L'insomnie

Nous pas­sons un tiers de notre vie dans notre lit. Pour cer­tains, c’est le mo­ment pro­vi­den­tiel de tom­ber dans les bras de Mor­phée et de se ré­veiller, plu­sieurs heures plus tard, dis­pos pour une bonne jour­née ! Pour d’autres, c’est le dé­but de l’en­fer. On

Forme et Sante - - Sommaire -

Le som­meil est fra­gile, de nom­breux fac­teurs ex­té­rieurs ou in­té­rieurs peuvent le per­tur­ber et pro­vo­quer l’insomnie. Avant de perdre pa­tience ou de prendre des som­ni­fères, des me­sures simples et na­tu­relles peuvent en ve­nir à bout dans un très grand nombre de cas.

D’après les études scien­ti­fiques ef­fec­tuées de-puis les an­nées cin­quante, notre som­meil se di­vise en plu­sieurs stades: Le som­meil lent lé­ger, le som­meil lent pro­fond et le som­meil pa­ra­doxal. Le som­meil lent lé­ger est consti­tué du stade 1 et 2 du som­meil. Le stade 1 est ce­lui de l’en­dor­mis­se­ment, c’est un som­meil proche de l’état de veille où l’on peut en­core se ré­veiller en af­fir­mant qu’on ne dort pas, puis le stade 2, plus pro­fond, où la per­sonne com­mence réel­le­ment à dor­mir et à perdre conscience de ce qui l’en­toure.

LES DIF­FÉ­RENTS STADES DU SOM­MEIL

Les stades 3 et 4 sont ap­pe­lés lents pro­fonds. Les rythmes cé­ré­braux sont de plus en plus lents et amples, les yeux sont im­mo­biles, la mo­bi­li­té mus­cu­laire est presque nulle. A ce stade, il est dif­fi­cile de ré­veiller le dor­meur. Ce mo­ment est la phase la plus pro­fonde et la plus ré­pa­ra­trice du som­meil. En­fin, le som­meil pa­ra­doxal est ca­rac­té­ri­sé par une ato­nie mus­cu­laire to­tale mais de ra­pides mou­ve­ments des yeux qu’on ap­pelle les REM. A ce mo­ment-là, le rythme car­diaque, la res­pi­ra­tion, la ten­sion ar­té­rielle pré­sentent des va­ria­tions im­por­tantes. Une nuit compte en­vi­ron cinq cycles de som­meil lent puis pa­ra­doxal du­rant cha­cun en­vi­ron une heure et de­mie. Tout le monde n’a pas be­soin de la même dose de som­meil. Cer-

tains d’entre nous ont na­tu­rel­le­ment be­soin de dor­mir dix heures par nuit: ce sont de gros dor­meurs consti­tu­tion­nels, alors que d’autres se contentent de cinq heures pour se ré­veiller en pleine forme. En moyenne, on doit dor­mir sept à huit heures de som­meil par 24 heures.

L’INSOMNIE : TOUT LE MONDE LA CONNAÎT DE TEMPS EN TEMPS

Tout le monde connaît des in­som­nies de temps à autre. Elles sont cau­sées par une ten­sion pas­sa­gère (dif­fi­cul­tés pro­fes­sion­nelles, voyage, chan­ge­ments de vie) et ne né­ces­sitent pas de trai­te­ment. Dans ces mo­ments-là, il est bon de ne pas suc­com­ber à la ten­ta­tion du som­ni­fère pour évi­ter de créer une dé­pen­dance mé­di­ca­men­teuse qui peut ra­pi­de­ment de­ve­nir pé­nible alors que le pro­blème au­rait pu se ré­gler de lui-même avec un peu de pa­tience. Les causes de l’insomnie sont très di­verses: elle peuvent être phy­siques (cer­taines ma­la­dies, les dou­leurs, le ron­fle­ment), psy­cho­lo­giques (deuil, sou­cis, etc...) ou liées à une mau­vaise hy­giène de vie. Le trai­te­ment de l’insomnie n’est pas unique: chaque insomnie a son trai­te­ment, et il doit être pres­crit par un mé­de­cin. Les mé­de­cines douces donnent un large éven­tail de pos­si­bi­li­tés sé­rieuses de sor­tir na­tu­rel­le­ment de l’en­fer de l’insomnie et ain­si d’évi­ter la spi­rale des som­ni­fères.

