LES PLANTES qui GUÉ­RISSENT

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Un de nos ex­cel­lents confrères a pu­blié il y a quelques temps (“Le Point”), un re­mar­quable nu­mé­ro sur les plantes qui gué­rissent. Il ap­pa­raît qu’il est im­pé­ra­tif avant toute chose de faire “le bon choix”. En ef­fet, nous de­vons nous mé­fier de cer­tains résultats “miracles” et évi­ter dans la me­sure du pos­sible toutes les “ar­naques” de cer­tains la­bo­ra­toires qui vendent sous le la­bel de “com­plé­ments ali­men­taires”, des pro­duits qui n’ont pas plus de va­leur qu’un simple pla­ce­bo. Il faut donc choi­sir, sé­lec­tion­ner avec at­ten­tion, car sou­vent le pire peut être à cô­té du bien... Les plantes miracles n’existent pas. En re­vanche, presque toutes les for­mules chi­miques sous forme de gé­lules ven­dues dans le com­merce sont la syn­thèse ar­ti­fi­cielle de plantes ef­fi­caces et na­tu­relles. Des fi­lou­te­ries, il y en a chaque jour... Une aven­ture contée par notre confrère doit aler­ter une élé­men­taire pru­dence. En ef­fet, un moine ti­bé­tain ins­tal­lé à Pa­ris souf­frait de dia­bète. Un jour, il de­mande à son gé­né­ra­liste l’au­to­ri­sa­tion de com­plé­ter son trai­te­ment avec des gé­lules conte­nant une pa­na­cée chi­noise à base de plantes. Le mé­de­cin n’y voit au­cun in­con­vé­nient, sup­po­sant son pa­tient suf­fi­sam­ment ins­truit en mé­de­cine tra­di­tion­nelle. « Au pis, je consi­dé­rais ce trai­te­ment comme un pla­ce­bo in­of­fen­sif » . Quelques mois plus tard, le la­ma lui ap­prend avoir re­non­cé aux gé­lules chi­noises en rai­son de leur in­ter­dic­tion aux Etats-Unis. « Que

conte­naient-elles ? » lui de­mande alors le mé­de­cin, in­quiet. Ré­ponse gê­née du la­ma : « De la gli­ben­cla­mide, la même mo­lé­cule de syn­thèse que vous me pres­cri­vez, doc­teur ! » Cette his­toire se ré­pète des di­zaines voire des cen­taines de fois par jour et rem­pla­cer les plantes mé­di­ci­nales aux ef­fets par­fois aléa­toires par une mo­lé­cule de syn­thèse ef­fi­cace im­mé­dia­te­ment, c’est un des grands clas­siques de l’ar­naque sur In­ter­net. Et notre confrère conclut: “Dans son mal­heur, le la­ma a en­core eu la chance de ne pas avoir ab­sor­bé de sub­stances toxiques. C’est ar­ri­vé à d’autres!“La re­vue mé­di­cale Pres­crire, la seule qui n’ac­cepte au­cune pu­bli­ci­té, a dé­crit avec pré­ci­sion le grand lais­ser al­ler ac­tuel du com­merce des plantes mé­di­ci­nales. La phy­to­thé­ra­pie dé­lais­sée par la mé­de­cine of­fi­cielle est de­ve­nue la proie de cer­tains char­la­tans car quan­ti­tés de plantes sont par­fois pré­co­ni­sées et là sans la moindre preuve d’ef­fi­ca­ci­té. Le gou­ver­ne­ment de Vi­chy avait édic­té en 1941 une loi in­ter­di­sant les her­bo­ris­te­ries. De­puis, au­cun dé­cret n’a ré­ta­bli l’au­to­ri­sa-

tion d’ex­ploi­ter une herboristerie. Pour­quoi cette si­tua­tion? Une ex­pli­ca­tion par­mi tant d’autres, le puis­sant lob­by des pharmaciens et le ju­teux pro­fit de la pa­ra­phar­ma­cie. Tou­te­fois, il est dé­sor­mais presque cer­tain que la plu­part des plantes choi­sies peuvent ai­der à gué­rir d’une fa­çon na­tu­relle. Des femmes et des hommes de science le prouvent chaque jour. Cou­ra­geux, ils n’hé­sitent pas à se je­ter dans le com­bat.

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