AS­TON MAR­TIN DB11 V8

En tro­quant le V12 As­ton contre un plus pe­tit et plus lé­ger V8 bi­tur­bo Mer­cedes, ob­tient-on une DB11 plus agile et plus in­ci­sive ?

EVO (France) - - Sommaire -

Il est in­dis­cu­ta­ble­ment per­ti­nent et juste d’as­so­cier les mots “As­ton Mar­tin” et “V8”. Ce­la convoque tout de suite à l’es­prit du connais­seur des images de la fa­meuse AMV8 “Os­car In­dia” qui per­mit à la firme de gar­der la tête au-des­sus de l’eau dans les an­nées 80, ou bien de la Van­tage V8 ac­tuelle qui ai­da la marque à élar­gir sa clien­tèle. L’ar­ri­vée de la DB11 V8 se doit donc d’être cé­lé­brée, au moins en tant que pre­mière pierre de la col­la­bo­ra­tion avec Mer­cedes-benz puisque sous son long ca­pot nous trou­vons le même V8 4,0 litres bi­tur­bo qui ha­bi­tuel­le­ment grogne dans les en­trailles de la Mer­ce­de­samg C 63 S.

Plus lé­gère que sa grande soeur pour­vue d’un V12, la DB11 V8 pro­met d’être plus agile et plus en­ga­geante à pi­lo­ter, en un mot, plus evo. Ce bloc plus pe­tit joue une grande part dans l’al­lè­ge­ment glo­bal de 115 kg (dé­sor­mais le poids at­teint 1760 kg) mais il se trouve éga­le­ment ins­tal­lé plus au centre du châs­sis, ce qui mo­di­fie la ré­par­ti­tion des masses qui passe de 51/49 pour la V12 à 49/51 pour la V8.

Mis à part la ges­tion élec­tro­nique spé­ci­fique à As­ton et un car­ter sec abais­sant le centre de gra­vi­té, le 4,0 litres est iden­tique à ce­lui de la C 63 et four­nit là aus­si 510 ch. Ce­pen­dant, l’échap­pe­ment a été en­tiè­re­ment re­pen­sé afin d’of­frir une to­na­li­té spé­ci­fique tan­dis que la ges­tion mo­teur pri­vi­lé­gie une ar­ri­vée plus pro­gres­sive du couple. Le châs­sis re­çoit quelques adap­ta­tions à cette nou­velle im­plan­ta­tion mo­teur, il est éga­le­ment ré­glé dif­fé­rem­ment pour of­frir une plus grande ré­ac­ti­vi­té en ac­cord avec le positionnement plus dy­na­mique de l’au­to. L’es­sieu ar­rière mul­ti­bras est mon­té de fa­çon plus ri­gide tan­dis que sa géo­mé­trie est repensée et le couple res­sort­sa­mor­tis­seurs adap­té. Par ailleurs, les étriers avant adoptent tou­jours 6 pis­tons mais de plus pe­tite taille du fait d’un nez beau­coup moins char­gé. Con­sé­quence, le frei­nage se montre plus pro­gres­sif que sur la ver­sion V12 trop sen­sible. Fait in­té­res­sant, en de­hors des freins, toutes les mo­di­fi­ca­tions châs­sis de­vraient éga­le­ment être adop­tées sur la ver­sion V12.

Et au vo­lant, que vaut cette V8 ? Je dois être hon­nête et vous dire

Ci-des­sus : il est très dif­fi­cile vi­suel­le­ment de dis­tin­guer une V8 d’une V12, no­tez sim­ple­ment que la V12 pos­sède 4 ou­ver­tures sur le ca­pot contre 2 pour la V8. À droite: le V8 se cache tout au fond de la baie mo­teur, ce qui mo­di­fie la ré­par­ti­tion des masses avec une poupe dé­sor­mais plus char­gée que le nez.

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