Dif­fé­rentes mé­thodes pour soi­gner le stress

Même les spé­cia­listes qui ne sont pas liés di­rec­te­ment à la psy­chia­trie or­tho­mo­lé­cu­laire ac­cordent une grande im­por­tance à la dié­té­tique dans le trai­te­ment pré­ven­tif et thé­ra­peu­tique de cer­tains troubles psy­chiques.

Forme et Sante - - Sommaire -

L’IM­POR­TANCE DE LA DIÉ­TÉ­TIQUE

Se­lon le concept de la psy­chia­trie or­tho­mo­lé­cu­laire, quelques ex­pé­riences ont été faites sur des su­jets schi­zo­phrènes, tant aux EtatsU­nis qu’en Rus­sie. En Rus­sie on a ap­pli­qué la méthode du “jeûne contrô­lé” lorsque les pa­tients n’avaient res­sen­ti au­cune amé­lio­ra­tion de leur état après avoir éprou­vé d’autres tech­niques. Celle-ci com­prend, d’une part une ab­sence to­tale de nour­ri­ture sur une pé­riode entre 25 et 30 jours, d’autre part des exer­cices res­pi­ra­toires, des douches ou des bains sti­mu­lants et des mas­sages quo­ti­diens. Le pa­tient re­prend en­suite une ali­men­ta­tion nor­male, non pas d’un coup mais pro­gres­si­ve­ment : d’abord des fruits, des lé­gumes sans sel, de la sa­lade et du lait fer­men­té ; puis tous les autres ali­ments - à l’ex­cep­tion des viandes qu’il ne consom­me­ra, au mieux, que 6 mois après la fin du jeûne. S’il suit ce trai­te­ment, le pa­tient de­vra res­ter hos­pi­ta­li­sé au moins un mois, sous contrôle mé­di­cal strict. Pen­dant son trai­te­ment, l’or­ga­nisme du pa­tient connaît de nom­breuses trans­for­ma­tions bio­chi­miques :

La­ci­dose san­guine et hy­po­gly­cé­mie pen­dant le jeûne, ac­com­pa­gnées de dé­pres­sion phy­sique et émo­tion­nelle, en plus d’une fa­tigue ac­cen­tuée.

Lors de la re­prise de l’ali­men­ta­tion, on constate un état d’ir­ri­ta­bi­li­té, d’an­xié­té et d’autres troubles qui, les uns comme les autres, vont dis­pa­raître par la suite.

Un autre type de trai­te­ment de la schi­zo­phré­nie, un peu moins ra­di­cal, a été ex­pé­ri­men­té par l’Ins­ti­tut de Psy­chia­trie de Penn­syl­va­nie à Phi­la­del­phie, qui a éta­bli un lien entre la ma­la­die et la consom­ma­tion de lait et de cé­réales. Un groupe de pa­tients a été sou­mis à

un ré­gime ali­men­taire sans glu­ten ni lait, tan­dis qu’un autre pour­sui­vait un ré­gime riche en cé­réales. On a pu consta­ter que les pre­miers connais­saient une amé­lio­ra­tion plus ra­pide de leur état. Tou­te­fois, au­cune conclu­sion dé­fi­ni­tive n’a été ti­rée de cette ex­pé­rience, l’équipe de cher­cheurs sou­hai­tant pous­ser plus loin ses tra­vaux. L’idée de trai­ter des ma­la­dies psy­chia­triques au moyen de sup­plé­ments ali­men­taires gé­nère de nom­breuses contro­verses. La psy­chia­trie clas­sique consi­dère les émo­tions comme des ma­ni­fes­ta­tions sans au­cune re­la­tion avec le corps, sans connexion avec les cel­lules du cer­veau. Il n’en reste pas moins que la thé­ra­pie mé­ga­vi­ta­mi­nique a eu un ef­fet po­si­tif dans de nom­breux cas, grâce à des ré­gimes ali­men­taires com­plets et nour­ris­sants, com­po­sés de pro­duits na­tu­rels et non raf­fi­nés et ex­cluant le sucre, les su­cre­ries, pâ­tis­se­ries et autres dou­ceurs, de même que les bois­sons al­coo­li­sées. Les com­po­sants jour­na­liers de ces me­nus sont : les jus de fruits ci­triques ou de to­mate, le lait, la viande, les oeufs, le beurre, les sa­lades de lé­gumes crus et/ou de fruits et l’huile vé­gé­tale. Ils y ajoutent d’autres mé­thodes na­tu­relles comme la gym­nas­tique, l’hy­dro­thé­ra­pie, les mas­sages, les ap­pli­ca­tions d’ar­gile et la phy­to­thé­ra­pie. Pour ces mé­de­cins, au moindre si­gnal de dé­pres­sion, d’an­goisse, d’an­xié­té, de fa­tigue, etc., il faut aus­si­tôt adop­ter un ré­gime ali­men­taire ap­pro­prié – en ac­cor­dant une prio­ri­té aux soupes de lé­gumes (chou, ail, oi­gnon, na­vet, cé­le­ri…) car elles four­nissent très ra­pi­de­ment tous les élé­ments nu­tri­tifs né­ces­saires sans sur­char­ger l’or­ga­nisme. Peu à peu, on peut se di­ri­ger vers une ali­men­ta­tion ex­clu­si­ve­ment vé­gé­ta­rienne en sup­pri­mant : les viandes, les graisses ani­males, l’al­cool, les al­ca­loïdes (ca­fé, thé, ca­cao, etc.), de même que le ta­bac. Dans ce cas, on consom­me­ra quo­ti­dien­ne­ment des vé­gé­taux crus (fruits, lé­gumes, sa­lades), un plat de cé­réales (blé com­plet, riz com­plet, maïs…) ou des soupes à ba­sede lé­gumes et de cé­réales ac­com­pa­gnées de fa­rine de so­ja, de fro­mages à fer­men­ta­tion na­tu­relle, d’oeufs de ferme, de yaourt et de miel. En­fin il faut quo­ti­dien­ne­ment ajou­ter aux soupes, aux sa­lades ou aux des­serts, deux à trois cuille­rées de germes de blé : les bien­faits d’un tel ap­port, pour l’or­ga­nisme en gé­né­ral et le sys­tème ner­veux en par­ti­cu­lier, sont in­es­ti­mables.