SEPT À HUIT HEURES DE SOM­MEIL SONT NÉ­CES­SAIRES

L’insomnie est pro­vo­quée par un trouble si­tué dans les dif­fé­rentes étapes et cycles que consti­tue le som­meil, mais aus­si par des pro­blèmes neu­ro­lo­giques ou psy­cho­lo­giques, et même par l’usage incorrect ou exa­gé­ré de som­ni­fères, de sti­mu­lants ou de ca­fé et d’al­cool. Ten­ter d’évi­ter les sources d’an­xié­té et dor­mir se­lon ses be­soins sont vi­taux pour conser­ver une bonne san­té. Rien de tel qu’une bonne nuit de som­meil pour se le­ver avec la force de vaincre les obs­tacles, pe­tits ou grands, que notre vie met in­évi­ta­ble­ment sur notre route.

LES DAN­GERS DES SOM­NI­FÈRES

Les mé­di­ca­ments som­ni­fères, ap­pe­lés aus­si hyp­no­tiques, sont des mé­di­ca­ments très ef­fi­caces contre l’insomnie. Les som­ni­fères prin­ci­pa­le­ment uti­li­sés au­jourd’hui sont les ben­zo­dia­zé­pines et ses dé­ri­vés; ils ont rem­pla­cé les bar­bi­tu­riques dont l’usage s’est ré­vé­lé trop dan­ge­reux.

De­puis leur ap­pa­ri­tion, des abus, de la part des mé­de­cins comme des pa­tients, ont été com­mis. La consul­ta­tion d’un mé­de­cin est in­dis­pen­sable avant toute prise de som­ni­fère. Ce­lui-ci fe­ra, idéa­le­ment, un bi­lan com­plet et pres­cri­ra éven­tuel­le­ment des hyp­no­tiques adap­tés à son cas, et ce­ci seule­ment sur une pé­riode ne dé­pas­sant pas six se­maines. Il ne s’agit ja­mais de la thé­ra­pie unique de l’insomnie: elle pas­se­ra for­cé­ment par une ré­édu­ca­tion du som­meil du pa­tient. Les som­ni­fères ont des ef­fets se­con­daires très gê­nants, les prin­ci­paux étant l’ac­cou­tu­mance et la dé­pen­dance.

L’ac­cou­tu­mance est la baisse pro­gres­sive de l’ef­fet du mé­di­ca­ment sur le pa­tient; ce­la si­gni­fie qu’il se­ra obli­gé d’aug­men­ter inexo­ra­ble­ment les doses de mé­di­ca­ment pour ob­te­nir les mêmes résultats. La dé­pen­dance et une ré­ac­tion phy­sique et psy­cho­lo­gique vis-à-vis du mé­di­ca­ment: le pa­tient ne peut plus se pas­ser du mé­di­ca­ment. S’il l’ar­rête,

il va res­sen­tir un phé­no­mène de re­bond, c’est-à-dire un re­gain d’an­xié­té et d’insomnie, mais il va aus­si res­sen­tir de vives an­goisses si, à l’oc­ca­sion d’un voyage par exemple, il l’a ou­blié chez lui. Les autres ef­fets se­con­daires sont la som­no­lence diurne et les pertes de mé­moire. On le pres­crit donc sur une pé­riode courte et on di­mi­nue les doses pro­gres­si­ve­ment par pa­liers lorsque le som­meil a été re­trou­vé.

L’INSOMNIE AUX MILLE VI­SAGES

QUEL IN­SOM­NIAQUE ÊTES-VOUS ?

La moi­tié des Fran­çais se plaint de mal dor­mir, et un fran­çais sur 10 prend ré­gu­liè­re­ment et de­puis un long mo­ment des som­ni­fères. Il existe un grand nombre de types d’in­som­nies et bien plus en­core de causes de troubles du som­meil. Pour les trai­ter ef­fi­ca­ce­ment, il est in­dis­pen­sable de pou­voir faire l’ana­lyse de son insomnie.

