Re­tour sur l'hé­ri­tage Mon­tes­so­ri et ren­contre avec Zah­ra Ri­car­do fon­da­trice de la Mon­tes­so­ri box

sur l’hé­ri­tage Mon­tes­so­ri

Esprit Bébé - - Sommaire -

Ma­ria Mon­tes­so­ri est une fi­gure in­con­tour­nable de l’uni­vers de l’édu­ca­tion et du dé­ve­lop­pe­ment de l’en­fant. Re­tour sur les grands prin­cipes d’une édu­ca­tion in­tel­li­gente et bien­veillante se­lon un mé­de­cin en avance sur son temps, une femme pas comme les autres. QUI ÉTAIT MA­RIA MON­TES­SO­RI ?

Ma­ria Mon­tes­so­ri c’est d’abord la pre­mière femme Ita­lienne di­plô­mée de mé­de­cine, à seule­ment 26 ans. Elle sou­tient sa thèse de doc­to­rat le 10 juillet 1896, une

"Le genre hu­main est psy­chi­que­ment bien au-des­sous du ni­veau que la ci­vi­li­sa­tion pré­tend avoir at­teint."

étude cli­nique sur les "hal­lu­ci­na­tions an­ta­go­nistes", avec le sou­tien de son men­tor Ezio Scia­man­na, élève de J.M. Char­cot et de Be­ne­dikt, di­rec­teur de la cli­nique psy­chia­trique de l'uni­ver­si­té de Rome. Les études et les re­cherches de Ma­ria Mon­tes­so­ri, la conduisent à ap­pro­fon­dir les tra­vaux de deux mé­de­cins fran­çais, (Jean-Marc Gaspard Itard et Edouard Seguin) qui ont éla­bo­ré des mé­thodes édu­ca­tives spé­ciales et conçu une nou­velle ap­proche de la ma­la­die men­tale. Ma­ria se pas­sionne pour leurs re­cherches et se rend par­tout en France et en An­gle­terre, vi­si­tant les dif­fé­rents ins­ti­tuts édu­ca­tifs. Elle a dû af­fron­ter et vaincre les pré­ju­gés de son époque, mi­li­tant ac­ti­ve­ment pour la re­con­nais­sance in­ter­na­tio­nale de l'en­fant et de ses droits.

QUEL EST SON HÉ­RI­TAGE ?

L’hé­ri­tage Mon­tes­so­ri est au­jourd’hui pré­sent, non seule­ment dans les écoles Mon­tes­so­ri à pro­pre­ment dit, mais dans l’état d’es­prit de mil­liers de pa­rents et d’en­sei­gnants ou édu­ca­teurs de la pe­tite en­fance, à tra­vers le monde. La fa­meuse ME­THODE MON­TES­SO­RI est une mé- thode d'en­sei­gne­ment ac­tive, c’est-à-dire qui im­plique l’en­fant au lieu de lui pa­ra­chu­ter ver­ti­ca­le­ment des sa­voirs. C’est une mé­thode glo­bale pour l'édu­ca­tion des en­fants en res­pec­tant leur ma­tu­ri­té cé­ré­brale (plu­tôt que leur âge, car les deux peuvent évo­luer à des rythmes dif­fé­rents). C’est aus­si une mé­thode d’édu­ca­tion des pa­rents. Elle est ac­com­pa­gnée par un sup­port ma­té­riel concret, at­trac­tif et scien­ti­fique, au­to­cor­rec­tif et pro­gres­sif, et d'une pé­da­go­gie ap­pro­priée. Cette mé­thode fa­vo­rise l'épa­nouis­se­ment libre de la per­son­na­li­té de l’en­fant, la concen­tra­tion, la res­pon­sa­bi­li­té, la dé­ci­sion, le dé­pas­se­ment et l'au­to­no­mie. Au­tant de com­pé­tences de­ve­nues très à la mode de­puis des an­nées. On parle des com­pé­tences douces,

« L’en­fant n’est pas un vase que l’on rem­plit, mais une source que l’on laisse jaillir » La fa­meuse me­thode mon­tes­so­ri est une mé­thode d'en­sei­gne­ment ac­tive, c’est-àdire qui im­plique l’en­fant au lieu de lui pa­ra­chu­ter ver­ti­ca­le­ment des sa­voirs.

les fa­meux « soft skills » que toutes les grandes uni­ver­si­tés cherchent à dé­ve­lop­per au­jourd’hui, car ce sont les vé­ri­tables clés de suc­cès. Le tra­vail de Ma­ria Mon­tes­so­ri était bien plus glo­bal, même si peu connu du grand pu­blic. Par­mi les ci­ta­tions mar­quantes et qui re­flètent toute la pro­fon­deur de son tra­vail ... "Le genre hu­main est psy­chi­que­ment bien au-des­sous du ni­veau que la ci­vi­li­sa­tion pré­tend avoir at­teint." Une femme d’ex­cep­tion, cer­tai­ne­ment en avance sur son temps, et qui a fa­çon­né cer­taines va­leurs de la mo­der­ni­té que l’on vit au­jourd’hui comme une évi­dence. En ef­fet, l’en­fant n’était consi­dé­ré, à une cer­taine époque, que l’ob­jet et la pos­ses­sion de ses pa­rents. Un être mi­neur sans droits.

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