Coup de tête – com­ment ba­layer vos an­goisses capillaires

Glamour (France) - - SOMMAIRE SEPTEMBRE 2017 - Par Jeanne Dréan

Entre eux et vous, c’est com­pli­qué ? Dé­pen­dance au bru­shing, han­tise du coif­feur ou ad­dic­tion à la cou­leur, cinq filles dé­voilent leurs TOCS capillaires. Ana­lyse et so­lu­tions au cas par cas.

Avec Fa­bienne Krae­mer, psy­cha­na­lyste (Fa­bienne-krae­mer.com) et Del­phine Cour­teille, à la tête du sa­lon Stu­dio 34, à Pa­ris (Del­phi­ne­cour­teille.com)

« JE NE VEUX PLUS JA­MAIS METTRE LES PIEDS CHEZ LE COIF­FEUR »

« Trau­ma­ti­sée par une coupe ra­tée fa­çon mu­let, j’ai la han­tise du sa­lon de coif­fure. Ré­sul­tat : je me coupe les pointes moi- même une fois par an. Bon­jour tris­tesse. » Ma­thilde, 36 ans C’est grave, Doc­teur ? On pense sou­vent que la fé­mi­ni­té se me­sure à la lon­gueur des che­veux, au point par­fois de vivre une coupe comme une « cas­tra­tion ». S’en re­mettre à son coif­feur, c’est ac­cep­ter de perdre le contrôle et faire confiance, ce qui n’a rien d’évident.

Com­ment ça se soigne Ve­nez avec des pho­tos de ce que vous ai­mez, ça per­met d’amor­cer le dia­logue et d’évi­ter les mal­en­ten­dus. Concer­nant la lon­gueur, ce n’est pas un mythe, les coif­feurs coupent sou­vent plus que pré­vu, car il ar­rive qu’une fourche re­monte sur cinq cen­ti­mètres. Met­tez-vous d’ac­cord avant et soyez très ex­pli­cite. Si une coupe consé­quente s’avère né­ces­saire, pro­po­sez de rac­cour­cir en deux temps, à deux mois d’in­ter­valle. Et en der­nier re­cours, faites ve­nir le coif­feur chez vous. Un face-à-face loin de l’agi­ta­tion des sa­lons, qui per­met d’ins­tau­rer une re­la­tion se­reine. Quitte à vous ma­ni­fes­ter illi­co, si tout d’un coup les choses semblent prendre mau­vaise tour­nure. The­re­por­thair.fr pour une coupe, co­lo ou bru­shing à la mai­son (à par­tir de 55 €).

« J’AI TOU­JOURS LES CHE­VEUX AT­TA­CHÉS »

« J’ai pris l’ha­bi­tude de me faire sys­té­ma­ti­que­ment une queue-de-che­val haute quand j’ai com­men­cé à tra­vailler, pour évi­ter de tri­po­ter mes che­veux. Main­te­nant je n’ar­rive plus à faire au­tre­ment, c’est un peu mon uni­forme. C’est dom­mage : quand je les lâche, j’ai plein de com­pli­ments. » El­sa, 29 ans

C’est grave, Doc­teur ? Neutraliser ses che­veux, c’est maî­tri­ser sa séduction en choi­sis­sant où et quand on a en­vie de plaire. En gé­né­ral, on pré­fère évi­ter toute am­bi­guï­té la jour­née, quitte à se lâ­cher le soir ou le week-end.

Com­ment ça se soigne Dans 70 % des cas, le court va très bien à celles qui ont sou­vent les che­veux at­ta­chés car elles sont ha­bi­tuées au vi­sage dé­ga­gé. Trop ra­di­cal ? Un car­ré long lé­gè­re­ment plon­geant per­met­tra de faire une de­mi-queue pour com­men­cer. Si­non, dé­gra­der les mèches qui en­cadrent le vi­sage évite d’avoir sans cesse les che­veux dans les yeux. Et en der­nier re­cours, il existe plein d’ate­liers pour ap­prendre à réa­li­ser boxer braids, chi­gnon loose et tresse épi. Quitte à avoir les che­veux noués, au­tant que ce soit jo­li et va­rié. Cours de coif­fure ex­press seule ou en duo, 45 € les 30 mi­nutes, chez 365C, 35, rue De­bel­leyme, 75003 (365c.fr).

