Contacts hu­mains

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Les gens mal­heu­reux ont ten­dance à évi­ter le contact avec les autres sans es­sayer d’ana­ly­ser le pour­quoi de cette fuite. Peut-être ont-ils honte de pa­raître abat­tus ou n’ont-ils pas grand amour des autres en ces cir­cons­tances.

Vouvent les contacts avec au­trui sont dif­fi­ciles, ce qui est un pa­ra­doxe car il suf­fit par­fois d’une simple com­mu­ni­ca­tion avec le pro­chain pour vous sor­tir de l’or­nière ou vous vous en­li­sez déses­pé­ré­ment.

N’ÉVI­TEZ PAS LES REN­CONTRES

La pre­mière ré­so­lu­tion à prendre est de ne pas vous ca­cher quand vous aper­ce­vez une sil­houette fa­mi­lière au dé­tour du che­min.

Les per­sonnes qui souffrent d’une dé­pres­sion tra­versent vo­lon­tiers la rue pour évi­ter d’avoir à adres­ser la pa­role à quel­qu’un. Pre­nez votre cou­rage à deux mains pour es­quis- ser un sou­rire et adres­ser quelques brèves pa­roles de sa­lu­ta­tion.

PAR­LEZ À DES IN­CON­NUS

Si vous avez l’im­pres­sion que vous ne sup­por­te­riez pas des re­la­tions ami­cales pour le mo­ment, en­trez en contact avec des étran­gers ; de­man­dez votre che­min à un agent de po­lice. Un spé­cia­liste du bé­gaie­ment conseille à ses pa­tients de de­man­der le nu­mé­ro de té­lé­phone du jour­nal lo­cal ou de la sta­tion de ra­dio d’une ville loin­taine et de com­mu­ni­quer des in­for­ma­tions à l’in­con­nu qui se trou­ve­ra au bout du fil.

Il leur sug­gère d’autres moyens in­gé­nieux pour se ser­vir du té­lé­phone, ce qui leur donne l’oc­ca­sion de par­ler ano­ny­me­ment.

JOUEZ À DES JEUX DE SO­CIÉ­TÉ

Si vous n’avez pas en­vie de confier vos en­nuis mais res­sen­tez le be­soin de contacts hu­mains, vous avez la res­source des jeux tels que le back­gam­mon, le Mo­no­po­ly, le scrabble, les échecs et vous n’avez plus qu’à choi­sir un par­te­naire. Si vous vi­vez près d’un club vous pou­vez par­ti­ci­per à des ac­ti­vi­tés or­ga­ni­sées.

RES­TEZ EN CONTACT AVEC CER­TAINES RE­LA­TIONS

Trou­vez des pré­textes pour té­lé­pho­ner à des gens que vous connais­sez va­gue­ment, d’an­ciens col­lègues ou des pa­rents éloi­gnés. Vous se­rez cer­tai­ne­ment as­sez as­tu­cieux (se) pour que votre dé­marche pa­raisse lé­gi­time et vous se­rez le seul (la seule) à sa­voir que vous n’aviez nul be­soin du ren­sei­gne­ment de­man­dé ou de la re­cette. Vous pour­rez en­suite dé­cla­rer que vous avez jus­te­ment deux places pour un concert ou une pièce de théâtre: «vou­lez-vous en pro­fi­ter en ma com­pa­gnie ?» Pas­ser une soi­rée avec quel­qu’un qu’on ne connaît pas très bien ne sus­cite pas de dif­fi­cul­tés émo­tion­nelles ; la conver­sa­tion roule sur des su­jets sans dan­ger.

OF­FREZ-VOUS UN RE­PAS AU RES­TAU­RANT, SEUL(E)

Une des plaintes clas­siques des femmes avant leur « libération » était qu’un homme peut prendre un verre tout seul dans un bar quand il a des idées noires tan­dis que, pour une femme, c’est im­pos­sible. Main­te­nant c’est sans doute de­ve­nu pos­sible mais peu de femmes en ont en­vie. Par contre n’im­porte qui peut al­ler au res­tau­rant seul pour dé­jeu­ner ou dî­ner. Par­fois le seul fait de par­ti­ci­per à ce cé­ré­mo­nial - on vous conduit à votre table, vous choi­sis­sez le me­nu que vous ai­mez, vous faites votre com­mande - vous ré­in­tègre dans la vie so­ciale et vous fa­ci­lite la re­prise de rap­ports nor­maux.

