« On doit se po­ser plus de ques­tions pour s’af­fir­mer sans pas­ser pour une har­pie. »

Glamour (France) - - Glam'Magazine -

aux femmes. « Dans ma gé­né­ra­tion, être une femme dans ce mi­lieu n’est plus un obs­tacle », es­time la jeune qua­dra Fan­ny Her­re­ro (Dix pour cent). Le fait que les pro­duc­teurs soient sou­vent des pro­duc­trices, et les ef­fec­tifs lar­ge­ment fé­mi­nins des chaînes de té­lé – en 2015, on comp­tait 48 % de femmes au sein des di­rec­tions des an­tennes de l’au­dio­vi­suel pu­blic – fa­vo­risent na­tu­rel­le­ment le choix de scé­na­ristes filles. L’écart sa­la­rial consta­té dans d’autres mé­tiers ne touche pas ce­lui-ci. Et la « sen­si­bi­li­té fé­mi­nine » – qu’on y croie ou non – est même par­fois un plus. « On m’a sou­vent ap­pe­lée en me di­sant : “On a be­soin d’un re­gard fé­mi­nin”, ra­conte ain­si Claire Le­ma­ré­chal, qui a di­ri­gé l’écri­ture de la pre­mière sai­son de Sam (TF1), et co­écrit, avec deux gar­çons, la sai­son 2 d’au ser­vice de la France ( Arte). En 2016, les dé­ci­deurs ont conscience que le pu­blic at­tend des hé­roïnes de séries moins cli­ché. Et que la pré­sence de plumes féminines est le meilleur moyen d’y par­ve­nir.

NE PLUS S’EX­CU­SER D’ÊTRE LE CHEF Faire par­tie de la bande ? Pas de pro­blème. Mais les choses ne sont plus aus­si co­ol quand une fille s’avise de vou­loir di­ri­ger. « Au stade de l’écri­ture, tout al­lait bien, se sou­vient So­phie Le­bar­bier de Pro­fi­lage. C’est quand il a fal­lu choi­sir un réa­li­sa­teur, mon­ter une équipe et te­nir un pla­teau que c’est de­ve­nu com­pli­qué. » Le réa­li­sa­teur, gé­né­ra­le­ment mâle, se sent d’au­tant plus me­na­cé par l’es­sor du scé­na­riste que ce der­nier est une ( jeune) femme. « Il y a du pa­ter­na­lisme, des “ma ché­rie”… Un ma­chisme or­di­naire en­core as­sez pré­sent », ob­serve Fan­ny Her­re­ro. La créa­trice de Dix pour cent re­con­naît avoir mis du temps à ne plus s’ex­cu­ser d’être le chef : EXIT LES STÉ­RÉO­TYPES Etre à la tête d’une sé­rie est en­core plus exi­geant pour une femme… mais ap­pa­rem­ment, le jeu en vaut la chan­delle. « Moi qui ai un grand nez, je suis tel­le­ment fière d’avoir don­né vie au per­son­nage d’an­dréa [ jouée par Ca­mille Cot­tin, NDLR], qui n’a pas une beau­té conven­tion­nelle !, ju­bile Fan­ny Her­re­ro. Dans Dix pour cent, je vou­lais une di­ver­si­té de phy­siques fé­mi­nins, et des en­jeux qui ne soient pas uni­que­ment liés à un homme. » Pa­ri te­nu : quand on leur en donne les moyens, les femmes font bou­ger les lignes. « Ça n’a pas été facile d’im­po­ser une hé­roïne comme Ch­loé, qui ne pos­sède pas les codes so­ciaux, ne joue pas la sé­duc­tion et uti­lise son cer­veau », constatent So­phie Le­bar­bier et Fan­ny Ro­bert. Au­jourd’hui, leur en­quê­trice bor­der­line est plé­bis­ci­tée par sept mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs. Alors, c’est qui le boss ?

avec moins d’es­pace ou de stocks à gé­rer… et de belles éco­no­mies à la clé. Car la seule vraie mau­vaise nou­velle du shop­ping du fu­tur, c’est que la fin des stocks an­nonce aus­si la fin des soldes.

CA­BINE VIR­TUELLE ET MI­ROIR MA­GIQUE A Mu­nich, le Web­shop est dé­jà à la pointe du smart shop­ping. Dès l’ar­ri­vée, un pan­neau in­ter­ac­tif dé­cor­tique les achats réa­li­sés sur votre smart­phone, via l’appli Bea­con (Apple). Vous avez cra­qué pour une jupe bleue hier ? L’écran af­fiche les chaus­sures qui iraient bien avec. Elles vous plaisent ? Vous payez en scan­nant le QR Code. Et si vous vou­lez les es­sayer, l’appli in­dique le ma­ga­sin le plus proche… La vi­trine pro­pose aus­si des pro­duits se­lon votre pro­fil so­cio-éco­no­mique (étu­diante fau­chée ou CSP +). A l’in­té­rieur du show room, peu d’ar­ticles, mais sur des cintres connec­tés : il suf­fit d’en tou­cher un pour que l’écran montre le mo­dèle dans chaque co­lo­ris. Puis pas­sage en ca­bine vir­tuelle et son mi­roir ma­gique (dé­jà pré­sent chez cer­tains Ma­rion­naud et Uni­q­lo en France), où le vê­te­ment se su­per­pose à votre re­flet, sans avoir à l’en­fi­ler, mais avec la pos­si­bi­li­té de « l’es­sayer » dans tous les im­pri­més, puis d’en­voyer le ré­sul­tat sur les ré­seaux so­ciaux pour avoir l’avis des co­pines. Pour payer, on scanne en­core l’éti­quette avec son smart­phone. Le mi­roir en­re­gistre éga­le­ment vos men­su­ra­tions pour vos achats fu­turs, et la li­vrai­son s’ef­fec­tue à do­mi­cile, quelques heures plus tard. Car il n’y a plus de ven­deuses. Pour ob­te­nir un conseil, la fonc­tion « ap­pel d’un ex­pert » via une ta­blette, vous met en re­la­tion avec une « hô­tesse »… Sû­re­ment à l’autre bout du monde.

PAYEZ EN UN CLIN D’OEIL OU PAR SEL­FIE Si la CB sans contact est en train d’en­va­hir le mar­ché, celle du fu­tur chan­ge­ra de cou­leur se­lon l’état de vos fi­nances. Mais le must se­ra le rè­gle­ment par re­con­nais­sance de l’oeil, de l’em­preinte di­gi­tale ou des veines sous la peau… et par sel­fie, grâce à un sys­tème de re­con­nais­sance fa­ciale qui vous scrute

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