très utiles pour la pro­tec­tion de bé­bé pen­dant les 48 à 72 heures qui suivent sa nais­sance. Vers le 4ème jour ar­rive le 'lait de tran­si­tion'. Un li­quide fluide et oran­gé, riche en lac­tose (sucre), en graisse et en cal­cium tan­dis que sa te­neur en pro­téines et en im­mu­no­glo­bu­lines di­mi­nue. Le lait ma­ture ar­rive vers le 15ème jour. Un li­quide blanc-bleu­té et lé­gè­re­ment trans­lu­cide. Le lait ma­ter­nel ne se mo­di­fie pas seule­ment avec le temps mais aus­si au cours des té­tées. Au dé­but le lait s'écoule très clair, il est par­ti­cu­liè­re­ment riche en eau, mi­né­raux et sucre afin de cal­mer la faim et la soif du bé­bé. Au fur et à me­sure de la té­tée, le lait de­vient plus dense et plus riche en graisses et en pro­téines afin de ras­sa­sier votre bé­bé, de fa­vo­ri­ser sa crois­sance et de neu­tra­li­ser l’aci­di­té des sucres. C'est pour ce­la que l'on re­com­mande de lais­ser le bé­bé té­ter jus­qu'à ce qu'il lâche le sein avant de chan­ger de sein, ou avant de stopper la té­tée.

LES BIEN­FAITS DU LAIT MA­TER­NEL POUR LA SAN­TÉ LA MÈRE

Une liste des bien­faits pour les mamans vous dé­montre que se lan­cer dans cette mer­veilleuse aven­ture re­pré­sente la meilleure dé­ci­sion à prendre. • L’al­lai­te­ment ma­ter­nel fa­vo­rise la perte de poids après l’ac­cou­che­ment : L’al­lai­te­ment peut ai­der la mère à perdre le poids pris pen­dant la grossesse. En ef­fet, al­lai­ter son en­fant per­met aus­si de brû­ler des ca­lo­ries, ce­la vient du fait que la femme al­lai­tante va pui­ser dans les graisses ac­cu­mu­lées au cours de la grossesse pour pro­duire du lait. • Pro­tec­tion contre le can­cer du sein et des ovaires : Les études ré­centes montrent que l'al­lai­te­ment contri­bue à faire di­mi­nuer les risques de plu­sieurs types de can­cer no­tam­ment le can­cer du sein, du col de l'uté­rus et des ovaires. Pour se pro­té­ger au maxi­mum contre le dé­ve­lop­pe­ment de ces can­cers, il est re­com­man­dé d'al­lai­ter le plus long­temps pos­sible. Ain­si, une femme qui a al­lai­té au moins six ans dans sa vie ré­duit le risque de dé­ve­lop­per l'un de ces can­cers de deux tiers. • Les mères qui al­laitent ont un moindre risque de dé­ve­lop­per une dé­pres­sion : Les femmes al­lai­tantes semblent moins sus­cep­tibles de dé­ve­lop­per une dé­pres­sion post-par­tum. En ef­fet, don­ner le sein ap­porte un bien­fait pour la ma­man qui sé­crète de l'ocy­to­cine. Cette hor­mone a le pou­voir de vous rendre plus dé­ten­due et vous res­sen­tez vé­ri­ta­ble­ment une im­mense sé­ré­ni­té psy­chique, ac­cen­tuée par la li­bé­ra­tion des en­dor­phines, les fa­meuses hormones du bien-être. • C'est bien plus pra­tique que de don­ner le bi­be­ron : Le lait ma­ter­nel est tou­jours à la bonne tem­pé­ra­ture et ne né­ces­site pas de pré­pa­ra­tion. Il est dis­po­nible quand votre bé­bé en a be­soin. Des clés pour choi­sir le lait in­fan­tile • Il existe toute une col­lec­tion de laits in­fan­tiles ayant su­bi des mo­di­fi­ca­tions pour ré­pondre aux be­soins spé­ci­fiques des bé­bés qui ont cer­tains pe­tits troubles et qui ne to­lèrent pas le lait in­fan­tile « clas­sique ». Il existe éga­le­ment des laits in­fan­tiles « spé­ciaux » : Cer­tains laits sont plus adap­tés pour ten­ter de ré­gler des pe­tits troubles di­ges­tifs dont peut souf­frir l’en­fant. Voi­ci des clés pour mieux com­prendre. • Le lait « confort » ou « di­gest » riche en ami­don de pomme de terre ou de maïs. Il est don­né dans le cadre de pe­tites re­mon­tées de lait ou en­core si bé­bé a du mal à être ras­sa­sié. No­tez tou­te­fois que

ces laits peuvent consti­per bé­bé. • Le lait « aci­di­fié » conseillé en cas de bal­lon­ne­ments et coliques. Lait à te­neur ré­duite en lac­tose, avec pro­bio­tiques ou pré-bio­tiques et fer­ments lac­tiques. Il est aus­si in­di­qué en cas de consti­pa­tion. • Le lait « sans lac­tose » est ré­ser­vé pour les bé­bés qui pré­sentent une in­to­lé­rance au lac­tose. • Le lait « an­ti ré­gur­gi­ta­tions » conseillé en cas de re­flux gas­tro-oe­so­pha­gien avé­ré. Un lait pré­épais­si et en­ri­chi en ca­séine, ce qui em­pêche les ré­gur­gi­ta­tions. • Le lait « sans pro­téines de lait de vache » qui est ré­ser­vé aux en­fants al­ler­giques aux pro­téines de lait ou en cas d’al­ler­gie dans la fra­trie ou chez les pa­rents. • Le lait « de sa­tié­té » ou lait bé­bé gour­mand, pour les nour­ris­sons in­sa­tiables. Il per­met de mieux cal­mer la faim des en­fants sou­vent in­sa­tis­faits et plus gourmands, sans aug­men­ter l’ap­port ca­lo­rique. • Dans le cas de tout chan­ge­ment ou pas­sage à un nou­veau type de lait, l’avis de votre pé­diatre est né­ces­saire.

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