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Glamour (France) - - Glamourismes -

’ ave­nue Kirk-dou­glas des stu­dios Uni­ver­sal est en pleine ébul­li­tion en cette ma­ti­née en­so­leillée, à Los An­geles. Des di­zaines de tech­ni­ciens s’af­fairent au­tour du han­gar n° 20 pour y construire les dé­cors d’un film. Au mi­lieu de cette four­mi­lière, des at­ta­chés de presse guident les jour­na­listes ve­nus in­ter­vie­wer les stars du film Le Chas­seur et la reine des glaces. Dans ce pre­quel de Blanche-neige et le chas­seur (sans Kris­ten Ste­wart ni le réa­li­sa­teur Ru­pert San­ders, tous deux vi­rés de la fran­chise après leur liai­son en 2012), Ch­ris Hem­sworth re­prend son rôle de prince char­mant, avec pour mis­sion, nous ex­pli­que­ra-t-il, « de lui don­ner plus de pro­fon­deur psy­cho­lo­gique » – lire : de rap­por­ter en­core plus de dol­lars que le pre­mier. Notre pu­bli­ciste-ber­gère nous conduit donc dans un mo­bil-home fai­sant of­fice de loge, et nous prie d’at­tendre là, l’ac­teur aus­tra­lien.

Fan d’he­roic fan­ta­sy Quelques mi­nutes plus tard, ce­lui-ci, d’une élé­gance brute, fait son en­trée : veste grise, jean et boots noirs, cri­nière blonde rac­cour­cie, da­van­tage sur­feur à la co­ol que de­mi-dieu scan­di­nave fan de hea­vy me­tal. « Je vais vous dé­ce­voir mais ce sont des ra­jouts que je porte dans The Hunts­man [titre an­glais du film, NDLR]. Comme dans Thor, ça fait par­tie du dé­gui­se­ment. » Son goût pour l’he­roic fan­ta­sy, confie-t-il, lui vient de l’en­fance, lors­qu’il « re­gar­dait des films comme L’his­toire sans fin et al­lait en­suite les re­pro­duire dans le jar­din, équi­pé d’épées en bois, avec [ses] deux frères ». Ceux-ci sont éga­le­ment de­ve­nus ac­teurs : Liam, le ca­det, est cé­lèbre pour son rôle dans la sa­ga Hun­ger Games, tan­dis que Luke, l’aî­né, mène une car­rière mo­deste en Aus­tra­lie.

Un gar­çon sen­sible Ch­ris était-il dé­jà ce­lui qui ta­pait le plus fort ? « Non, au contraire, ma mère me consi­dé­rait un peu comme la fille qu’elle n’a pas eue. Je lui ra­con­tais mes jour­nées, je lui par­lais de mes pe­tites co­pines, je fai­sais des blagues à table, j’étais… le plus sen­sible di­sons. » Après une ado­les­cence pas­sée dans les « ter­ri­toires du nord » de l’aus­tra­lie, où « il y avait seule­ment un vidéoclub dans la ville la plus proche de chez moi, à 50 km » le « plus sen­sible des Hem­sworth » dé­bute sa car­rière dans un soap aus­tra­lien, Sum­mer Bay. Il ap­prend le mé­tier sur le tas avant d’al­ler ten­ter sa chance à Los An­geles. Bin­go : les cas­teurs s’ar­rachent sa belle gueule, et le voi­là ra­pi­de­ment dans Star Trek puis Thor, qui va le pro­pul­ser au Val­hal­la de la cé­lé­bri­té.

Re­tour en Aus­tra­lie Sous contrat avec Mar­vel jus­qu’en 2019 et dé­sor­mais at­ta­ché à la fran­chise The Hunts­man, l’apol­lon risque ce­pen­dant de vite se las­ser de ses ca­to­gans pos­tiches. Aus­si, re­par­ti vivre en Aus­tra­lie avec sa femme, l’ac­trice es­pa­gnole El­sa Pa­ta­ky, et leurs trois en­fants, « no­tam­ment pour échap­per aux pa­pa­raz­zi, même si c’est plus contrai­gnant pour le tra­vail », il es­père dé­sor­mais étof­fer son por­te­feuille de rôles. C’est dans cet es­prit qu’il a in­ter­pré­té James Hunt, pi­lote de course un peu bran­leur dans le beau Rush de Ron Ho­ward en 2013 (son film pré­fé­ré), ou en­core un in­for­ma­ti­cien aux gros bras dans Ha­cker de Mi­chael Mann, en 2015. Aux cô­tés de ce der­nier, il re­con­naît avoir été « im­pres­sion­né, peut-être trop », et re­grette de ne pas « s’être lâ­ché da­van­tage ». Son rêve dé­sor­mais ? Tra­vailler avec Ch­ris­to­pher No­lan (In­ters­tel­lar), « le seul à jouir d’un tel de­gré de li­ber­té sur des films aus­si chers ».