« JE SUIS AC­CRO AU BRU­SHING »

« Au na­tu­rel, mes che­veux sont fins et bou­clés, li­mite mous­seux. Une ca­ta. Du coup, quoi qu’il ar­rive et où que je sois, pas un ma­tin sans bru­shing. A la moindre goutte de pluie c’est la pa­nique. J’ai es­sayé le lis­sage bré­si­lien, ça les a flin­gués. » Béa­trice, 35 ans C’est grave, Doc­teur ? Ce be­soin de do­mes­ti­quer son image peut pro­ve­nir d’un re­fus de ce que la na­ture nous a don­né, de notre pa­tri­moine gé­né­tique ou de notre his­toire per­son­nelle. S’ac­cep­ter telle que l’on est – et telle que nos pa­rents nous ont faite –, ça peut être le che­min de toute une vie. Com­ment ça se

soigne Au-de­là de la pro­blé­ma­tique de l’ac­cep­ta­tion de soi, l’idéal pour ap­pri­voi­ser ses che­veux est d’ap­prendre une bonne fois pour toutes à les en­tre­te­nir et à les coif­fer, via des tu­tos ou, mieux, en sa­lon. Il suf­fit par­fois d’un geste ou d’un pro­duit pour faire la dif­fé­rence. N’hé­si­tez pas à de­man­der à votre coif­feur qu’il vous ex­plique la marche à suivre. Et en der­nier re­cours, of­frez-vous un soin sur me­sure avec diag­nos­tic et conseils ci­blés. Par­fois une boucle in­domp­table est juste une boucle en mal de nu­tri­tion. L’es­pace Beau­té Sa­lon Pa­trick Alès, 37, av. Frank­lin-roo­se­velt, 75008. A par­tir de 108 € les deux heures de soin sur me­sure (Beau­te­coif­fu­re­pa­tri­ckales.com).

« NEUTRALISER SES CHE­VEUX, C’EST MAέTRI­SER SA SÉDUCTION EN CHOI­SIS­SANT OÙ ET QUAND ON A EN­VIE DE PLAIRE. »

« JE CHANGE SANS AR­RÊT DE COU­LEUR »

« Ça me prend à peu près tous les trois mois. De­puis mon ado­les­cence, j’ai eu du brun, du blond pla­tine, du rouge, du vio­let et du roux. A force, mes che­veux sont mas­sa­crés. Mais c’est comme si j’avais tou­jours be­soin de me sen­tir dif­fé­rente et de me faire re­mar­quer. » Léo­na, 21 ans

C’est grave, Doc­teur ? Nor­mal de se cher­cher, sur­tout quand on entre dans l’âge adulte. Ça passe sou­vent par le re­fus de suivre les codes. En gé­né­ral, le « re­tour dans le rang » se fait lors du pre­mier job, mais pas tou­jours.

Com­ment ça se soigne Et si vous étan­chiez votre soif de chan­ge­ment en mi­sant sur des co­lo­ra­tions fla­shy dont les pig­ments res­tent en sur­face ? Chez le coif­feur, on peut faire une co­lo­ra­tion éphé­mère à base de pig­ments di­rects qui tient trois à quinze sham­pooings (#Co­lor­ful­hair by L’oréal Pro­fes­sion­nel, 7 tons dé­cli­nables en 28 nuances, à par­tir de 40 €). Chez soi, on peut uti­li­ser un spray co­lo­rant qui s’éli­mine en un à trois sham­pooings. Et si vrai­ment les co­los suc­ces­sives ont fait de gros dé­gâts, pen­sez à la nou­velle gé­né­ra­tion d’ex­ten­sions (co­lo­rées ou non) qui se fixent par ul­tra­sons et durent jus­qu’à trois mois. Ça peut sau­ver la mise quand la cri­nière est vrai­ment trop mi­tée. Ul­tra­so­nic 5000 de Great Lengths, env. 400 € pour 50 à 70 mèches chez Del­phine Cour­teille.

« J’AI LA MÊME COUPE DE­PUIS DES AN­NÉES »

« Mi-longs, lé­gè­re­ment dé­gra­dés, avec une raie au mi­lieu : j’ai la même coif­fure (et donc la même tête) de­puis l’en­fance. Il faut dire qu’à l’âge de 3 ans, je me suis cou­pé les che­veux toute seule et on a dû me ra­ser la tête. De­puis, j’ai per­du pas mal de ma cu­rio­si­té ca­pil­laire. Mais quand même, quel en­nui. » Ta­nis­sia, 25 ans

C’est grave, Doc­teur ? La peur du chan­ge­ment cor­res­pond sou­vent à la peur de vieillir et de perdre ain­si sa part d’en­fance. En­trer dans l’âge adulte re­vient à as­su­mer sa fé­mi­ni­té et sa séduction, ce qui ne va pas tou­jours de soi.

Com­ment ça se soigne Le coif­feur peut in­tro­duire pro­gres­si­ve­ment du chan­ge­ment. Créer une mèche longue de­vant, pour fi­nir par une frange. Rien de dras­tique, mais l’image de soi se trans­forme peu à peu, ce qui per­met de sor­tir de vos vieux sché­mas, voire, qui sait, de trou­ver une coupe qui vous ira mieux que l’an­cienne. En der­nier re­cours, té­lé­char­gez une ap­pli qui pro­pose des si­mu­la­tions de coupes et de cou­leurs à par­tir d’un sel­fie. Par­fois ça suf­fit pour se lan­cer. Style My Hair de L’oréal Pro­fes­sion­nel (gra­tuit).

Sèche-che­veux, Dy­son

Brosse, YS Park

Elas­tique, In­vi­si­bobble

Ci­seaux coif­feur, Ce­ra­mik

BB Co­lor Sticks, Bumble and bumble

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