HY­DRO­THÉ­RA­PIE

Eans le trai­te­ment des troubles psy­chiques, les mé­thodes hy­dro­thé­ra­piques consti­tuent un re­cours an­nexe dont le but est de pro­vo­quer une ré­ac­tion phy­sique en cal­mant, en to­ni­fiant et en sti­mu­lant les ré­sis­tances na­tu­relles de l’or­ga­nisme tout en ré­dui­sant les sympt!mes né­ga­tifs qui ac­com­pagnent ces troubles.

BAINS DE SIÈGE FROIDS

Ces bains, pris quo­ti­dien­ne­ment le ma­tin to­ni­fient l’or­ga­nisme et fa­vo­risent une éli­mi­na­tion na­tu­relle des toxines. Si, mal­gré plu­sieurs ten­ta­tives, l’or­ga­nisme ne par­vient pas à s’ha­bi­tuer à une eau à basse tem­pé­ra­ture, vous pou­vez la re­mon­ter au­tour de 1820 de­grés et al­lon­ger la du­rée du bain à 10 mi­nutes. Les bains de siège froids per­mettent une sti­mu­la­tion pro­gres­sive : la ré­ac­tion part de l’épi­derme pour re­joindre en­suite di­vers centres de com­mandes et de co­or­di­na­tion de l’or­ga­nisme (cor­tex, hy­po­tha­la­mus). L’ef­fet

est im­mé­diat : les échanges cel­lu­laires s’ac­cé­lèrent et les dé­chets re­joignent ra­pi­de­ment les or­ganes char­gés de l’éli­mi­na­tion. Même si l’on ne souffre d’au­cun pro­blème phy­sique ou men­tal, il est re­com­man­dé de prendre tous les ma­tins un bain de siège froid. Il sti­mu­le­ra en outre les dé­fenses na­tu­relles de l’or­ga­nisme, per­met­tant ain­si de re­pous­ser dif­fé­rentes agres­sions ex­té­rieures.

BAINS D’ALGUES

Par­ti­cu­liè­re­ment in­di­qués pour for­ti­fier l’or­ga­nisme, les bains chauds (entre 37 et 40 de­grés) mé­lan­gés à des algues ma­rines peuvent se prendre une fois par se­maine et doivent du­rer entre 15 et 20 mn. Pour leur pré­pa­ra­tion il faut lais­ser ma­cé­rer 500 g d’algues sèches ou 3 à 4 kg d’algues fraîches dans de l’eau chaude pen­dant 24 heures, puis au mo­ment de prendre le bain ra­jou­ter en­core un peu d’eau chaude et ver­ser entre 2 et 4 kg de sel ma­rin.

BAINS DE PIEDS ET DE MAINS

à base de bryone (Bryo­nia dioi­ca) Ces bains per­mettent d’ac­cé­lé­rer la cir­cu­la­tion san­guine, les échanges cel­lu­laires et l’éli­mi­na­tion des toxines. Plon­gez au préa­lable dans l’eau du bain 3 poi­gnées de feuilles de bryone ; elles doivent bouillir entre 10 à 15 mn. Du­rée du bain : 15 à 20 mn.

BAINS DE BRAS

ac­com­pa­gnés de fric­tions Re­com­man­dé par­fois aux su­jets souf­frant d’an­goisses et de dé­pres­sion : une cuille­rée de vi­naigre de cidre au ré­veil. Ils doivent en­suite im­mer­ger leurs avant-bras jus­qu’aux bi­ceps dans de l’eau bien fraîche (30 se­condes), puis se fric­tion­ner la poitrine avec une éponge ru­gueuse trem­pée dans un mé­lange à pro­por­tion égale d’eau et de vi­naigre de cidre. La fi­na­li­té de ces dif­fé­rentes opé­ra­tions est de sti­mu­ler le mé­ta­bo­lisme et le sys­tème en­do­cri­nien, ce qui abou­tit à une re­vi­ta­li­sa­tion de tout l’or­ga­nisme.

MAR­CHER DANS L’EAU

Cette ac­ti­vi­té per­met de for­ti­fier l’or­ga­nisme. On peut mar­cher dans la mer, dans un ruis­seau, dans une pis­cine, l’im­por­tant est que l’eau soit fraîche et qu’elle par­vienne jus­qu’au mol­let. La ré­ac­tion est pra­ti­que­ment im­mé­diate, pro­cu­rant en l’es­pace de 2 mn soit une sen­sa­tion de cha­leur agréable dans les pieds, soit une dou­leur ai­guë sui­vie d’une sen­sa­tion de cha­leur. On peut aus­si choi­sir de cou­rir dans de l’herbe hu­mi­di­fiée par la ro­sée, ou de l’herbe sèche, jus­qu’à res­sen­tir le même type de sen­sa­tion – ce qui peut prendre 3 ou 4 mn.