Nous ne trai­te­rons pas dans ces lignes des in­som­nies liées à cer­tains fac­teurs ex­ternes très im­por­tants im­pli­quant une mo­di­fi­ca­tion pro­fonde des rythmes na­tu­rels de l’homme comme le tra­vail de nuit ou le dé­ca­lage horaire des hommes d’af­faires ou des per­son­nels de vol. Il existe de nom­breuses formes d’in­som­nies, par exemple, la dif­fi­cul­té d’en­dor­mis­se­ment, qui concerne le dé­but de nuit ou, à l’in­verse, l’insomnie du pe­tit ma­tin, qui ré­veille les mal­heu­reux à quatre heures du ma­tin sans qu’il puisse se ren­dor­mir.

On ad­met gé­né­ra­le­ment que l’insomnie du soir est plus fré­quente chez les per­sonnes an­xieuses et l’insomnie du ma­tin, chez es per­sonnes dé­pri­mées. Il aut aus­si si­gna­ler une insomnie du pe­tit ma­tin dû à l’uti­li­sa­tion d’un som­ni­fère à vie courte mal choi­si ou mal em­ployé.

INSOMNIE DU MA­TIN, CHA­GRIN...

Cer­tains sont aus­si per­tur­bés par un som­meil trop lé­ger et sont donc ré­veillés plu­sieurs fois dans la nuit même après un en­dor­mis­se­ment ra­pide par la moindre sti­mu­la­tion. Cer­tains évoquent même une ab­sence to­tale de som­meil! Mais l’ex­pé­rience et sub­jec­tive et sou­vent, les pa­tients dorment quand-même trois ou quatre heures, mais très lé­gè­re­ment. Par­fois même, on note juste quelques ré­veils dans la nuit, ce qui en soi n’est pas bien grave, mais, vé­cu avec an­goisse par le dor­meur, ces per­tur­ba­tions du som­meil nuisent gra­ve­ment à son équi­libre psy­cho­lo­gique Cer­taines ma­ni­fes­ta­tions se pro­dui­sant pen­dant le som­meil sur­viennent en outre pen­dant la nuit, per­tur­bant en­core plus le som­meil. Par exemple, ce mou­ve­ment sec d’un membre qu’on peut res­sen­tir au mo­ment de l’en­dor­mis­se­ment et qui peut nous ré­veiller en sur­saut, des “im­pa­tiences” des jambes qui obligent le dor­meur à se le­ver, mais aus­si, plus ra­re­ment fort heu­reu­se­ment, le fa­meux som­nam­bu­lisme, un trouble étrange aux causes mal connues qui ré­veille la per­sonne pen­dant la nuit et lui fait faire des ac­ti­vi­tés di­verses et va­riées dans sa mai­son sans qu’elle se sou­vienne de quoi que ce soit à son ré­veil. Quant à l’en­fant, c’est le fa­meux “pi­pi au lit” qui va le per­tur­ber, ou bien il se­ra vic­time des fa­meuses ter­reurs noc­turnes, sortes de cau­che­mars qui tra­duisent une grande an­xié­té.

L’INSOMNIE PEUT OU NON S’AC­COM­PA­GNER D’AN­GOISSE

Tel in­di­vi­du vi­vra d’ailleurs très mal de mal dor­mir quelques jours alors qu’un autre ne se plain­dra pas pen­dant plu­sieurs se­maines avant de l’évo­quer à son mé­de­cin.

LES IN­SOM­NIES NE SONT CERTES PAS SEULE­MENT PÉ­NIBLES LA NUIT

Du­rant la jour­née, l’in­som­niaque est ex­trê­me­ment fa­ti­gué, il est ir­ri­table, il a des idées noires, des pertes de mé­moires et voit sa condi­tion phy­sique et men­tale net­te­ment at­teinte. Mal­heu­reu­se­ment, l’état de ten­sion et de peur que pro­voque une mau­vaise nuit peut re­ten­tir sur la sui­vante. Un cercle vi­cieux peut s’ins­tal­ler.