PRE­NEZ DES REN­DEZ-VOUS

Vous au­rez da­van­tage d’oc­ca­sions de voir des gens si vous al­lez chez le coif­feur, si vous fré­quen­tez la ma­nu­cure ou un cours de gym­nas­tique.

SA­CHEZ DIRE UN BON­JOUR AI­MABLE

Es­sayez de sa­luer cor­dia­le­ment tous ceux que vous au­rez l’oc­ca­sion de ren­con­trer au cours de la jour­née: le fac­teur, le li­vreur, le gar­çon d’as­cen­seur, le conduc­teur d’au­to­bus. Dites bon­jour ! bonsoir ! avec un pe­tit com­men­taire sur le temps qu’il fait.

FAITES SEM­BLANT D’ÊTRE HEU­REUX

Vous avez sans doute toutes les rai­sons d’être triste: vous ve­nez peut-être de perdre un être cher ; vous vous re­trou­vez chô­meur ; vous ne connais­sez per­sonne dans cette ville ; vous vous re­met­tez mal d’une dé­cep­tion amou­reuse etc. Oui certes. Ce­pen­dant quand vous vous trou­vez en com­pa­gnie, ne por­tez

pas votre cha­grin en ban­dou­lière. Il faut que vous vous ef­for­ciez de faire bonne fi­gure, d’avoir l’air en forme. Et, croyez-moi, le jeu en vaut la chan­delle ; à force de jouer la gaie­té vous fi­ni­rez par vous sen­tir plus heu­reux.

REN­DEZ QUEL­QU’UN HEU­REUX

Un acte de bon­té in­at­ten­du ac­com­pli en votre fa­veur ou par vous peut avoir un ef­fet thé­ra­peu­tique. Puisque la pre­mière éven­tua­li­té ne dé­pend pas de vous, il vous reste la deuxième. Voi­ci quelques idées pour vous fa­ci­li­ter la be­sogne.

FAITES UN COM­PLI­MENT

Même si vous n’en avez pas tel­le­ment en­vie, dites quelques chose de gen­til, fé­li­ci­tez l’autre de son sou­rire rayon­nant ; dites-lui qu’il a l’air en forme, que sa cra­vate est d’une teinte ra­vis­sante ; ex­pri­mez votre gra­ti­tude pour le ser­vice ren­du... For­cez-vous même si ce­la ne cor­res­pond pas exac­te­ment à votre pen­sée.

DON­NEZ VOTRE PLACE EN AU­TO­BUS

Ce­la fe­ra deux heu­reux.

EN­VOYEZ PAR LA POSTE UNE COU­PURE DE JOUR­NAL

Dé­cou­pez un des­sin hu­mo­ris­tique, une ré­clame amu­sante, un bout d’ac­tua­li­té, un ar­ticle sur un film en vogue, toutes choses sus­cep­tibles d’in­té­res­ser le des­ti­na­taire, ajou­tez-y un pe­tit mot. Cet en­voi lui fe­ra dou­ble­ment plai­sir, en l’in­té­res­sant et en lui mon­trant que vous avez pen­sé à lui (ou à elle).

TE­NEZ LA PORTE

Soyez pré­ve­nant pour une per­sonne char­gée

de pa­quets ou pour le tout-ve­nant.

OF­FREZ VOS SER­VICES

Ai­dez une per­sonne han­di­ca­pée ou âgée à tra­ver­ser la rue, à pas­ser par le por­tillon ou à mon­ter dans le train, dans l’au­to­bus.