COM­PRESSES CHAUDES

Pour fa­bri­quer ces com­presses, que l’on s’ap­pli­que­ra au ni­veau du dos pour fa­vo­ri­ser la re­laxa­tion ou sur le plexus so­laire pour sou­la­ger les sen­sa­tions d’an­goisse ou d’ir­ri­ta­tion, on uti­li­se­ra des ser­viettes dont la di­men­sion est pro­por­tion­nelle à la sur­face cou­verte. On plon­ge­ra ces ser­viettes dans de l’eau bien chaude, en pliant cha­cune d’elles en 4 ou en 8. Faites at­ten­tion à ne pas vous brû­ler tout en es­sayant de sup­por­ter la tem­pé­ra­ture la plus chaude pos­sible. Dès que le tis­su se re­froi­dit, vous de­vez le rem­pla­cer par un autre. Le temps d’ap­pli­ca­tion doit va­rier entre 20 et 30 mn.

MAS­SAGES

Les mas­sages rem­plissent un rôle im­por­tant dans le trai­te­ment des troubles neu­ro­psy­chiques : ils per­mettent de re­vi­ta­li­ser le corps, ils amé­liorent la cir­cu­la­tion du sang, le drai­nage lym­pha­tique et l’éli­mi­na­tion des toxines tout en cal­mant et to­ni­fiant en même temps le sys­tème ner­veux.

MASSAGE 1

Po­si­tion cou­chée sur le dos, res­pi­ra­tion la plus ré­gu­lière pos­sible. Se concen­trer sur la dé­tente de cha­cun de ses muscles. Lais­ser pas­ser une mi­nute pour s’as­su­rer qu’au­cun muscle ne reste blo­qué. Si c’est le cas, se concen­trer sur ce­lui-ci jus­qu’à ob­te­nir le même ef­fet de re­lâ­che­ment. Gar­der la bouche ou­verte afin de ne contrac­ter au­cun muscle de la mâ­choire. Lais­ser pas­ser en­core 2 mn, puis tour­ner suc­ces­si­ve­ment le corps en­tier sur un cô­té puis l’autre. Re­ve­nir à la po­si­tion ini­tiale et se re­po­ser du­rant 1 à 2 mn.

MASSAGE 2

Po­si­tion cou­chée sur le dos. Se concen­trer sur son propre poids de corps en lais­sant sa tête, ses bras et ses jambes pe­ser sur le sol comme s’ils étaient faits de plomb. Après 2 ou 3 mn, le­ver un bras à quelques cm au-des­sus du sol en veillant à ne faire au­cun ef­fort su­per­flu, puis le lais­ser re­tom­ber en un mou- ve­ment na­tu­rel et ra­pide. Ré­pé­ter avec l’autre bras, puis avec cha­cune des jambes, en ob­ser­vant une re­laxa­tion de 2 mn entre chaque mou­ve­ment.

MASSAGE 3

De­bout, le corps droit, lais­ser pendre les bras de ma­nière to­ta­le­ment re­lâ­chée. Re­muer le corps de gauche à droite, de sorte que les bras se ba­lancent comme s’ils étaient sans vie. Blo­quer un des avant-bras avec la main op­po­sée et le se­couer de fa­çon à ce que la main libre se ba­lance pa­reille­ment, inerte. Même opé­ra­tion avec l’avant-bras et la main op­po­sés. Un pro­gramme quo­ti­dien plus com­plet in­clut des exer­cices res­pi­ra­toires is­sus de la tra­di­tion orien­tale.

RES­PI­RA­TION

EXER­CICE 1

As­sis sur les jambes, ge­noux col­lés, le dos et le cou bien droits, réunir ses mains – paumes vers le haut – de fa­çon à for­mer un cercle dont le centre se­ra le cha­cra du point 1 (ap­pe­lé Tan-den en ja­po­nais). Ce point re­pré­sente le centre de phy­sique du corps, amas­sant et re­dis­tri­buant l’éner­gie dans son en­semble. Il se si­tue à une dis­tance d’en­vi­ron 3 doigts au-des­sus du nom­bril. En se concen­trant pour re­por­ter tout le poids du corps vers le bas, ex­pi­rer par la bouche en émet­tant un son ou­vert et mur­mu­ré ; contrac­ter en même temps la par­tie in­fé­rieure de l’ab­do­men comme si on vou­lait ex­pul­ser du corps tout l’air qu’il contient.

Pour ce faire, on se penche vers l’avant. Gar­der les pou­mons vides du­rant 4 se­condes puis ins­pi­rer len­te­ment par le nez, sans émet--

tre au­cun bruit et en veiller à se re­mettre en po­si­tion bien droite en re­lâ­chant et en re­dres­sant d’abord l’ab­do­men puis le tho­rax. Cette ins­pi­ra­tion doit du­rer 8 se­condes, en mar­quant une pau­sede 4 se­condes lorsque les pou­mons sont dé­jà bien pleins. Ex­pi­rer len­te­ment une nou­velle fois pen­dant 8 se­condes, en mar­quant de la même fa­çon une pause de 4 se­condes quand les pou­mons sont vides. Re­nou­ve­ler le pro­ces­sus. Il est im­por­tant, tant dans l’ins­pi­ra­tion que l’ex­pi­ra­tion, de faire en sorte que le dé­bit d’air en­trant ou sor­tant soit cons­tant tout au long du dé­compte des se­condes. De même, l’es­prit doit se concen­trer for­te­ment sur le cha­cra du point 1. Pro­gres­si­ve­ment, l’exer­cice va de­ve­nir plus fa­cile et l’on pour­ra aug­men­ter la du­rée de la ré­ten­tion ou de l’ex­pul­sion d’air (de 4 se­condes à 6 puis 8). Il faut par­ve­nir à faire du­rer l’exer­cice en­tier (ins­pi­ra­tion, ex­pi­ra­tion, main­tien des pou­mons vides ou pleins) en­vi­ron 5 mn. En­suite, avec l’ex­pé­rience on pour­ra l’étendre jus­qu’à 30 mn sans cau­ser au­cun pré­ju­dice. A la fois cal­mante et ri­gou­reuse, cette ac­ti­vi­té gé­nère une éner­gie vi­tale puis­sante.