INSOMNIE UN JOUR, INSOMNIE TOU­JOURS ?

Tout le monde a au moins une fois dans sa vie vé­cu une insomnie pas­sa­gère. Elle sur­vient lors d’une mo­di­fi­ca­tion des ha­bi­tudes de vie, de chan­ge­ment de lieu, une ma­la­die, etc... ou tout sim­ple­ment de l’ab­sorp­tion d’un ca­fé trop fort dans l’après­mi­di. Bien sûr, une insomnie oc­ca­sion­nelle ne né­ces­site pas de trai­te­ment ap­pro­fon­di. En sup­pri­mant la cause de l’insomnie ou en fai­sant preuve d’un peu de pa­tience pen­dant quel-ques jours, tout rentre gé­né­ra­le­ment dans l’or-dre sans pro­blème et sans sé­quelle sur l’or­ga­nisme. Hé­las, cer­tains d’entre nous ne voient pas le bout du tun­nel. L’insomnie s’est pour eux ins­tal­lée de­puis des mois et même des an­nées dans leur vie. Le plus sou- vent, elle a été cau­sée par une pé­riode de vie dif­fi­cile et elle a per­du­ré, même après la fin de l’évé­ne­ment pé­nible, à cause de ce que l’on ap­pelle un condi­tion­ne­ment né­ga­tif (le mo­ment du cou­cher est si stres­sant que la per­sonne ne peut s’en­dor­mir). Elle est as­so­ciée à un état chro­nique de ten­sion et d’an­xié­té.

Que ce soit pour trai­ter une insomnie pas­sa­gère ou chro­nique, du soir ou du ma­tin, les mé­de­cines na­tu­relles ap­portent une ré­ponse ori­gi­nale et ef­fi­cace aux troubles du som­meil sans risque d’ef­fets se­con­daires comme pour­raient en pro­vo­quer les som­ni­fères.

à re­te­nir

Dans tous les cas, il vaut mieux d’abord consul­te­run mé­de­cin si une insomnie s’éter­nise pour trai­ter sa cause, par­fois igno­rée par le pa­tient.

TRANS­FOR­MER SA CHAMBRE POUR RE­TROU­VER LE SOM­MEIL

Chez les in­som­niaques, le lit et la chambre à cou­cher sont un lieu tel­le­ment lié au stress de l’insomnie qu’ils en ar­rivent à dor­mir par­tout sauf là! On dit qu’ils ont un “condi­tion­ne­ment né­ga­tif ” vis-à-vis de ce qui de­vrait être un havre de paix. Pour re­trou­ver le som­meil et bien dor­mir, il faut obéir à cer­taines règles pour faire de sa chambre à cou­cher et de son lit un en­droit pro­pice au som­meil et ré­ap­prendre à l’ai­mer.

La chambre à cou­cher, et plus pré­ci­sé­ment le lit, est un lieu ex­trê­me­ment im­por­tant pour

l’homme: elle rem­place la grotte qui nous ser­vait de re­fuge et qui nous pro­té­geait des pré­da­teurs et des in­tem­pé­ries à l’aube de l’hu­ma­ni­té.

C’est là que nous al­lons to­ta­le­ment nous aban­don­ner et re­prendre des forces pour re­prendre le com­bat lorsque la jour­née re­com­men­ce­ra. Pour bien dor­mir, il faut évi­dem­ment pro­té­ger la chambre à cou­cher de toutes les in­fluences né­fastes. Pour­quoi ne pas ap­pli­quer les le­çons de la pen­sée orien­tale ?

Le Feng-Shui, science chi­noise sé­cu­laire de l’har­mo­nie de la mai­son, se fonde sur l’équi­libre du Yin et du Yang. Son but est d’éli­mi­ner les zones d’éner­gie dis­har­mo­niques et ain­si, d’amé­lio­rer la qua­li­té de vie.

