UN PRO­GRAMME SUI­VI ET ADAP­TÉ

Dé­mar­rer un pro­to­cole de yo­ga thé­ra­peu­tique per­met de de­ve­nir ac­teur et de s’en­ga­ger dans son propre pro­ces­sus d’au­to-gué­ri­son.

Esprit Yoga HS - - SOMMAIRE - Par Lau­rence Pin­sard

Com­ment s’en­ga­ger dans l’au­to-gué­ri­son

La yo­ga­thé­ra­pie est une pra­tique sui­vie et pro­gres­sive de yo­ga, ba­sée sur des exer­cices et des pos­tures par­ti­cu­liè­re­ment ef­fi­caces pour soi­gner un pro­blème ou une pa­tho­lo­gie spé­ci­fiques. Une « cure » com­prend plu­sieurs séances, or­ga­ni­sées se­lon un pro­gramme gra­duel et mo­du­lable, créé spé­cia­le­ment par un yogathérapeute(1) pour une per­sonne. Une pre­mière consul­ta­tion per­met de prendre connais­sance des rai­sons qui amènent la per­sonne à consul­ter, des symp­tômes dont elle souffre, des éven­tuels trai­te­ments mé­di­caux en cours. Le spé­cia­liste écoute une de­mande, pro­cède à une en­quête et pra­tique des tests afin d’éta­blir un bi­lan, qui sert de base pour éta­blir un pro­gramme de yo­ga que la per­sonne de­vra ef­fec­tuer chaque jour chez elle. Si les en­chaî­ne­ments de pos­tures, exer­cices de res­pi­ra­tion et de re­laxa­tion font par­tie de tous les pro­to­coles, le yogathérapeute uti­lise par­fois d’autres ou­tils tels la ré­ci­ta­tion de man­tras ou la mé­di­ta­tion. Il donne aus­si des conseils en ali­men­ta­tion et des re­com­man­da­tions concer­nant le rythme de vie.

Un « contrat de confiance » yo­gique

Le pro­to­cole s’adapte à cha­cun et res­pecte les dif­fé­rences d’âge, de san­té phy­sique et men­tale, de culture, etc. Il n’est d’ailleurs nul be­soin d’être un pra­ti­quant de yo­ga pour s’en­ga­ger dans un pro­ces­sus. Mais, puisque la per­sonne suit son pro­gramme chez elle, de ma­nière au­to­nome, il est né­ces­saire d’être réel­le­ment mo­ti­vé. C’est une sorte de contrat de confiance yo­gique que la per­sonne signe pour de­ve­nir ac­trice de son mieux-être, voire de sa gué­ri­son. Le pro­to­cole est ajus­té au cours de séances in­di­vi­duelles qui suivent la pre­mière ren­contre. Se­lon la pa­tho­lo­gie, les consul­ta­tions in­di­vi­duelles sont plus ou moins nom­breuses. Mais, dans tous les cas, elles s’es­pacent dans le temps au fur et à me­sure du dé­ve­lop­pe­ment de l’au­to­no­mie de l’élève. Le pro­to­cole s’adapte. La du­rée de pra­tique va­rie se­lon les per­sonnes et les séances évo­luent au fil du temps. On com­mence en gé­né­ral par es­sayer d’éra­di­quer les symp­tômes puis, peu à peu, on ap­pro­fon­dit pour trai­ter la cause des symp­tômes, le ter­rain de la per­sonne.

vers une pra­tique en toute au­to­no­mie

Grâce à une pra­tique sui­vie et su­per­vi­sée, les tech­niques de yo­ga vont pro­gres­si­ve­ment ame­ner un chan­ge­ment fa­vo­rable et une prise de conscience de l’in­té­rêt d’une pra­tique per­son­nelle et ré­gu­lière. Cette res­pon­sa­bi­li­sa­tion en­vers sa propre san­té dé­cuple l'ef­fet thé­ra­peu­tique de la pra­tique. À terme, ce­la per­met une in­dé­pen­dance vis-à-vis du thé­ra­peute. Une au­to­no­mie qui pré­sente un im­mense avan­tage pra­tique, dou­blé d'un in­té­rêt éco­no­mique pour le pa­tient. Pour au­tant, il n’est pas ques­tion d’ar­rê­ter de consul­ter son mé­de­cin ou de ces­ser de prendre ses mé­di­ca­ments lorsque ce­la est né­ces­saire !

(1) Tous les pro­fes­seurs de yo­ga ne sont pas yo­ga­thé­ra­peutes. Il existe des for­ma­tions spé­ci­fiques pour se for­mer à la yo­ga­thé­ra­pie (voir p. 124).

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