LU­CIE CODIASSE, de Calais à l’irak

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Sa­vie d’avant. Rien ne des­ti­nait Lu­cie à vou­loir sau­ver le monde : après une école de com­merce, puis un di­plôme dans la com’, elle bosse d’abord pour des marques comme Orange et Ree­bok, puis en 2011, elle part au Cam­bodge, son sac à dos pour seul com­pa­gnon : « J’ai vu pour la pre­mière fois la pau­vre­té et la faim. » Les voyages s’en­chaînent et un constat s’im­pose : « Ma vie était confor­table, mais vide de sens. » Di­rec­tion Calais. En 2014, lors d’un trip en Co­lom­bie après le pas­sage d’un ou­ra­gan, elle est frap­pée par le tra­vail des as­so­cia­tions. Mais c’est plu­tôt en France qu’elle se voit agir. « Tous ces ré­fu­giés qu’on ac­cueillait dans des condi­tions la­men­tables ! J’étais trop tou­chée pour ne pas bou­ger. » Un ma­tin de mars 2016, elle se lève et, sans plan pré­cis, se pointe dans la « jungle » de Calais. Elle y res­te­ra quatre mois. « J’ai géré des cas lourds que je vou­drais ou­blier. Ja­mais je n’au­rais cru qu’un tel en­droit existe à trois heures de Pa­ris. » Nou­velle base. Au­jourd’hui ma­na­ger en RH pour Ac­tion contre la faim, Lu­cie a po­sé ses va­lises dans le Kur­dis­tan ira­kien. A Do­huk, à 80 km de Mos­soul, elle four­nit les res­sources hu­maines et fi­nan­cières pour ai­der les vil­lages li­bé­rés de Daesh. « Ce qui se passe est in­ima­gi­nable en termes de vio­lence. Les condi­tions de tra­vail sont dures. » Mais elle per­siste et signe. S. K.

Vendre sa mai­son, prendre ses gosses sous le bras et par­cou­rir le Grand Nord : c’est le pa­ri fou de « Ma­nue ». En 2007, elle dé­couvre les îles qui bordent la Nor­vège et s’éprend des pa­ra­dis blancs, puis file en ski au pôle Nord, où elle réa­lise une cin­quan­taine de plon­gées sous la glace avec son com­pa­gnon Ghis­lain Bar­dout. Qu’im­portent les - 40 °C, l’ex­plo­ra­tion est un mode de vie pour le couple, qui au­to­fi­nance sou­vent ses aven­tures. En 2014, di­rec­tion le Groen­land pour 21 mois en goé­lette – ils sont les pre­miers à plon­ger à 100 mètres sous la ban­quise. Une pas­sion, com­bi­née à un en­ga­ge­ment. Em­ma­nuelle veut « don­ner les clés aux dé­ci­deurs pour mieux pro­té­ger les océans », et té­moigne à la COP 21 des ef­fets du ré­chauf­fe­ment sur les fonds ma­rins. En mai der­nier, le couple ral­lie l’an­tarc­tique via la Po­ly­né­sie, pour ex­plo­rer pen­dant trois ans la Twi­light Zone (un es­pace mys­té­rieux entre 100 et 150 mètres de pro­fon­deur). Au pro­gramme, test d’une cap­sule-ha­bi­tat et étude de la bio­lu­mi­nes­cence et des co­raux. Ro­bin, 5 ans, est aus­si du voyage, comme son frère, Tom, 13 mois, qui a fait ses pre­miers pas sur l’arc­tique. L. C.

les mon­tagnes d’ecosse et a pré­fé­ré un di­plôme en Out­door Stu­dies à une car­rière dans l’ar­mée. « En­fant, j’étais fas­ci­née par les livres de l’aven­tu­rier Er­nest Sha­ck­le­ton, ra­conte-t-elle. Mais ils par­laient sur­tout de la dif­fi­cul­té phy­sique de ces ex­pé­di­tions. Je m’in­té­resse aus­si à l’as­pect psy­cho­lo­gique. » Elle de­vien­dra guide pour tou­ristes en mal d’aven­tures dans les Alpes ou l’hi­ma­laya, puis di­ri­ge­ra le pro­gramme « plein air » d’une école en Suisse, avant que la prod’ de Man vs. Wild ne la contacte. Un job qui, se­lon elle, convient très bien aux femmes : « Dans la jungle, il ne fait pas bon être ma­cho. C’est comme ça qu’on se fait tuer. » H. C.

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