EXER­CICE 2

As­sis sur un ma­te­las ou sur un drap po­sé au sol, jambes croi­sées de telle ma­nière que les ge­noux soient plus bas que le bas­sin, dos bien droit. Joindre les mains à la hau­teur du cha­cra du coeur, en re­fer­mant les paumes et en dres­sant les doigts vers le haut. Main­te­nir les avant-bras pa­ral­lèles au sol et in­cli­ner les épaules que l’on va es­sayer de re­lâ­cher, de même que le buste,les bras et le cou. Ins­pi­rer pro­fon­dé­ment en s’ef­for­çant de res­sen­tir le pas­sage de l’éner­gie vi­tale du cha­cra point 1 au cha­cra du coeur, aux bras et aux mains. Ecar­ter en­suite les bras sur les cô­tés, re­tour­ner les paumes et joindre le pouce et l’in­dex de chaque main afin de blo­quer le cir­cuit d’éner­gie à l’in­té­rieur du corps. Ex­pi­rer en­suite en re­lâ­chant dou­ce­ment les doigts pour que l’éner­gie se dif­fuse dans les mains. Ra­bais­ser les mains, les pla­cer à la hau­teur du cha­cra du point 1 où cha­cune for­me­ra un cercle comme dans l’exer­cice 1. Gar­der la pose quelques ins­tants en se concen­trant bien.

EXER­CICES DE RE­LAXA­TION

pour tout le corps

Ovant d’ef­fec­tuer les exer­cices sui­vants, il faut au préa­lable avoir pra­ti­qué les exer­cices de res­pi­ra­tion … et 1 pen­dant plu­sieurs se­maines. Ln­suite, ceux-ci de­vront être in­té­gré à un pro­gramme phy­sique com­plet afin de par­ve­nir à une meilleure spon­ta­néi­té dans la ré­ac­tion de l’or­ga­nisme.

EXER­CICE 1

De­bout, mains le long du corps, pieds lé­gè­re­ment écar­tés. Dé­tendre le corps par une pro­fonde res­pi­ra­tion. Ex­pi­rer len­te­ment en se concen­trant sur l’ex­pul­sion de l’air, comme si le corps se re­lâ­chait à par­tir de son centre. Il faut es­sayer d’al­lon­ger cet ef­fet d’éti­re­ment jus­qu’aux épaules, aux bras, aux mains et aux doigts. Tendre le cou vers le haut, in­cli­ner le corps vers l’ar­rière puis de chaque cô­té pen­dant 30 se­condes.

EXER­CICE 2

Tou­jours de­bout, ra­me­ner les pieds joints et tendre tout le corps len­te­ment vers le haut en se his­sant sur la pointe des pieds. Re­ve­nir à la po­si­tion ini­tiale en ex­pi­rant pro­fon­dé­ment.

Pour­suivre ce même mou­ve­ment en es­sayant de tou­cher le pla­fond avec ses mains : se concen­trer sur le cha­cra du point 1 tout en cour­bant le tronc vers l’ar­rière et en se his­sant sur la pointe des pieds.Ter­mi­ner sys­té­ma­ti­que­ment par une ex­pi­ra­tion lente et pro­fonde.

EXER­CICE 3

De­bout, le dos droit. Tendre le corps vers une pa­roi ou un mur en face de soi en pliant len­te­ment le buste et en le lais­sant pendre vers l’avant, de sorte que les mains puissent tou­cher le sol ou les or­teils. Les épaules doivent être par­fai­te­ment re­lâ­chées alors que les ge­noux res­tent droits. Dé­tendre len­te­ment le corps tout en conser­vant la même po­si­tion, sans faire au­cun ef­fort. Si l’on sent une ten­sion d’une par­tie du corps, concen­trer sa res­pi­ra­tion en di­rec­tion de celle-ci afin d’ob­te­nir le même état de re­lâ­che­ment. En­fin, re­ve­nir à la po­si­tion de dé­part : de­bout, le dos droit.

EXER­CICE 4

De­bout, dos droit. Tendre son corps vers le haut et se cour­ber vers l’ar­rière mais sans for­cer. La res­pi­ra­tion doit être calme, le re­lâ­che­ment doit de­ve­nir de plus en plus pro­fond à me­sure que l’on exé­cute de nou­veaux mou­ve­ments et que l’on par­vient à mieux se contrô­ler.

EXER­CICE 5

Po­si­tion de­bout, pieds écar­tés. Plier le buste vers l’avant et es­sayer de tou­cher le pied droit avec la main gauche ; la main droite doit être éle­vée au-des­sus du corps (mo­ment que l’on ac­com­pagne des yeux). Main­te­nir cette po­si­tion entre 30 se­condes et une mi­nute en res­pi­rant de fa­çon na­tu­relle et com­plète. Ré­pé­ter le mou­ve­ment du cô­té op­po­sé, puis re­ve­nir à la po­si­tion ini­tiale.