RE­CRÉER L’HAR­MO­NIE DANS LA CHAMBRE GRÂCE AU FENG-SHUI

VOI­CI CE QUE LE FENG-SHUI NOUS RE­COM­MANDE :

Plus la chambre à cou­cher se trouve loin de l’en­trée de l’ha­bi­ta­tion, mieux on y trouve paix et tranquillité. Si elle se trouve près de l’en­trée, on de­vrait ins­tal­ler un mi­roir en face de la porte de la chambre à cou­cher, pour la re­pous­ser sym­bo­li­que­ment dans une par­tie plus re­cu­lée de l’ha­bi­tat.

Un éclai­rage doux et des cou­leurs tendres sont re­com­man­dées dans la chambre.

Des murs de cou­leur pas­tel bleue, verte ou abri­cot, sont apai­santes. Le linge de lit de- vrait être de pré­fé­rence fait dans des ma­tières na­tu­relles comme le co­ton ou la soie.

Ins­tal­lez un vase sur votre table de nuit Avec une, deux, idéa­le­ment cinq fleurs fraîches, car le chiffre 5 sym­bo­lise l’uni­té du Tao et les fleurs pré­servent l’har­mo­nie. Les roses fa­vo­risent par­ti­cu­liè­re­ment la Beau­té, parce qu’ils re­pré­sentent la par­faite har­mo­nie entre le Yin et le Yang.

Votre livre de che­vet ne de­vrait pas conte­nir d’idées dé­pri­mantes.

Au des­sus du lit, un ta­bleau, une image, qui de­vrait si pos­sible conte­nir les cinq élé­ments Feng-Shui: l’eau, la terre, la lu­mière, le bois et l’air. S’ils sont re­pré­sen­tés dans les cinq cou­leurs du Tao -rouge, jaune, blanc, bleu et vert- on at­teint l’har­mo­nie par­faite.

FAITES-VOUS UN LIT À BAL­DA­QUIN

Si vous avez des poutres en bois dans votre cham-bre, les Chi­nois af­firment qu’ils agissent comme un far­deau sur les zones d’éner­gie du corps et l’af­fai­blit. Une so­lu­tion simple si vous ad­hé­rez à leur phi­lo­so­phie: ac­cro­chez des tis­sus sous le pla­fond, de ma­nière à vous faire une sorte de lit à bal­da­quin.

à re­te­nir

;’ou­bliez pas der­niers prin­cipes : évi­tez les lits en mé­tal, une ar­moire rec­tan­gu­laire à votre che­vet, une lampe à la lu­mière trop crue au-des­sus du lit, et tout ap­pa­reil élec­trique : té­lé­vi­sion, or­di­na­teur, ré­veil élec­tro­nique.

NI BRUIT, NI LU­MIÈRE DÉSA­GRÉABLE

La chambre doit être un lieu calme et sombre.

La lu­mière em­pêche de bien se re­po­ser, sur­tout si elle peut va­rier. Si vos vo­lets ou vos ri­deaux ne vous donnent pas une obs­cu­ri­té sa­tis­fai­sante, es­sayez le masque an­ti-lu­mière. Si vous souf­frez du bruit, vous pou­vez ten­ter les boules Quiès mais fran­che­ment, ce­la vaut la peine, si vous ha­bi­tez dans un lieu bruyant, d’in­ves­tir dans un double vi­trage pour pré­ser­ver votre san­té ner­veuse.

Ce­pen­dant, fe­nêtre fer­mée ne doit pas dire chambre confi­née. Veillez à gar­der une ven­ti­la­tion dis­crète mais suf­fi­sante pour vous bien oxy­gé­ner pen­dant votre som­meil. Quand à l’hu­mi­di­té de la chambre, elle doit être bonne (un sa­tu­ra­teur est idéal) pour ne pas des­sé­cher vos mu­queuses na­sales, ce qui se­rait source d’in­con­fort ou de ron­fle­ments. Ne chauf­fez pas non plus trop cette pièce. 18 de­grés sont lar­ge­ment suf­fi­sants. Orien­tez le lit, la tête en di­rec­tion du nord ou à dé­faut, vers l’est.

