CAR­ROS­SE­RIE ET AÉRO

EVO (France) - - Anatomie D’une Groupe B -

Plus que ja­mais, une pro­fu­sion de ma­té­riaux com­po­sites, de fibre de car­bone ou de Kev­lar orne les voi­tures du Groupe B. En l'ab­sence ou presque de res­tric­tion dans ce do­maine, seul le bud­get connaît par­fois des li­mites. Pour­tant, alors qu'au­jourd'hui les au­tos sont sou­vent les­tées pour res­pec­ter le poids mi­ni­mum au­to­ri­sé, les in­gé­nieurs d'alors peinent à ré­duire la masse des Groupe B jus­qu'au seuil pré­vu par le rè­gle­ment. Comme le confirme Da­ven­port : « Une 6R4 n'at­tei­gnait le mi­ni­mum de 960 kg qu'en confi­gu­ra­tion sprint, sans quoi elle ne réus­sis­sait guère à des­cendre sous la tonne. » Quant aux li­ber­tés tou­chant l'aé­ro­dy­na­mique, elles per­mettent chez Au­di de cor­ri­ger cer­tains dé­fauts re­la­tifs à l'équi­libre na­tu­rel de la quat­tro. La sau­vage S1 E2, avec sa proue “chasse-neige” et son aile ar­rière haut per­chée, de­meure la plus spec­ta­cu­laire en ma­tière d'évo­lu­tion aéro. Peu­geot Sport pré­sente aus­si une aile ar­rière im­pres­sion­nante sur la T16 Evo 2, afin no­tam­ment de main­te­nir les tra­jec­toires lors des sauts à très grande vi­tesse. Quant à Aus­tin Ro­ver : « Les voi­tures pré­sen­taient un com­por­te­ment as­sez dé­li­cat, se sou­vient Da­ven­port, ce que l'aéro a ré­pa­ré de fa­çon in­croyable. La 6R4 était trans­for­mée. De bour­rue, elle était de­ve­nue pré­vi­sible. Aux mains des pi­lotes ta­len­tueux que nous avions, tout du moins… »

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