L’EAC se rap­proche de Rouen

Avec un staff re­nou­ve­lé, l’équipe mas­cu­line ef­fec­tue­ra, di­manche pro­chain au Havre, son en­trée en Fédérale 3. Après avoir dé­ci­dé cet été, sous l’im­pul­sion de son pré­sident Pierre-Alain Fi­net, de se rap­pro­cher de son voi­sin rouen­nais…

Eure Infos - - La Une -

Cap au nord.

Forum des as­so­cia­tions sa­me­di der­nier, le pré­sident Fi­net fait le bou­lot.

Ai­mable et dis­po­nible, il vante les mé­rites du rugby ébroï­cien et fait l’ar­ticle : « L’Évreux ACR, c’est une école de rugby per­for­mante : titres ré­gio­naux pour les U6, les U12 et les U14 quand les U8 et U10 ont fi­ni à la troi­sième place. L’OPE, le re­grou­pe­ment Evreux-Ver­non-Saint-An­dré-de l’Eure pour les ca­dets et les ju­niors, fonc­tionne tou­jours aus­si bien. Les filles ont ob­te­nu de sen­sa­tion­nels ré­sul­tats en Fédérale 2. Et nous met­tons en place une sec­tion 5 contre 5 en rugby tou­ché, pour ceux qui veulent dé­cou­vrir ce sport ou épar­gner leur corps, tout en se fai­sant du bien ! »

En­tre­tien avec l’homme fort du rugby éa­ciste, qui a fait le choix de tour­ner une page. Et qui as­sume.

Agi­ta­tion

Il semble que le club ait vé­cu une in­ter­sai­son agi­tée. Est-ce le cas ?

Pierre-Alain Fi­net : Oui et non. Des per­sonnes qui ont beau­coup don­né à l’Évreux AC Rugby nous ont, en ef­fet, quit­tés. D’autres ont dé­ci­dé de nous re­joindre. Je crois que ce­la fait par­tie de la vie d’un club. Nous avons éga­le­ment dé­ci­dé de prendre quelques op­tions nou­velles.

Avec le club de Rouen no­tam­ment ?

Ab­so­lu­ment. Je consi­dère la crois­sance du rugby rouen­nais - N.D.L.R. : ac­tuel­le­ment en Fédérale 1 - comme une chance pour la Nor­man­die. Plus il ira haut, plus il en­traî­ne­ra le rugby nor­mand. Le Rouen Nor­man­die Rugby nous a ten­du la main. Nous avons choi­si de la sai­sir. Concrè­te­ment, nos voi­sins rouen­nais nous ont pro­po­sé de créer un re­grou­pe­ment pour les U20 Be­las­cain. Il fonc­tion­ne­ra de la même fa­çon que l’OPE. Chaque joueur conser­ve­ra sa li­cence de club. Comme les Ver­non­nais et les An­dré­siens avec l’OPE. Je crois que tout le monde re­con­naît l’ef­fi­cience de l’OPE. Nous de­vons en­core re­gar­der quels types d’as­sis­tance Rouen pour­raient nous ap­por­ter en ma­tière tech­nique.

Avec le dé­part de Ma­thieu Que­val et l’ar­rêt de Franck De­lé­ger avec l’équipe fa­nion, le club a choi­si de se tour­ner, pour le groupe se­nior mas­cu­lin, vers un en­traî­neur ex­té­rieur au club. Était-ce la pre­mière op­tion ?

Non. Nous avons tout d’abord re­gar­dé en in­terne. Nous avions même une piste as­sez sé­rieuse mais l’af­faire ne s’est pas faite. De fait, nous avons alors ac­ti­vé les ré­seaux pour re­cher­cher un en­traî­neur ex­té­rieur au club. Pa­naït Carp (ex-n° 10 et bot­teur rou­main de l’EAC dans les an­nées 80) nous a orien­tés vers Li­viu Bioan­giu. Pas­cal De­le­planque (ex-coach de l’EAC) a plei­ne­ment va­li­dé cette op­tion, aus­si bien sur le plan rugby que sur les va­leurs hu­maines. Je suis convain­cu que Li­viu, avec son bi­nôme Pa­trick Adam, sau­ra éva­luer nos forces et nos fai­blesses pour s’ap­puyer sur les unes et tra­vailler sur les autres.