Faites un lit qui vous ga­ran­tisse de n’avoir ni trop chaud, ni trop froid sous votre couette ou vos cou­ver­tures. Es­sayez de mettre un sa­chet de lavande sous votre oreiller. Ses es­sences vo­la­tiles vous ai­de­ront à trou­ver le som­meil. Chan­gez les draps sou­vent et aé­rez le lit tous les jours.

POUR­QUOI PAS UN NOU­VEAU MA­TE­LAS ?

Avez-vous un bon ma­te­las ?

Si vous dor­mez sur un ma­te­las trop mou ou trop dur, les muscles ré­flexe et les li­ga­ments ne sont pas ca­pables de main­te­nir le corps confor­ta­ble­ment en place.

Pour cer­taines per­sonnes, ce­la si­gni­fie: un mau­vais som­meil, des membres rai­dis et de vives dou­leurs de dos.

Si vous n’avez pas les moyens d’in­ves­tir dans un ma­te­las dit er­go­no­mique, choi­sis­sez sim­ple­ment un ma­te­las “ferme”.

Veillez à avoir aus­si un bon oreiller qui vous sou­tienne cor­rec­te­ment la nuque, ni trop fin, ni trop gros.

Cer­taines études montrent qu’un ma­te­las neuf, rem­pla­çant un ma­te­las qui a per­du son élas­ti­ci­té au fil des ans, peut faire ga­gner presque une heure de som­meil à un adulte.

Toutes ces re­com­man­da­tions peuvent amé­lio­rer no­ta­ble­ment les in­som­nies puisque, si elles sont cor­rec­te­ment ap­pli­quées, le lieu de som­meil re­de­vient pro­pice à la dé­tente.

Le pa­tient in­som­niaque peut alors se dé­con­di­tion­ner du “stress du lit” et rompre le cercle vi­cieux que crée par­fois l’insomnie pour fi­na­le­ment re­trou­ver le bon­heur d’al­ler se cou­cher.

LE POU­VOIR DE L’AR­GILE

Comme beau­coup d’entre nous le savent dé­jà, l’ar­gile pos­sède la pro­prié­té de re­vi­ta­li­ser l’or­ga­nisme.

On re­com­mande aux per­sonnes souf­frant de troubles dé­pres­sifs, d’an­xié­té, d’an­goisse, etc... l’ar­gile par voie orale, à la dose d’une cuillère à ca­fé dans un de­mi verre d’eau le ma­tin à jeun pen­dant trois se­maines.

Ap­pli­quée sous forme de ca­ta­plasmes sur la nuque ou le front, l’ar­gile to­ni­fie les centres ner­veux, agis­sant de ma­nière par­ti­cu­liè­re­ment bé­né­fique sur les troubles psy­chiques pro­vo­quant des in­som­nies.

Tou­te­fois, avant l’ap­pli­ca­tion sur la nuque et le front, on doit pour quelques jours po­ser des com­presses d’ar­gile sur l’ab­do­men, dans la ré­gion du foie, au cou­cher. Il faut le gar­der toute la nuit, à par­tir du mo­ment où l’on ne constate au­cune ré­ac­tion désa­gréable, comme de l’ir­ri­ta­bi­li­té.

En­suite, on peut al­ter­ner les ap­pli­ca­tions sur le foie et sur la nuque et le front. Il faut com­men­cer les ap­pli­ca­tions de la nuque et du front par des com­presse d’un cen­ti­mètre, gar­dées en place une heure et de­mie. Quand le corps se se­ra ha­bi­tué, vous pour­rez en faire une com­presse de deux cen­ti­mètres d’épais­seur et la gar­der trois heures.

BIEN MAN­GER POUR BIEN DOR­MIR

La paix de l’âme est aus­si dans notre as­siette !

