Des al­liés pour la san­té ………………. 4

Forme et Sante - - Sommaire -

AVEC UNE ALI­MEN­TA­TION COR­RECTE, ON PEUT AI­DER L’OR­GA­NISME à SE MAIN­TE­NIR EN FORME, EN PRé­VE­NANT BON NOMBRE DE TROUBLES COU­RANTS ET EN LUT­TANT CONTRE LES EF­FETS DU VIEILLIS­SE­MENT. LA NATURE MET à NOTRE DIS­PO­SI­TION UNE IN­FI­NI­Té DE SUB­STANCES QUI CONTRI­BUENT à PRO­Té­GER NOTRE SAN­Té.

Les ma­la­dies qui af­fectent les so­cié­tés mo­dernes pro­viennent d’un lent pro­ces­sus d’oxy­da­tion. L’or­ga­nisme « se rouille », vieillit et se dé­té­riore : il s’oxyde comme le fer ex­po­sé aux in­tem­pé­ries. Pour lut­ter contre de pro­ces­sus, les meilleurs al­liés sont les ali­ments an­ti­oxy­dants. Se­lon les ha­bi­tudes, les condi­tions de vie et le pa­tri­moine gé­né­tique de cha­cun d’entre nous, un or­gane plu­tôt qu’un autre se dé­té­riore, s’oxyde et est dé­truit par la ma­la­die. Si l’on ar­ri­vait à en­trer à l’in­té­rieur d’une cel­lule de notre corps, on pour­rait ob­ser­ver un rayon­ne­ment in­ces­sant de pe­tites lu­mières.

Cha­cune d’entre elles re­pré­sente le si­gnal qu’un ra­di­cal libre a réus­si à « vo­ler » un élec­tron, c’est-à-dire à oxy­der une mo­lé­cule. Les ra­di­caux libres dé­truisent pe­tit à pe­tit les mem­branes cel­lu­laires, les pro­téines, la DNA et les en­zymes.

RA­DI­CAUX LIBRES ET AN­TI­OXY­DANTS

Les ra­di­caux libres sont des atomes d’oxy­gène pri­vés d’un élec­tron. Ex­trê-

me­ment agres­sifs à la re­cherche de l’élec­tron man­quant, ils at­taquent les mo­lé­cules pour se le pro­cu­rer. Leur uni­vers est in­croya­ble­ment pe­tit et mal­gré ce­la et leur du­rée de vie très courte (qui ne dé­passe pas 1/100 mil­lio­nième de se­conde), ils sont en me­sure de dé­truire l’or­ga­nisme le plus ro­buste, parce qu’ils pro­voquent une ré­ac­tion en chaîne : quand ils volent un élec­tron à une autre mo­lé­cule, celle-ci à son tour se trans­forme en ra­di­cal, vo­lant un élec­tron à une troi­sième mo­lé­cule et ain­si de suite. Pour lut­ter contre les ra­di­caux libres, cer­taines sub­stances sont né­ces­saires : ce sont les an­ti­oxy­dants.

Com­ment l’or­ga­nisme peut-il se les pro­cu­rer ? Ou il les pro­duit lui-même, mais ce­la n’est pas suf­fi­sant ou bien il les tire des ali­ments, comme les vi­ta­mines, le bé­ta­ca­ro­tène, le sé­lé­nium, et tant d’autres sub­stances pré­sentes dans les ali­ments dé­fi­nis comme « ali­ments de san­té ».

LA THé­RA­PIE DANS L’AS­SIETTE

Nor­ma­le­ment, l’or­ga­nisme pro­duit des ra­di­caux libres pour lut­ter contre les in­fec­tions, éli­mi­ner les bac­té­ries, ga­ran­tir le fonc­tion­ne­ment des muscles et des or­ganes in­ternes ; mal­heu­reu­se­ment, à ce­la se sont ajou­tés ceux pro­duits par la pol­lu­tion, les contagions ali­men­taires, la fu­mée de ci­ga­rette, les ra­dia­tions et le stress. Une ali­men­ta­tion cor­recte peut ce­pen­dant lut­ter contre ces ef­fets : cer­tains ali­ments sont des an­ti­oxy­dants très ef­fi­caces dont on peut dis­po­ser fa­ci­le­ment. Bien en­ten­du, les com­plé­ments ali­men­taires à bas de vi­ta­mines, de mi­né­raux et d’oli­go-élé­ments sont utiles dans la lutte contre les ra­di­caux libres. Ce­pen­dant une pi­lule ne pour­ra ja­mais re­pro­duire la com­plexi­té de la nature. Dans un seul ali­ment, on peut comp­ter des di­zaines de sub­stances dont les ac­tions com­bi­nées ont des pro­prié­tés bé­né­fiques.

Au­jourd’hui, on étu­die les ali­ments qui ont dé­mon­tré leur ef­fi­ca­ci­té dans la lutte contre les ra­di­caux libres : ail, ca­rotte, lé­gumes à feuilles vertes, oi­gnon, citron, germe de blé, pomme, myr­tille, noix, pois­son, so­ja, thé vert, yaourt et toute la fa­mille des choux (vert, bro­co­li, de Bruxelles, etc.).

Leur consom­ma­tion ré­gu­lière est l’as­su­rance d’une meilleure dé­fense contre les ra­di­caux libres.

LES SUB­STANCES QUI NOUS PRO­TÈGENT

Bé­ta­ca­rot­qne

Pré­sent en bonne quan­ti­té dans la ca­rotte et dans tous les vé­gé­taux de cou­leur orange, il est consi­dé­ré comme l’un des an­ti­oxy­dants les plus ef­fi­caces. L’or­ga­nisme y puise la vi­ta­mine A.

° Vi­ta­mine C

Elle neu­tra­lise les sub­stances can­cé­ri­gènes qui se forment dans la viande du­rant la cuis­son sur la braise. Les agrumes, les choux, les fruits des bois, le ki­wi et le per­sil sont riches en vi­ta­mine C.

° Vi­ta­mine E

Com­bi­née avec le sé­lé­nium, elle pro­tège de di­verses formes de tu­meurs, en par­ti­cu­lier celle des pou­mons. Les huiles vé- gé­tales à pres­sion à froid, les fruits secs (noix, amandes, noi­settes) en sont riches. Le sé­lé­nium, quant à lui, se trouve en bonne quan­ti­té dans l’ail.

° Acides pras li­no­léi­bues

Les cel­lules can­cé­ri­gènes se mul­ti­plient dans un en­vi­ron­ne­ment pauvre en acides gras li­no­léiques. On les trouve en bonne quan­ti­té dans l’huile de so­ja à pres­sion à froid, dans les graines de courge, les graines de lin, les fruits secs et dans les pois­sons des eaux froides (sau­mon, sar­dine, truite, ha­reng).

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