Chan­ge­ment

Très vite, des pre­mières dé­ci­sions ont été prises…

Oui, avec le re­tour des trois séances d’en­traî­ne­ment heb­do­ma­daire. Nous avons mis éga­le­ment à la dis­po­si­tion des joueurs qui étu­dient à Rouen un mi­ni­bus. Une so­lu­tion simple mais très ef­fi­cace qui leur per­met de re­ve­nir s’en­traî­ner. En­fin, nous avons mis en place un sui­vi mé­di­cal qui, là en­core, de­vrait nous per­mettre d’être plus ef­fi­cace dans la pré­ven­tion des bles­sures et la ges­tion des pe­tits bo­bos.

Certes ! Mais le nerf de la guerre pour l’Évreux AC Rugby, ce sont les joueurs sur le ga­zon à l’en­traî­ne­ment. Dès main­te­nant, et pen­dant tout l’au­tomne et l’hi­ver. Vous croyez à une prise de conscience et un vé­ri­table chan­ge­ment ?

Le su­jet est évi­dem­ment sur la table. Nous tour­nons dé­sor­mais à 35/40 gars par séance, pour un vo­lant d’une cin­quan­taine de joueurs. Le groupe s’est re­nou­ve­lé avec des ju­niors qui montent et qui ont faim ; des joueurs eu­rois qui ont en­vie de ten­ter le coup en Fédérale 3 ; mais aus­si, de fa­çon as­sez in­at­ten­due, avec des étu­diants de l’école de ki­né de la Musse. Une fois que tout ce beau monde au­ra bien re­pris le rythme, nous de­vrions pré­sen­ter une équipe as­sez frin­gante. Les U20 Be­las­cain pour­ront aus­si être sol­li­ci­tés par les en­traî­neurs.

Le cham­pion­nat com­mence dès di­manche pro­chain, au Havre…

Un club très am­bi­tieux ! Le Havre AC est de­meu­ré en Fédérale 3 grâce au pas­sage de 10 à 12 clubs. Pen­dant l’été, il a fu­sion­né avec le Havre RC, avec une mise en com­mun des moyens fi­nan­ciers. Nous al­lons nous me­su­rer à un club qui dé­sire changer de stan­ding. Nous leur of­fri­rons en re­tour notre jeu­nesse, notre dé­ter­mi­na­tion et, j’es­père, notre rugby.

Am­bi­tion

Au fi­nal, quel ob­jec­tif avez­vous fixé à la for­ma­tion de Fédérale 3 ?

Cette sai­son, nous se­rons en lice avec trois autres clubs nor­mands. J’ai­me­rais que l’EAC soit une nou­velle fois, le pre­mier club nor­mand de Fédérale 3. Évi­dem­ment per­sonne ne se­rait op­po­sé à ce que les gars ac­crochent l’une des six pre­mières places pour une qua­li­fi­ca­tion aux phases fi­nales. Évi­dem­ment, la des­cente de­meure pro­hi­bée. Pour conclure, je reste at­ta­ché aux no­tions de plai­sir et de tra­vail. Avec ces deux in­gré­dients, on peut al­ler loin…

Con­trai­re­ment à ce que l’on pour­rait croire, Pïerre-Alain Fi­net n’a pas mon­tré la sor­tie à Ma­thieu Que­val (ici de dos). C’est bien ce der­nier qui a pré­fé­ré quit­ter ses fonc­tions d’en­traî­neur, en désac­cord avec les orien­ta­tions spor­tives vou­lues par un pré­sident sé­duit par la réus­site du club de Rouen. (Pho­to d’ar­chives : T.E.)

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