C’est ce que prouvent les re­cherches scien­ti­fiques les plus ré­centes et les plus sé­rieuses. L’ali­men­ta­tion des in-som­niaques, et pas seule­ment celle du dî­ner, doit être équi­li­brée pour que leurs nuits re­de­viennent pai­sibles. Il est évi­dem­ment im­pos­sible pour nous de vous éta­blir un pro­gramme ali­men­taire; il doit être adap­té à vos be­soins, vos goûts et vos ha­bi­tudes. Mais nous pou­vons vous don­ner quelques prin­cipes gé­né­raux.

LE CA­FÉ :

UNE QUES­TION DE SEN­SI­BI­LI­TÉ PER­SON­NELLE

Le ca­fé em­pêche de dor­mir, a-t-on be­soin de le sou­li­gner ? Même si la to­lé­rance va­rie énor­mé­ment d’un in­di­vi­du à un autre, on peut s’avan­cer à af­fir­mer cette gé­né­ra­li­té. A par­tir de la fin de l’après-mi­di, le “pe­tit noir” au­ra une chance de vous faire pas­ser une nuit blanche. Le thé pris après le tea time est tout aus­si né­faste puisque la théine est elle aus­si une sub­stance éner­vante. Cer­taines per­sonnes peuvent d’ailleurs être plus sen­sible au thé qu’au ca­fé. Il est donc évident qu’il faille sup­pri­mer le ca­fé de l’après-mi­di si vous y êtes sen­sible et su­jet aux in­som­nies. Bu­vez suf­fi­sam­ment dans la jour­née, de pré-

fé­rence de l’eau plate mi­né­rale ou de source ou de ti­sanes, mais li­mi­tez vos bois­sons en fin de soi­rée pour que l’en­vie d’uri­ner ne vous dé­range pas pen­dant l’en­dor­mis­se­ment ou ne vous oblige à vous re­le­ver. Avant d’al­ler vous cou­cher, al­lez aux toi­lettes même si vous n’avez pas très en­vie de faire pi­pi, parce qu’une ves­sie to­ta­le­ment vide est un vé­ri­table fac­teur de dé­tente. D’une ma­nière gé­né­rale, il est re­com­man­dé d’évi­ter toute bois­son sti­mu­lante: thé, ca­fé, Co­ca-Co­la, jus d’orange (à cause de la vi­ta­mine C) et bois­sons éner­gi­santes à base de gin­seng ou de gua­ra­na. L’al­cool est, quant à lui, l’en­ne­mi nu­mé­ro un du som­meil , même si on s’ima­gine sou­vent la per­sonne qui a trop bu tom­ber dans un som­meil d’une pro­fon­deur in­éga­lable. Le som­meil est en fait de mau­vaise qua­li­té; il n’est pas ré­pa­ra­teur. De plus, un re­pas trop lourd et trop ar­ro­sé donne des cau­che­mars. Le soir est idéal pour consom­mer des hy­drates de car­bones (pâtes, riz com­plet, pommes de terre), car ils sti­mulent la conver­sion d’acides ami­nés en sé­ro­to­nine, ce neu­ro­trans­met­teur qui ré­duit la dou­leur, di­mi­nue l’ap­pé­tit et dé­tend. Evi­tez les épices forts qui eux aus­si ont une ac­tion sti­mu­lante et pour­raient vous em­pê­cher de dor­mir. Les lé­gumes frais, crus ou cuits, et par­ti­cu­liè­re­ment la lai­tue dont on tire même en phy­to­thé­ra­pie un hy­dro­lat aux vertus so­po­ri­fiques, sont par contre re­com­man­dées au dî­ner. Le re­pas du soir doit être pris de pré­fé­rence en­vi­ron quatre heures avant le cou­cher et conte­nir sur­tout des sucres lents -et non des sucres ra­pides, et peu de graisses. Li­mi­tez les viandes rouges, le gi­bier, les fro­mages gras, les condi­ments et le sel. Il ne faut vous cou­cher ni l’es­to­mac lourd, ni l’es­to­mac criant fa­mine. Le verre de lait chaud, re­mède de grand-mère contre l’insomnie, semble fonc­tion­ner chez cer­taines per­sonnes. En ef­fet, le lait contient une sub­stance, ap­pe­lée tryp­to­phane, dont les scien­ti­fiques ont pu prou­ver l’ac­tion sé­da­tive na­tu­relle.