EXER­CICE 6

De­bout, bras bal­lants. Sans bou­ger les pieds, tour­ner au maxi­mum le corps et la tête de chaque cô­té. Les mou­ve­ments doivent être lents et la res­pi­ra­tion com­plète.

EXER­CICE 7

De­bout, jambes écar­tées. Flé­chir la­té­ra­le­ment sans for­cer, un cô­té après l’autre. Le bras du cô­té où l’on flé­chit est re­le­vé au-des­sus de la tête. Re­lâ­che­ment et ex­pi­ra­tion lors du re­tour à la po­si­tion ini­tiale.

EXER­CICE 8

De­bout, jambes as­sez écar­tées. Plier le buste vers l’avant, les bras bal­lants, en es­sayant de tou­cher le sol avec ses doigts.

EXER­CICE 9

Pe­ser de tout son poids en di­rec­tion des pieds (qui doivent être par­fai­te­ment à plat), puis s’ac­crou­pir sur une seule jambe tan­dis que l’autre est ten­due. Le pied de la jambe flé­chie doit res­ter bien plat tan­dis qu’on s’ef­force d’éti­rer les doigts de l’autre pied vers l’avant.

EXER­CICE 10

De­bout, les pieds et les ge­noux tour­nés vers l’in­té­rieur, ta­lons vers l’ex­té­rieur. Même mou­ve­ment que le pré­cé­dent.

EXER­CICE 11

Po­si­tion ac­crou­pie, dos droit. Pla­cer les mains der­rière le dos et es­sayer de pous­ser les fes­siers vers l’avant.

EXER­CICE 12

Les pieds joints, flé­chir les ge­noux (en po­sant les mains sur eux ou au­tour les che­villes) et faire un mou­ve­ment de ro­ta­tion de chaque cô­té afin d’éti­rer les ge­noux au maxi­mum.

CHRO­MO­THÉ­RA­PIE

Vi la per­sonne est très eu­pho­rique, qu’elle ne par­vient pas à dor­mir ou à se cal­mer, les cou­leurs re­com­man­dées sont : Ie jaune vif pour cal­mer le su­jet en­suite, une teinte verte très sou­te­nue puis une ex­po­si­tion au bleu.

EN CAS DE DÉ­PRES­SION, LES COU­LEURS CONSEILLÉES SONT :

Le rouge ou le rose vif pour don­ner force et vi­ta­li­té ; le bleu pour ré­ta­blir l’équi­libre. On n’uti­lise pas la cou­leur verte car, bien qu’elle sou­lage la ten­sion et res­taure l’équi­libre émo­tion­nel, elle peut aus­si pro­vo­quer un calme ex­ces­sif - et donc avoir un ef­fet né­ga­tif.

L’HY­PO­CON­DRIE :

Peut être trai­tée en mé­lan­geant des nuances de vio­let et de bleu, et se­ra ac­com­pa­gnée d’un sui­vi psy­cho­thé­ra­peu­tique.

LES ÉTATS PA­RA­NOÏAQUES :

Is­sus en gé­né­ral de dif­fé­rentes peurs, de­mandent beau­coup de calme. Les cou­leurs in­di­quées sont le vert et le bleu à forte dose.

LES PHO­BIES

Elles doivent être trai­tées de la même fa­çon. Les per­sonnes souf­frant de ca­ta­to­nie manquent de sti­mu­la­tion et de mo­ti­va­tion. Les cou­leurs à uti­li­ser sont le vio­let, le rou­get et le bleu. Le bleu est éga­le­ment in­di­qué pour les cas d’au­tisme.

LE BLEU

Les rayons bleus agissent au ni­veau psy­chique, ils dé­tendent et calment, ils apaisent un es­prit préoc­cu­pé, ex­ci­té ou en per­pé­tuelle ten­sion ner­veuse. C’est aus­si la cou­leur de l’in­tui­tion et des fa­cul­tés men­tales éle­vées.

LE BLEU IN­DI­GO

Le bleu in­di­go in­fluence les or­ganes de la vue et de l’ouïe. Cette cou­leur est liée au po­ten­tiel ner­veux, men­tal et psy­chique de l’in­di­vi­du.

LE VIO­LET (UL­TRA­VIO­LET)

Troubles de la per­son­na­li­té, sys­tème ner­veux fa­ti­gué ou trop sol­li­ci­té, ma­ni­fes­ta­tions né­vro­tiques et toute autre af­fec­tion men­tale ou ner­veuse peuvent être trai­tés ef­fi­ca­ce­ment grâce aux vi­bra­tions des ra­dia­tions de vio­let (ul­tra­vio­let).

QUELQUES OB­SER­VA­TIONS EN CE QUI CONCERNE LES TROUBLES :

Ln pre­mier lieu, il est bon de sou­ve­nir qu’une per­sonne souf­frant de troubles men­taux est un être hu­main qui a be­soin de soin et d’at­ten­tion. L’amour est le meilleur re­mède, et sa ma­ni­fes­ta­tion le meilleur trai­te­ment.

Les per­sonnes qui luttent di­rec­te­ment contre les ma­la­dies men­tales en ques­tion doivent tou­jours re­cher­cher l’équi­libre émo­tion­nel le plus par­fait.

