ALM, EVB : LOL !

Le bas­ket­teur ébroï­cien est dé­rou­tant. Il s’an­nonce com­ba­tif, guer­rier, voya­geant vers Roanne pour en­ta­mer une vraie sé­rie… Et il fait tout l’in­verse et rentre tête basse et tout pe­naud à la mai­son. Bon­jour tris­tesse ! En eaux troubles

Eure Infos - - La Une -

Triste at­ti­tude.

Vous avez sû­re­ment en­ten­du ce mor­ceau d’Ol­de­laf in­ti­tu­lé La Tris­ti­tude (*). Pour rap­pel, voi­ci le dé­but de cette chan­son dou­ce­reu­se­ment guille­rette :

La tris­ti­tude, c’est quand tu viens juste d’ava­ler un cure-dent,

Quand tu te rends compte que ton père est Suisse-Al­le­mand,

Quand un co­pain t’ap­pelle pour son dé­mé­na­ge­ment, Et ça fait mal La tris­ti­tude, c’est fran­chir le tun­nel de Four­vière le 15 août,

Quand tu dois al­ler vivre à Nogent-le-Ro­trou,

Quand ton coif­feur t’ap­prend que t’as des re­flets roux,

Et ça fait mal.

La tris­ti­tude, c’est moi, c’est toi, C’est nous, c’est quoi, C’est un peu de dé­tresse dans le creux de nos bras…

La suite est à l’ave­nant. Un amas de pe­tits maux qui gé­nère un vrai mal-être. Un peu de tris­tesse et de so­li­tude. Une triste at­ti­tude, ra­mas­sée en un jo­li mot-va­lise.

La ver­sion ami­ca­liste

La va­lise, c’est un peu celle que l’ALM a pris dans les gen­cives ven­dre­di dans la Loire (95-65). Et la tris­ti­tude, oui les bas­ket­teurs ébroï­ciens sont en plein de­dans. Mais eux, ont une ver­sion qui leur est propre.

Leur tris­ti­tude à eux, c’est d’al­ler à Roanne se prendre une se­couée (-30 !) et sans bron­cher.

C’est de la jouer guer­riers sans ja­mais al­ler s’y frot­ter (la moi­tié des tirs ten­tés der­rière la ligne à 3 points pour une réus­site peau de cha­grin et seule­ment 15 lan­cers, contre 29 aux Roan­nais).

C’est d’en­cais­ser et d’en­cais­ser, sans jouer en équipe, ni ja­mais se re­bel­ler.

Et ça aus­si, ça fait mal, mal, mal ! Aux yeux, aux che­veux, au crâne des sup­por­ters qui at­tendent tou­jours leur Go­dot en si­lence, en com­men­çant tou­te­fois à se dou­ter que ja­mais, cette sai­son, il ne va ar­ri­ver ! Et pour eux aus­si, cette Ma­de­leine tant ché­rie, c’est un peu (beau­coup) de dé­tresse dans le creux de leur bras.

Ont-ils tou­te­fois en­vie de conso­ler ceux qui, ap­pa­rem­ment, se moquent d’eux dès qu’ils sont au loin et qui ne font pas le mé­tier ? On ver­ra ça dans dix jours à la mai­son contre Aix-Mau­rienne. Une équipe qui na­vigue comme l’ALM dans les eaux troubles du bas de clas­se­ment, mais qui vient, elle, de ta­per Bourg-en-Bresse, ce ca­dor de Pro B qui avait don­né la le­çon - non re­te­nue for­cé­ment - aux af­freux piou-piou de Laurent Sciar­ra, le 13 jan­vier der­nier au centre om­ni­sports (57-76).

De la soupe chez Trois­gros

Il fau­dra donc se mé­fier, bien sûr, mais cet unique in­gré­dient ne suf­fi­ra pas.

L’ALM va bé­né­fi­cier d’un jo­li ca­len­drier lors des quatre pro­chains matches. Trois ré­cep­tions (Aix, donc, puis Saint-Quen­tin et Saint-Cha­mond) avec Le Havre coin­cé entre les deux Saint. La suite de la sai­son se joue­ra clai­re­ment dans le mois qui vient.

À Roanne, au pays de Trois­gros, La­mine Kan­té et sa bande ont en­voyé de la soupe d’en­trée de jeu (7-0) avant de re­ve­nir à table jus­qu’au plat de ré­sis­tance (-7 à la pause).

Mais la ré­sis­tance et Evreux, ma­ni­fes­te­ment, ça fait deux ! Les équi­piers de Sa­mir Mek­dad ou­blièrent donc de re­ve­nir à table. Joe « Tu Nous Manques » Bur­ton (18 points, 9 re­bonds, 32 d’éva­lua­tion) et le duo fin­lan­dais Nuu­ti­nen-Ka­ner­vo (37 points et 8/11 à 6,75 m) se goin­frèrent donc pour le plus grand plai­sir de Laurent Plu­vy. « On a fait un jo­li pe­tit match, en re­ve­nant très bien après le re­pos, confiait ce der­nier di­manche

ma­tin. Contrai­re­ment aux ap­pa­rences, le match s’est joué dé­fen­si­ve­ment. On a agres­sé Evreux, on a bien al­ter­né jeu ra­pide et jeu sur de­mi-ter­rain. La dif­fé­rence s’est vite faite et j’ai pu faire en­trer mes jeunes. »

Cô­té vi­si­teur, le dis­cours lors du point-presse était bien en­ten­du ra­di­ca­le­ment dif­fé­rent. « Quand tu manques de res­pect au col­lec­tif, au club, aux par­te­naires, tu te fais châ­tier, confir­me­ra un Laurent Sciar­ra dé­ci­dé­ment adepte de cette re­don­dance. On met en place une tac­tique du­rant la se­maine et sur le ta­bleau avant le match. Et dès le pre­mier quart-temps, on ne res­pecte pas le plan de jeu, avec 29 points en­cais­sés. On a la chance de tour­ner juste à -7 (43-36) mais der­rière, on prend en­core 50 points (N.D.L.R. : même 52 en fait).À par­tir de là, tu ne peux pré­tendre à rien. »

À part peut-être juste chan­ter La Tris­ti­tude du­rant les quatre mois qui viennent. En at­ten­dant le prin­temps, Go­dot, ou le grand chaos. Phi­lippe Guin­chard

(*) La Tris­ti­tude, chan­son d’Ol­de­laf sur l’al­bum Le monde est beau (2011).

C’était contre Charleville-Mézières, le 4 no­vembre der­nier. Hen­ry gri­ma­çait dé­jà, Wal­ker met­tait un ge­nou à terre et Pi­nault avait le masque. Trois mois plus tard, même constat…

Joe « MVP » Bur­ton : 18 points à 67%, 6/6 aux lan­cers, 9 re­bonds, 4 passes, 4 vols et 32 d’éva­lua­tion face à son an­cien club. Et en 24 mi­nutes seule­ment ! Bra­vo l’ar­tiste !

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