FAITES UN AP­PEL TÉ­LÉ­PHO­NIQUE LONGUE-DIS­TANCE POUR JOINDRE UN(E) AMI(E)

Voyez à quelle heure les ta­rifs té­lé­pho­niques sont le plus avan­ta­geux et faites une bonne sur­prise à un ami ou à un pa­rent qui ha­bitent à grande dis­tance de chez vous. Pre­nez quelques notes par écrit pour ne pas perdre du temps au té­lé­phone à ex­pli­quer la rai­son de votre ap­pel « J’avais en­vie de vous dire un pe­tit bon­jour » ou quelque chose comme ça. (Je vous fais confiance, vous trou­ve­rez cer­tai­ne­ment mieux) Pour être sûr que la com­mu­ni­ca­tion ne se pro­lon­ge­ra pas ou­tre­me­sure, ser­vez-vous de votre compte-mi­nutes de cui­sine.

DON­NEZ À MAN­GER AUX OISEAUX

Ou aux pi­geons ou à vos plantes (pour ces der­nières pre­nez un en­grais par­ti­cu­liè­re­ment re­com­man­dé.)

LAIS­SEZ PAS­SER QUEL­QU’UN DE­VANT VOUS DANS UNE QUEUE

Que ce soit à la caisse d’un su­per­mar­ché, en at­ten­dant le bus ou de­vant le ci­né­ma... Vous se­rez sur­pris(e) de consta­ter comme un acte aus­si simple peut apai­ser les ten­sions.

FAITES-VOUS UN CAR­NET SPÉ­CIA­LE­MENT CONSA­CRÉ AUX DATES DES AN­NI­VER­SAIRES

Tous les gens ont en­vie qu’on leur sou­haite leur an­ni­ver­saire ; si vous pen­sez à cha­cun,

vous êtes sûr(e) de faire plai­sir. Par­cou­rez votre livre d’adresses et faites une en­quête au­près de tous vos amis, pa­rents et re­la­tions, pour connaître leur date. No­tez ces in­for­ma­tions dans un ca­le­pin ou un agen­da spé­cial. Il n’y a pas beau­coup de gens qui ont cette idée et c’est un moyen mer­veilleux pour don­ner de la joie au­tour de soi.

FA­BRI­QUEZ UN AL­BUM PER­SON­NA­LI­SÉ

C’est un pro­jet de longue ha­leine et qui peut se ré­vé­ler très amu­sant ; par exemple pour une fille qui s’ap­pelle Bar­ba­ra vous col­lez une carte pos­tale de San­ta Bar­ba­ra, un ré­bus fait avec les lettres de son nom, un billet de théâtre pour la pièce de Shaw « Ma­jor Bar­ba­ra » plus le nom Ba­ba­ra écrit avec des lettres de di­men­sions dif­fé­rentes dé­cou­pées dans des jour­naux ou ma­ga­zines. Ou bien faites un al­bum bio­gra­phique pour des pa­rents proches, avec pho­tos des écoles où ils ont été éle­vés, de leurs mai­sons, de leurs amis... comme pour illus­trer un livre de Mé­moires.

PRO­PO­SEZ DE FAIRE LE (LA) BA­BY­SIT­TER

Vous n’êtes pas obli­gé(e) d’y pas­ser toute la soi­rée, juste une heure ou deux. Vous se­rez le (la) vé­ri­table bé­né­fi­ciaire car c’est dis­trayant de jouer avec des en­fants.

FAITES UN CA­DEAU

Quand vous vous sen­tez dé­pri­mé(e), vrai­ment très dé­pri­mé(e), faites un pe­tit ca­deau ; ce peut être une pho­to que vous au­rez fait agran­dir ou un car­net de timbres ou une fleur.

FAITES DES BIS­CUITS OU DES PE­TITS FOURS

Choi­sis­sez une re­cette simple et dis­tri­buezles le len­de­main à vos col­lègues pen­dant la pause-ca­fé ou bien in­vi­tez quel­qu’un chez vous pour les dé­gus­ter. Qui ne raf­fole des pâ­tis­se­ries « mai­son » ?

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