L’in­ter­ne­ment de su­jets souf­frant de telles ma­la­dies est plus sou­vent le fait de la famille. Celle-ci vit l’in­ter­ne­ment comme un re­pos, mais le su­jet y voit un em­pri­son­ne­ment qui peut en­traî­ner de pro­fondes souf­frances phy­siques.

L’in­di­vi­du souf­frant de troubles psy­chiques doit évo­luer dans un en­vi­ron­ne­ment calme, lu­mi­neux (murs clairs mais pas de blanc ; ja­mais de noir). Les chambres doivent être équi­pées de lampes de cou­leur bleue, verte, li­las ou vio­lette ; pas de grille ou de bar­reau aux fe­nêtres.

Les chocs élec­triques ou par in­su­line sont in­ad­mis­sibles et consti­tuent une vio­lence ca­rac­té­ri­sée à l’en­contre du su­jet. En cas de psy­chose ma­nia­co-dé­pres­sive, le trai­te­ment chro­mo­thé­ra­peu­tique doit être mo­du­lé en fonc­tion des mo­ments de crise.

CLIMATOTHÉRAPIE

E’une ma­nière gé­né­rale, les spé­cia­listes de cette dis­ci­pline conseillent aux gens souf­frant de dé­pres­sion, d’an­goisses ou d’an­xié­té, de pas­ser le plus de temps pos­sible à l’air libre, dans des en­vi­ron­ne­ments calmes et riches en oxy­gène )bois, parcs, jar­din­sâD. Ils re­com­mandent aus­si les sé­jours dans des sta­tions ther­males si­tuées si pos­sible au bord d’un lac afin d’évi­ter aus­si bien l’al­ti­tude que le lit­to­ral. En­fin, il est bon de prendre des bains de so­leil ma­ti­naux dont on éten­dra pro­gres­si­ve­ment la du­rée (com­men­cer par 15 à 20 mn seule­ment, puis al­lon­ger le temps d’ex­po­si­tion jus­qu'à 2 heures).

ARO­MA­THÉ­RA­PIE

Ies huiles es­sen­tielles les plus em­ployées pour soi­gner les troubles psy­chiques sont les huiles de : lavande (La­van­du­la of­fi­ci­na­lis), ver­veine )(er­be­na tri­phyl­la), ca­mo­mille )On­the­mis no­bi­lis) et noix de mus­cade )ôy­ris­ti­ca fra­grans). Ces es­sences sta­bi­lisent le to­nus, dé­tendent ou sti­mulent le sys­tème ner­veux. La dose mi­ni­mum est de 4 gouttes, 3 fois par jour, à l’ex­cep­tion de la noix de mus­cade. Celle-ci est for­te­ment hyp­no­tique ; uti­li­sée en ex­cès, elle peut en­traî­ner des convul­sions. Dif­fé­rents trai­te­ments éla­bo­rés en France, as­so­ciant aro­ma­thé­ra­pie, oli­go-élé­ments et io­ni­sa­tion, montrent des amé­lio­ra­tions si­gni­fi­ca­tives dans le soin de cas com­plexes de dé­pres­sion, d’agres­si­vi­té et d’épui­se­ment ner­veux se­lon les don­nées des mé­de­cins fran­çais F. Bar­deau et J. Val­net.

Il existe d’autres cal­mants comme : l’es­sence d’oran­ger (Ci­trus au­ran­tium) ou de gé­ra­nium (Pe­lar­go­nium gra­veo­lens).

PHY­TO­THÉ­RA­PIE

Eès l’ins­tant oU on ac­cepte de voir l’or­ga­nisme comme un tout, com­po­sé de fonc­tions dis­tinctes mais in­dé­pen­dantes, on ne peut plus conce­voir l’idée qu’un trouble don­né af­fecte une zone sans com­pro­mettre les autres. Cet état de fait, par­ti­cu­liè­re­ment vrai en ce qui concerne les troubles psy­chiques, im­plique l’adop­tion de trai­te­ments vi­sant aus­si bien à soi­gner les ma­ni­fes­ta­tions im­mé­diates de l’af­fec­tion que de main­te­nir ou de ré­ta­blir les fonc­tions or­ga­niques vi­tales. D’une ma­nière gé­né­rale, la dié­té­tique, mais aus­si l’hy­dro­thé­ra­pie et la gym­nas­tique, ont cet ef­fet glo­bal. Les plantes mé­di­ci­nales sont un sub­sti­tut tout aus­si va­lable : elles com­plètent les tech­niques ci­tées plus haut et rem­placent avan­ta­geu­se­ment les mé­di­ca­ments al­lo­pa­thiques (pas de dé­pen­dance ni d’ef­fets se­con­daires).

PRÉ­PA­RA­TION

Pour tout ce qui concerne la ré­gu­la­ri­sa­tion des fonc­tions de di­ges­tion, d’as­si­mi­la­tion et d’éli­mi­na­tion, des­quelles dé­pend la nu­tri­tion de l’en­semble des cel­lules, donc des cel­lules ner­veuses, quelques pré­pa­ra­tions sont re­com­man­dées : Mettre le soir un oeuf en­tier (y com­pris la co­quille) et bien la­vé dans une coupe que l’on rem­plit à ras bord de jus de ci­tron. Boire le jus le len­de­main ma­tin seule­ment. Ré­pé­ter l’opé­ra­tion 3 fois par se­maine pen­dant 3 mois. Si on le juge né­ces­saire, on re­nou­vel­le­ra l’opé­ra­tion 2 ou 3 fois dans l’an­née. Les jours où l’on ne prend pas le trai­te­ment

pré­cé­dent, on peut boire une tasse de la dé­coc­tion sui­vante : faire bouillir une cuille­rée à soupe de fe­nu­grec (ou tri­go­nelle) dans en­vi­ron 2 tasses d’eau jus­qu’à ce que le li­quide ré­duise de moi­tié. En plus de fa­vo­ri­ser l’as­si­mi­la­tion, cette dé­coc­tion est bonne pour le foie et le pan­créas. Après le dé­jeu­ner ou le dî­ner, on peut prendre une in­fu­sion sti­mu­lant des fonc­tions hé­pa­tiques : ver­ser dans une tasse d’eau bouillante 5 g de co­riandre, lais­ser in­fu­ser, fil­trer et boire im­mé­dia­te­ment.

