Le be­soin de sti­mu­la­tion

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C’est le «chal­lenge» entre le sti­mu­lus et la ré­ponse de l’or­ga­nisme. Sans sti­mu­la­tion au­cune, sans le stress, c’est la dé­chéance pro­gres­sive de l’or­ga­nisme et fi­na­le­ment la mort. La na­ture hu­maine a be­soin d’être sti­mu­lée pour exis­ter, mais elle a aus­si ses li­mites.

Lorsque les sti­mu­lus de­viennent trop vio­lents ou ré­pé­ti­tifs, la fa­cul­té phy­sio­lo­gique de ré­ponse de l’or­ga­nisme peut être dé­pas­sée et le mé­ca­nisme se dé­règle. Le stress de­vient alors une source de souf­france. Mais le stress c’est aus­si la vie ! Et la sa­gesse de cha­cun de nous est de bien ap­pré­cier ses propres ca­pa­ci­tés de ré­sis­tance et d’adap­ta­tion. La san­té, le bien-être dé­pendent de notre vo­lon­té et de la peine qu’on se donne pour mieux se connaître.

MIEUX COM­PRENDRE LE STRESS

Le stress est un mot à double vi­sage. Comme la guerre ! Il si­gni­fie agres­sion, mais en même temps dé­fense ! Le mot «stress» est dé­sor­mais en­tré dans le lan­gage cou­rant. Sa si­gni­fi­ca­tion d’ori­gine (stress = ten­sion) tend à in­di­quer main­te­nant une vé­ri­table ma­la­die, une sorte de dé­prime que l’on n’ose pas nom­mer. Mais… comme le stress en­globe deux cô­tés in­dis­so­ciables: une sti­mu­la­tion et la ré­ponse de l’or­ga­nisme à celle-ci, la fa­çon de per­ce­voir cette ré­ac­tion de l’or­ga­nisme comme quelque chose de po­si­tif ou de né­ga­tif est stric­te­ment sub­jec­tive et per­son­nelle. Elle est due seule­ment à notre at­ti­tude face à la vie.

Nous ne sommes pas égaux de­vant le stress !

L’évo­lu­tion de cha­cun d’entre nous, ain­si que notre hé­ri­tage gé­né­tique fait que nous n’avons pas tous les mêmes ré­ac­tions par rap­port au stress. On se dé­fend plus ou moins bien, on est plus ou moins bien dé­fen­du.

Un mal bien par­ta­gé le stress est dans l air, il nous colle la peau.

C’est avec lui que la guerre in­terne com­mence. Les bar­rières na­tu­relles épi­der­miques ont du mal à ré­sis­ter aux par­ti­cules pol­luantes et notre peau vieillit. Quoi qu’in­sai­sis­sable, le stress va au plus pro­fond de nous-mêmes, il pa­ra­site ce qu’on ap­pelle notre sen­si­bi­li­té: les bri­mades du chef, le re­tard du bus, le bruit du chan­tier d’à cô­té, les cris des en­fants… tout ce­la est fac­teur de stress. De­ve­nu «le Mal de vivre» ou « la Ma­la­die du siècle», comme au­tre­fois la tu­ber­cu­lose, on dé­couvre les ra­vages ou les «avan­tages» du stress dès qu’on ouvre la té­lé, tout au long de la jour­née et même dans nos rêves pen­dant le som­meil.

LE STRESS, C’EST AUS­SI UN MO­TEUR !

Pa­ra­doxa­le­ment, la ré­ponse à l’agres­sion, au stress peut conduire à des per­for­mances in­at­ten­dues. L’Etat de Stress de l’ar­tiste ou du spor­tif, le trac, li­bé­ra­teur d’adré­na­lines, est par­fois le mo­teur qui aide à sor­tir de la crise pro­vo­quée par le stress et peut al­ler jus­qu’à lui faire ac­com­plir des prouesses. Le stress ap­pa­raît comme un moyen par le­quel l’hy­po­tha­la­mus, centre de contrôle du sys­tème ner­veux et hor­mo­nal, gère le ni­veau d’éner­gie or­ga­nique pour conser­ver in­tactes toutes les fonc­tions de la vie. C’est un mé­ca­nisme d’adap­ta­tion que Hans Se­lye (in­ven­teur de la na­tion de stress) a ap­pe­lé le «syn­drome gé­né­ral d’adap­ta­tion».

LES TROUBLES PSY­CHIQUES

Il s’agit ici de mieux com­prendre la na­ture de ces troubles qui en­traînent des troubles psy­cho­lo­giques ou men­taux, sou­vent ac­com­pa­gnés de pro­blèmes or­ga­niques va­riés comme des psy­choses (ma­nia­co-dé­pres­sive et schi­zo­phré­nique) ou des né­vroses (hys­té­rie, neu­ras­thé­nie, pho­bies, ob­ses­sions, crises d’an­goisse, dé­pres­sion, mé­lan­co­lie), qu’elles soient pleines ou par­tielles. Fon­da­men­ta­le­ment, les psy­choses se dif­fé­ren­cient des né­vroses en ce sens qu’elles mo­di­fient les ca­rac­té­ris­tiques ba­siques de l’in­di­vi­du et peuvent pro­gres­si­ve­ment dé­truire le lien qui l’unit à la réa­li­té. La né­vrose tend dé­jà à al­té­rer ce rap­port à la réa­li­té en dur­cis­sant chez le su­jet son mode de conduite et ses re­la­tions so­ciales. Ces troubles psy­chiques peuvent avoir plu­sieurs ori­gines : pré­dis­po­si­tion, hé­ré­di­té, ex­pé­riences trau­ma­tiques, conflits, mais aus­si se­lon de ré­centes études, un manque de cer­taines vi­ta­mines et de mi­né­raux dans l’or­ga­nisme. La vie mo­derne - agi­ta­tion, ab­sence de tranquillité et de sécurité, iso­le­ment, sé­den­ta­ri­té, mau­vaise qua­li­té de l’air et de la nour­ri­ture – peut aus­si fa­vo­ri­ser leur éclo­sion. Si l’on com­bine un style de vie dés­équi­li­bré et l’emploi de cal­mants, on peut en­core ag­gra­ver la si­tua­tion. La mé­de­cine na­tu­relle – à la­quelle on in­cor­pore cer­tains concepts psy­chia­triques et psy­cha­na­ly­tiques – peut soi­gner ces troubles d’une ma­nière dé­ci­sive en ai­dant à la re­cherche d’un par­fait équi­libre : phy­sique, men­tal et spi­ri­tuel.

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