LES VI­TA­MINES DE LA DÉ­TENTE

Grâce aux conclu­sions des études les plus sé­rieuses, il est à pré­sent de plus en plus évident que les dé­pres­sions ou les troubles du som­meil peuvent être dus à un manque de cer­taines sub­stances nu­tri­tives, et par­ti­cu­liè­re­ment de vi­ta­mines.

La bonne quan­ti­té des bonnes vi­ta­mines au bon mo­ment ga­ran­tit de saines cel­lules ner­veuses et un cer­veau bien ap­pro­vi­sion­né en tout ce dont il a be­soin. Et nous avons be­soin qu’elles soient en bonne san­té pour notre mo­ral, notre force men­tale, notre calme. La bê­ta-en­dor­phine ou la no­ra­dré­na­line, ces hor­mones qui fa­vo­risent la bonne hu­meur, ne sont pro­duites par le corps que lors­qu’il est suf­fi­sam­ment ap­pro­vi­sion­né en vi­ta­mines. Les dé­pres­sifs ou les dé­pri­més, sou­vent at­teints par l’insomnie, ont be­soin de vi­ta­mines en quan­ti­té suf­fi­sante, mais aus­si d’oli­go-élé­ments pour que ces hor­mones soient pro­duites et que leur cir­cu­la­tion dans le corps soit fa­ci­li­tée.

à re­te­nir

Ies gens qui mangent ra­re­ment des lé­gumes et des fruits frais sont plus sou­vent su­jets à des pé­riodes d’épui­se­ment.

QUELLES VI­TA­MINES PRI­VI­LÉ­GIER ?

Toutes les vi­ta­mines forment un ré­seau com­plexe qu’il faut pru­dem­ment en­tre­te­nir. Les femmes qui prennent ré­gu­liè­re­ment la pi­lule se plaignent par­fois d’une cer­taine dé­pres­sion hor­mo­nale et de troubles du som­meil. Dans ce cas, la thé­ra­pie par vi­ta­mine B6, sur­nom­mée “la gar­dienne des rêves”, a dé­jà fait ses preuves. Les sources na­tu­relles de vi­ta­mine B6 sont les germes de so­ja, les choux, les noi­settes, le ma­que­reau, le sau­mon, la sar­dine, le riz com­plet, les cé­réales, et dif­fé­rents lé­gumes.

B COMME...

BONNE NUIT !

La som­no­lence et le sen­ti­ment d’ac­ca­ble­ment peuvent être dus à un manque de bio­tine. Cette vi­ta­mine du groupe B se trouve sur­tout dans les oeufs, les germes de so­ja, les noix, les lé­gumes et les flo­cons d’avoine.

D’une ma­nière gé­né­rale, on peut ré­su­mer l’ac­tion des vi­ta­mines du groupe B ain­si: l’acide fo­lique ou vi­ta­mine B9 est utile contre toute insomnie et sou­lage les im­pa­tiences des jambes. On le trouve dans le foie, la le­vure de bière, les ro­gnons, les épi­nards, les bro­co­lis et la lai­tue, entre autres. La vi­ta­mine B3 soigne l’insomnie liée à un état dé­pres­sif, on la trouve dans la le­vure de bière, le thon, les ara­chides, la viande, les cé­réales com­plètes. Quant à la vi­ta­mine B12, elle aide à em­pê­cher les ré­veils in­tem­pes­tifs des in­som­niaques, on la trouve dans le pois­son, les abats et les pro­duits lai­tiers.

à re­te­nir

Ie ma­gné­sium fa­vo­rise le som­meil. Ln ef­fet, cet oli­go­élé­ment, qui in­ter­vient dans la trans­mis­sion de l’in­flux ner­veux, sou­lage les in­som­nies et la fa­tigue du ré­veil lors­qu’on veille à en ab­sor­ber une dose quo­ti­dienne suf­fi­sante dans l’ali­men­ta­tion. Pn le trouve dans les ara­chides et les noix, les crus­ta­cés ou les lé­gumes secs.

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