Pn peut re­cou­rir aus­si sou­vent que né­ces­saire à des pré­pa­ra­tions à base d’herbes spé­ci­fiques dans le trai­te­ment des af­fec­tions sui­van­tesN :

Spasmes, convul­sions, ver­tiges, pal­pi­ta­tions, étour­dis­se­ments, maux de tête, vo­mis­se­ments, diar­rhées, etc. En ce qui concerne les troubles psy­chiques en par­ti­cu­lier, les pré­pa­ra­tions in­di­quées ci-après per­mettent, soit de cal­mer ou de re­laxer l’or­ga­nisme sans cau­ser de dé­pres­sion, soit de le to­ni­fier sans en­traî­ner d’ex­ci­ta­tion.

AN­GÉ­LIQUE

(An­ge­li­ca of­fi­ci­na­lis) Cette in­fu­sion est par­ti­cu­liè­re­ment re­com­man­dée en cas de dé­pres­sion ac­com­pa­gnée de fa­tigue et de perte d’ap­pé­tit.

nfu­sion : Cou­per 25 g de ra­cine d’an­gé­lique en tout pe­tits mor­ceaux, puis les ver­ser dans un litre d’eau bouillante. Fil­trer le li­quide après 10 mn. Boire 3 tasses par jour, tou­jours après les re­pas.

CÉ­DRAT

(Lip­pia ci­trio­do­ra) Boire 2 ou 3 tasses par jour entre les re­pas en cas d’an­goisse.

nfu­sion : Ver­ser 20 g de feuilles et de fleurs de cé­drat dans un litre d’eau bouillante ; lais­ser in­fu­ser 15 mn. Fil­trer.

AR­MOISE

(Ar­te­mi­sia vul­ga­ris) Cette bois­son, dé­con­seillée pour les femmes en­ceintes, est utile en cas de crises d’an­goisse, d’an­xié­té et de pho­bies.

nfu­sion : Lais­ser in­fu­ser 15 g de feuilles et de fleurs d’ar­moise pen­dant 10 mn dans un litre d’eau bouillante. Boire quo­ti­dien­ne­ment 2 tasses du li­quide fil­tré.

CHI­CO­RÉE

(Ci­cho­rium in­ti­bus) Boire 3 pe­tites tasses au fil de la jour­née, prin­ci­pa­le­ment en cas de troubles psy­chiques ac­com­pa­gnés de ma­ni­fes­ta­tions hy­po­con­driaques.

Eé­coc­tion : Faire bouillir 50 g de ra­cine de chi­co­rée dans un litre d’eau pen­dant 8 mn ; fil­trer.

CHÉVREFEUILLE

(Lo­ni­ce­ra ca­pri­fo­lium) Cette pré­pa­ra­tion est conseillé pour le soin des troubles neu­ro­lo­giques en gé­né­ral.

nfu­sion : Ver­ser 40 g de fleurs de chèvre­feuille dans un litre d’eau bouillante et lais­ser in­fu­ser pen­dant 25 mn. Boire quo­ti­dien­ne­ment 3 pe­tites tasses du li­quide fil­tré.

JUS­QUIAME NOIRE

(Hyos­cyan­nus ni­ger) Bien qu’elle soit as­sez ef­fi­cace contre l’hys­té­rie, la jus­quiame noire ren­ferme des prin­cipes toxiques ; il est bon de consul­ter un mé­de­cin avant d’y re­cou­rir.

nfu­sion :

Mettre seule­ment 1 g de jus­quiame noire sèche dans 20 cl d’eau bouillante et fil­trer as­sez ra­pi­de­ment le li­quide. Boire la moi­tié de l’in­fu­sion 30 mn avant d’al­ler se cou­cher et le res­tant juste avant de s’en­dor­mir.

HOU­BLON

(Hu­mu­lus lu­pu­lus)

Eé­coc­tion : Faire bouillir dans un pe­tit vo­lume d’eau une cuille­rée à ca­fé de fleurs de hou­blon (1 mn seule­ment). Lorsque le li­quide est re­de­ve­nu tiède, fil­trer et boire aus­si­tôt. Ré­pé­ter l’opé­ra­tion 3 ou 4 fois par jour en cas d’an­goisse, d’an­xié­té et d’ex­ci­ta­tion.

EU­CA­LYP­TUS

(Eu­ca­lip­tus glo­bu­lus)

Eé­coc­tion : Faire bouillir dans un litre d’eau 25 g de feuilles adultes pen­dant 10 mn. Ré­par­tir 3 pe­tites tasses de cette bois­son dans la jour­née. Son ef­fet est bé­né­fique en cas de crises d’an­goisse ou d’an­xié­té, y com­pris lors­qu’elles s’ac­com­pagnent de pho­bies.

