Je n’ai pas le temps

Ren­dez votre vie plus se­reine avec dix simples exer­cices

Esprit Yoga HS - - MÉDITATION -

Ma vie se dé­roule à un rythme fré­né­tique et je ne connais per­sonne qui ne par­tage pas cette pro­blé­ma­tique de la « pri­va­tion du temps dis­po­nible ». Le temps est de­ve­nu un pro­duit de luxe, un bien rare à consom­mer le plus ra­pi­de­ment pos­sible. Même sans vous re­ti­rer du monde mo­derne tel un as­cète, vous pou­vez pro­gres­ser dans votre conscience du temps, l’uti­li­ser cor­rec­te­ment, en fai­sant un pe­tit pas à la fois, en goû­tant et en ob­ser­vant chaque mo­ment de la vie au mo­ment où il a lieu.

Cinq pe­tites nou­velles ha­bi­tudes

1 Trou­vez une ac­ti­vi­té sans am­bi­tion en termes de ré­sul­tats : un sport, une ac­ti­vi­té ar­tis­tique. Lais­sez-vous ab­sor­ber com­plè­te­ment à en perdre le sens du temps. Lorsque ce­la ar­rive, le temps de­vient un al­lié et non plus un en­ne­mi.

2 Pas­sez du temps avec une per­sonne qui a un rythme dif­fé­rent du vôtre : un en­fant, une per­sonne âgée, un animal de com­pa­gnie. Ob­ser­vez la frus­tra­tion et l’éner­gie né­ces­saire pour vous adap­ter à leur ca­dence. Re­gar­dez-les dans les yeux pen­dant qu’ils parlent, qu’ils agissent, et ten­tez de trou­ver une connexion avec eux.

3 Dé­con­nec­tez-vous des sti­mu­la­tions sen­so­rielles ha­bi­tuelles de votre quo­ti­dien. Exit les mails, le té­lé­phone, les re­la­tions so­ciales vir­tuelles. Oc­cu­pez-vous du rythme de votre corps, de ses mou­ve­ments, de votre res­pi­ra­tion.

4 Re­con­nec­tez-vous à la na­ture, in­dé­pen­dam­ment de la sai­son ou de la mé­téo. La na­ture a son propre rythme, son temps na­tu­rel, elle peut en ce­la être un ex­cellent mo­dèle pour vous.

5 Re­gar­dez dans les yeux une per­sonne qui n’est pas un proche : la concierge, un gar­çon de café, un voi­sin, un col­lègue. Es­sayer de ren­trer en contact avec des per­sonnes qui ne font pas par­tie de nos proches en­ri­chit cer­tains mo­ments d’une jour­née. Cinq pe­tites ac­tions quo­ti­diennes

1 au ré­veil

Ap­pré­ciez la tran­si­tion entre som­meil et ré­veil. C’est le mo­ment où les rêves et les in­tui­tions de­viennent pos­sibles. Ou­vrez-vous à la conscience de ce long ins­tant.

2 avant D’al­ler au tra­vail

Sa­luez avec soin vos proches avant de sor­tir et de vous sé­pa­rer d’eux. Faites-leur sen­tir leur im­por­tance pour vous. Si vous êtes à l’ar­rêt à un feu rouge, faites une pe­tite « pro­me­nade en pleine conscience » avec votre es­prit. Ob­ser­vez un parc, la branche d’un arbre, une fleur, ap­pré­ciez une scène. Du­rant la pause dé­jeu­ner soyez éga­le­ment pré­sent, sans cé­der à l’agi­ta­tion.

3 entre un ob­jec­tif et un autre

Pas­ser d’un dos­sier à un autre, sans goû­ter au plai­sir d’avoir ter­mi­né le pre­mier contri­bue à l’im­pres­sion que tout ce que l’on fait n’est ja­mais suf­fi­sant. Lorsque vous avez ter­mi­né une tâche, ar­rê­tez-vous, res­sen­tez un sen­ti­ment d’achè­ve­ment en même temps que vous goû­te­rez au sen­ti­ment de dé­ta­che­ment du ré­sul­tat. En ins­pi­rant, sou­hai­tez la bien­ve­nue à l’éner­gie qui cir­cule dans votre corps ; à l’ex­pi­ra­tion, lais­sez al­ler ce que vous avez ache­vé.

4 De re­tour à la mai­son

De­meu­rez im­mo­bile et con­cen­tré sur votre res­pi­ra­tion pen­dant 10 à 15 mi­nutes, dans une pos­ture res­tau­ra­trice de yo­ga telle que l’en­fant (Ba­la­sa­na), ou une torsion al­lon­gée. Il s’agit d’une bonne ma­nière de prendre conscience des chan­ge­ments de rythme et de vous pré­pa­rer pour la soi­rée.

5 avant De m’en­dor­mir

Ob­ser­vez les évé­ne­ments de la jour­née, les dé­fis que vous avez af­fron­tés puis lais­sez-les s’en al­ler, dis­pa­raitre. Si vous avez eu un conflit, res­pi­rez pen­dant quelques mi­nutes en es­sayant d’al­lon­ger votre ex­pi­ra­tion : vous dé­ten­drez ain­si votre es­prit, et se­rez mieux pré­pa­ré pour dor­mir.

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