Le stress à l'ori­gine de la vie

Ras­su­rez-vous, la guerre des nerfs a com­men­cé il y a long­temps, à l’ap­pa­ri­tion de l’homme, et nous sommes tou­jours là, de plus en plus forts, quoi que vul­né­rables, parce que hu­mains. Ce cock­tail de fai­blesse et de puis­sance re­pré­sente notre atout et notre

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u’au­raient fait les pre­miers hu­mains s’ils n’avaient pas connu le stress ' ls n’au­raient ja­mais res­sen­ti la peur et se se­raient fait man­ger »tout cruC par les bêtes fé­roces.

UN BON CAR­BU­RANT

On a tous be­soin du stress pour évo­luer, pour bou­ger. C’est juste la dose qui fait le poi­son ! Mais sur­tout, ce qu’il faut, c’est sa­voir uti­li­ser le stress à bon es­cient, au bon en­droit et a bon mo­ment… et le reste du temps, pou­voir être «re­lax».

LE CLI­MAT, LE PLUS AN­CIEN FAC­TEUR DE STRESS

Es­sayez de com­prendre la dis­pa­ri­tion des di­no­saures et de tant d’autres es­pèces ani­males et vé­gé­tales, dont seule­ment le des­sin fos­si­li­sé de leur corps nous prouve l’exis­tence dans le temps. C’est le cô­té né­ga­tif du stress, trop puis­sant pour être contre­car­ré qui a ame­né à l’ex­tinc­tion, à la mort. Main­te­nant, es­sayez d’ima­gi­ner le stress cli­ma­tique et phy­sique que nos an­cêtres, ain­si que toutes les es­pèces vi­vantes ont du su­bir de­puis les ori­gines jus­qu’à nos jours, et vous al­lez com­prendre le cô­té po­si­tif du stress, équi­valent d’adap­ta­tion, d’évo­lu­tion.

DE VIEILLES HIS­TOIRES

Le mys­tère de la dis­pa­ri­tion des Mayas en­globe dans sa com­plexi­té des fac­teurs de stress qui com­mencent à être mises à jour grâce aux re­cherches des his­to­riens. On sait par exemple au­jourd’hui, que tous les ha­bi­tants d’une ville se sont je­tés à l’eau, pris de pa­nique, en en­ten­dant les dé­to­na­tions pro­vo­quées par les «conquis­ta­dores» Es­pa­gnols. On sait aus­si que des ma­la­dies de­ve­nues ano­dines pour les ha­bi­tants du Vieux conti­nent, grâce à l’adap­ta­tion gra­duelle de l’or­ga­nisme, ont dé­ci­mé une bonne par­tie de ces po­pu­la­tions qui vi­vaient dans un éco­sys­tème com­plè­te­ment dif­fé­rent.

BÉ­BÉ-STRESS

Du­rant les cinq pre­mières an­nées de sa vie, l’être hu­main se trouve dans un monde to­ta­le­ment in­con­nu; il doit tout ap­prendre car il ne sait rien. Pre­mier choc, peut-être le plus grand stress de notre exis­tence: l’ac­cou­che­ment !

Dans le ventre de la mère, tout était dou­ceur, cha­leur, ape­san­teur, obs­cu­ri­té… et d’un seul coup bé­bé dé­barque dans un monde plein de sen­sa­tions fortes et désa­gréables: il fait plus froid, la lu­mière est aveu­glante et la pre­mière bouf­fée d’oxy­gène res­pi­ré brûle les pou­mons.

Au­cun bé­bé ne peut ra­con­ter com­ment il a vé­cu «ça», et c’est bien dom­mage. Puis vient l’ap­pren­tis­sage de la nour­ri­ture, de la pa­role, de la marche… avec tout ce que ce­la com­porte d’épreuves, de peurs, de sa­tis­fac­tions et aus­si de frus­tra­tions… c’est vrai­ment dur d’être un bé­bé ! Sco­la­ri­té-stress

La so­cié­té a in­ven­té l’école. C’est un pro­grès, certes, mais il faut re­con­naître qu’il est plein de contraintes par rap­port à la na­ture de l’en­fant. Le plus sou­vent, l’ac­qui­si­tion du sa­voir, dès l’école pri­maire, est ac­com­pa­gnée de stress, parce que obli­ga­toire…, parce qu’il faut se sou­mettre à des règles in­con­nues jus­qu’alors.

LES MO­MENTS CLEF :

- la pre­mière sé­pa­ra­tion de mi­lieu fa­mi­lial-A - nou­veau ma tre ou nou­velle ma tresse presque chaque an­née-A

- les exa­mens, le point culmi­nant du stress sco­laire-A

- les pre­miers conflits en de­hors de la famille-A

- les pre­mières ami­tiés, les plus fortes et les plus bles­santes à la fois.

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