DI­CO DE L’AMOUR 2.0

À L’HEURE DES INTERNETS, LES JEUX DE L’AMOUR – ET NOTRE VO­CA­BU­LAIRE – ÉVO­LUENT AUS­SI VITE QUE LE PRO­CHAIN IPHONE. QUE CE SOIT POUR LA VIE, OU POUR UN SOIR, VOI­LÀ CE QU’IL FAUT SA­VOIR.

Glamour (France) - - Glamourismes - Ju­lie Ram­bal

Swipe

Ce geste consis­tant à shop­per sur Tin­der en ba­layant l’écran (toi oui, toi non) ren­force nos fan­tasmes de toute- puis­sance, se­lon Inès Gar­mon, au­teure d’une thèse sur le swipe. D’ailleurs 44 % des 18-22 ans ne le font que pour ac­cu­mu­ler les matchs et se do­per l’ego, sans dé­sir de ren­contre. RIP, le prince char­mant.

Bread­crum­bing

Ce terme, qui si­gni­fie je­ter des miettes, per­met de jouer les al­lu­meuses de­puis son ca­na­pé, en en­voyant juste un SMS tous les trois mois (« Sa­lut, toi ») ou en li­kant de- ci de-là une pho­to Fa­ce­book de sa proie. Ob­jec­tif ? Lais­ser ma­ri­ner. Ne marche que sur celles et ceux qui tom­baient dé­jà dans le pan­neau avant le 2.0.

Binge da­ting

Se­lon l’ur­ban Dic­tio­na­ry, il s’agit ici « d’en­chaî­ner les ren­cards avec plu­sieurs per­sonnes dif­fé­rentes, du­rant les deux an­nées sui­vant la fin d’une re­la­tion mo­no­game ». Un « sexor­cisme » fa­ci­li­té par les ap­plis de da­ting, et très mal vu par les don­neurs de le­çons, ceux qui étaient dé­jà pour la vir­gi­ni­té avant le ma­riage au siècle der­nier.

Cu­shio­ning

De « cu­shion » – cous­sin. Consiste à se gar­der un plan b au chaud, au cas où son/sa ré­gu­lier(e) cla­que­rait la porte. Avec plu­sieurs va­riantes : on couche avec son amor­tis­seur ou on main­tient son dé­sir à bonne tem­pé­ra­ture.

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