Brad Pitt, son mo­dèle C’est peut-être parce qu’on se trouve dans une rue qui lui rend hom­mage : on se dit qu’il y a du Kirk Dou­glas chez cet ab­so­lu gent­le­man qui re­fuse de se lais­ser ré­su­mer à ses bi­ceps (qu’il a, il faut dire, très dé­ve­lop­pés). Ou en­core du Brad Pitt, son mo­dèle avoué, qu’il n’a pour­tant ja­mais ren­con­tré. « Brad donne tou­jours l’im­pres­sion de s’amu­ser en fai­sant des films, pré­cise-t-il. Il n’est ja­mais si­nistre, et donne tou­jours du re­lief à ses rôles ». Ch­ris Hem­sworth se­rait-il en train, ni vu ni connu, de s’adres­ser un pe­tit com­pli­ment à lui- même ? Eh bien, ce se­rait mé­ri­té.

Ajou­ter

une dose de spi­ru­line dans son smoo­thie les jours où on a be­soin d’un pe­tit coup de fouet ? Avec les nou­veaux boos­ters cu­ta­nés, c’est la même idée. « En cas de nuit courte ou d’épi­derme qui ti­raille, on ap­plique quelques gouttes de concen­tré pour cor­ri­ger le tir », ex­plique Ma­rie-hé­lène Lair, di­rec­trice de la com­mu­ni­ca­tion scien­ti­fique chez Cla­rins. Pas be­soin de chan­ger de pro­duits, ces « ac­ti­va­teurs de beau­té » se mé­langent à n’im­porte quelle for­mule (sé­rum, crème…). Exit, donc, la ca­té­go­ri­sa­tion par types de peau, ob­so­lète à une époque où une ky­rielle de fac­teurs (pol­lu­tion, voyages…) se com­binent pour brouiller les fron­tières cu­ta­nées. Le par­ti pris de ces pe­tites bombes : ci­bler une pro­blé­ma­tique (pol­lu­tion, stress…), au lieu de vou­loir ré­pondre à tous les be­soins. Ce qui ne si­gni­fie pas qu’il faut re­non­cer à ap­por­ter à son épi­derme un trai­te­ment com­plet – bien au contraire. Comme ces boos­ters peuvent s’in­té­grer à n’im­porte quelle rou­tine, cha­cune peut se fa­bri­quer, au jour le jour, son trai­te­ment cu­ta­né per­son­na­li­sé. Le gé­nie de ces for­mules, c’est d’être aus­si per­for­mantes que fa­ciles à uti­li­ser. « On les ap­plique au fee­ling », ap­puie Ma­rie-hé­lène Lair. Pour les marques, c’est aus­si une fa­çon de ré­pondre aux exi­gences d’un mar­ché mon­dia­li­sé. De Pa­ris à Rio, cha­cune peut cus­to­mi­ser sa rou­tine à l’en­vi. « Les femmes veulent qu’on prenne en compte le fait que leur peau est unique », ré­sume Sa­lo­mé Dub­bé, di­rec­trice mar­ke­ting in­ter­na­tio­nal Io­ma. parce qu’ils sont beau­coup plus riches en ac­tifs (donc beau­coup plus ef­fi­caces) Chez Lan­côme, qui lance ce prin­temps un Soin Li­quide Ener­gi­sant, dont la for­mule ul­tra-fluide et sur-per­for­mante évoque, bien que plus trans­ver­sale, celle des concen­trés, « on compte 24 % d’agents hy­dra­tants, soit deux à trois fois plus que dans un soin tra­di­tion­nel », ex­plique Vé­ro­nique Del­vigne, di­rec­trice scien­ti­fique de la marque. Dans les boos­ters de Cla­rins, la concen­tra­tion des in­gré­dients at­teint aus­si des som­mets : « Il n’y a que des ac­tifs purs, pas de base gé­li­fiée ni de po­ly­mères, contrai­re­ment à un sé­rum », sou­ligne Ma­rie-hé­lène Lair. la tech­no­lo­gie en plus En ver­tu de l’idée qu’on n’est ja­mais mieux ser­vie que par soi-même, qui n’a pas eu en­vie, un jour, de concoc­ter son soin mai­son ? Les boos­ters, c’est jus­te­ment ça : on ajoute quelques gouttes à sa crème dans le creux de la paume avant d’ap­pli­quer le mé­lange. Pour peu qu’on uti­lise plu­sieurs concen­trés (on a le droit !), le geste de cus­to­mi­sa­tion se trans­forme car­ré­ment en en­tre­prise de for­mu­la­tion sur me­sure. La ( grande) dif­fé­rence avec les soins DIY qu’on fa­brique à par­tir de ma­tières pre­mières brutes, dans sa salle de bains ? Là, les ac­tifs sont is­sus de la­bos ex­perts, toutes les for­mules ont été tes­tées, ça sent bon… Et pas de vais­selle à faire.

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