LAVANDE

(La­van­du­la of­fi­ci­na­lis) Cette bois­son est spé­cia­le­ment in­di­quée en cas de ten­dance à l’hy­po­con­drie.

nfu­sion :

Ver­ser 40 g de lavande dans un litre d’eau bouillante et lais­ser re­po­ser pen­dant 15 mn. Boire 2 pe­tites tasses par jour du li­quide fil­tré sauf si l’on souffre d’in­flam­ma­tions du tube di­ges­tif.

MÉ­LISSE

(ou ci­tron­nelle) (Me­lis­sa of­fi­ci­na­lis) L’eau de mé­lisse, tout comme sa tein­ture, sont in­di­quées en cas d’hys­té­rie, d’an­xié­té, d’an­goisse et d’ex­ci­ta­tion.

Lau de mé­lisse :

Cette bois­son tra­di­tion­nelle, que l’on peut trou­ver dans cer­tains ma­ga­sins spé­cia­li­sés, se pré­pare chez soi de la ma­nière sui­vante : Dans 2,5 litres d’al­cool à 70°, lais­ser ma­cé­rer du­rant 4 jours 350 g de fleurs de mé­lisse fraîches, 75 g d’écorce de ci­tron, 40 g de can­nelle, 40 g de clou de gi­rofle, 40 g de noix de mus­cade, 20 g de co­riandre et 20 g

de ra­cine d’an­gé­lique. Pas­sé ce dé­lai, fil­trer le mé­lange ob­te­nu et le conser­ver dans un ré­ci­pient bou­ché à l’éme­ri. Di­luer une de­mi cuille­rée à ca­fé de cette pré­pa­ra­tion dans une tasse d’eau chaude su­crée d’un peu de miel, et boire.

Sein­ture :

Dans 10 cl d’al­cool à 70°, lais­ser ma­cé­rer pen­dant 5 jours 20 g de fleurs sèches de mé­lisse. Fil­trer la tein­ture et la conser­ver dans une bou­teille mu­nie d’un compte-gouttes. Di­luer 10 gouttes dans une pe­tite tasse d’eau chaude su­crée avec un peu de miel.

PAS­SI­FLORE

(Pas­si­flo­ra in­car­na­ta) Pré­pa­ra­tion re­com­man­dée en cas d’ex­ci­ta­tion ner­veuse et d’hys­té­rie.

nfu­sion :

Ver­ser 15 g de feuilles et de fleurs de pas­si­flore fraîches dans 15 cl d’eau bouillante. Fil­trer et boire aus­si­tôt.

Sein­ture :

Lais­ser ma­cé­rer 20 g de fleurs de pas­si­flore fraîches dans 100 g d’al­cool à 60°. Après une se­maine, fil­trer la tein­ture avec un filtre adé­quat. Conser­ver le li­quide dans une bou­teille mu­nie d’un compte-gouttes. Prendre 20 gouttes deux ou trois fois par jour (dont une fois avant de se cou­cher).

MIL­LE­FEUILLE

(ou achil­lée) (Achil­lea mil­le­fo­lium) Re­com­man­dée en cas de troubles psy­chiques à ten­dance hy­po­con­driaque, cette pré­pa­ra­tion ne doit pas être don­née aux femmes en­ceintes.

nfu­sion :

Après avoir lais­sé in­fu­ser 60 g de mil­le­feuille (la fleur sans la ra­cine) pen­dant 18 mn dans 1 l d’eau bouillante, fil­trer le li­quide et boire 3 pe­tites tasses par jour.

SAUGE

(Sal­via of­fi­ci­na­lis) 3 pe­tites tasses par jour pour lut­ter contre les troubles neu­ro­psy­chiques en gé­né­ral ou la dé­pres­sion.

nfu­sion :

Lais­ser in­fu­ser 30 g de feuilles de sauge dans un litre d’eau bouillante (18 mn) ; adou­cir le li­quide fil­tré avec du miel.

ORAN­GER

(Ci­trus vul­ga­ris) Boire 3 pe­tites tasses par jour en cas de dé­pres­sion ac­com­pa­gnée d’une in­tense fa­tigue.

nfu­sion :

Ver­ser 40 g de feuilles et de fleurs d’oran­ger dans un litre d’eau bouillante. Lais­ser in­fu­ser 18 mn, puis fil­trer.

TILLEUL

(Ti­lia vul­ga­ris) Boire quo­ti­dien­ne­ment 3 tasses de cette pré­pa­ra­tion fil­trée en cas d’an­goisses, d’an­xié­té ou de pho­bies.

nfu­sion :

Lais­ser in­fu­ser 40 g de feuilles de tilleul pen­dant 20 mn dans un litre d’eau bouillante.

PRI­ME­VÈRE

(Primula of­fi­ci­na­lis) Cette dé­coc­tion agit contre l’hys­té­rie.

Eé­coc­tion :

Ver­ser une cuil. à ca­fé de fleurs de pri­me­vère dans une pe­tite cas­se­rolle d’eau ; ajou­ter un peu de miel ; ame­ner à ébul­li­tion (10 mn) ; fil­trer le li­quide et boire aus­si­tôt.

VA­LÉ­RIANE

(Va­le­ria­na of­fi­ci­na­lis) Cette in­fu­sion per­met de com­battre la neu­ras­thé­nie.

nfu­sion … :

Ver­ser 8 g de ra­cine de va­lé­riane dans 15 cl d’eau fraîche et lais­ser ma­cé­rer pen­dant 8 heures. Boire peu à peu tout au long de la jour­née.

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