Af­faire Gré­go­ry, frères Me­rah… L’ar­naque des re­pen­tis

Les af­faires ju­di­ciaires re­gorgent de té­moins et d’in­cul­pés cher­chant, à coups de livres, in­ter­views et pla­teaux té­lé, à se re­faire une vir­gi­ni­té. Per­son­na­li­tés in­sai­sis­sables qui as­surent s’être trom­pées, avoir chan­gé. On les croit ?

Glamour (France) - - Sommaire septembre 2017 - Par Stéphanie Mar­teau

Dans la ma­fia, on les ap­pelle les « re­pen­tis ». Dans la vraie vie, les « col­la­bo­ra­teurs de jus­tice ». Des cri­mi­nels dis­po­sés à par­ler en échange d’une exemp­tion ou d’une di­mi­nu­tion de leur peine. En France, ils dis­posent, de­puis 2014, d’un sta­tut, ac­cor­dé au compte-gouttes, qui leur ga­ran­tit une pro­tec­tion. Le « re­pen­ti » peut alors se voir at­tri­buer une nou­velle iden­ti­té, un nou­veau lo­ge­ment aux frais de l’etat, et même une pro­tec­tion po­li­cière. Voi­là pour les gros pois­sons du mi­lieu cor­so-mar­seillais, trai­tés avec égards par po­li­ciers et ma­gis­trats. Car pour les hors-la-loi lamb­da, le re­mords n’est sou­vent qu’une pos­ture cen­sée les sor­tir de la nasse ju­di­ciaire, et n’abuse per­sonne. Que ce soit par op­por­tu­nisme, pour ré­gler des comptes, re­do­rer leur image, ou pour mieux trom­per leur monde, ces co­que­luches des pla­teaux sont ra­re­ment avares de confi­dences, pu­blient à tour de bras, s’en­gagent en po­li­tique… Pour­tant, leurs mo­ti­va­tions ne sont pas tou­jours très claires.

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