Ral­lu­mer LA FLEMME

Glamour (France) - - Édito -

vous dé­jà ser­ré une main molle Drôle de sen­sa­tion, non ? Ce se­rait pour­tant l’une des quêtes de l’époque (voir p. 44). Pas la main molle, mais la mol­lesse. Le droit d’en­chaî­ner sé­ries et do­cu­men­taires Net­fl ix sous un plaid, d’en­glou­tir des bur­gers au pain mou li­vrés par De­li­ve­roo, le droit de ne pro­duire au­cun ef­fort une fois sor­tis du tra­vail, et sur­tout ce­lui de ne pas culpabiliser. Une réac­tion na­tu­relle à un monde dur, ou per­çu comme tel, qui pousse au repli en zone de con­fort. Tous aux abris ! Sauf que le dan­ger est de mu­ter en une ar­mée de Ma­riah Carey, sans la voix, aff alées en pei­gnoir vio­let et ten­tées de faire bou­ger le monde à coups de ha­sh­tags pla­né­taires. Dé­ve­lop­per un ac­ti­visme par le pouce, pour­quoi pas, mais toutes les ana­lyses le confirment : pour pro­fi­ter jus­qu’à la lie de son voyage en vo­lup­té, il faut aus­si par­fois se confron­ter à l’ad­ver­si­té, se mettre en dan­ger, faire bou­ger ses repères. Chez Gla­mour, où nous avons de­puis long­temps dé­chaus­sé les ta­lons ai­guilles pour ca­va­ler en bas­kets, nous avons dé­ci­dé de sor­tir de notre zone de con­fort et de cé­lé­brer le pro­chain prin­temps avec un Gla­mour ré­in­ven­té. Re­pen­sé pour évo­luer avec vos usages et vos as­pi­ra­tions, vous off rir un re­gard ai­gui­sé, un shoot d’éner­gie, un vent de li­ber­té et une bonne dose d’hu­mour. Et même vous per­mettre de mi­li­ter de­puis votre ca­na­pé. En at­ten­dant, nous vous en li­vrons un lé­ger avant-goût avec ce nu­mé­ro in­fu­sé d’au­dace, de bon es­prit et de… ré­con­fort. Sa­vou­rez-le blot­tis sous la couette avant de sor­tir avec nous de votre co­con le 15 mars pro­chain.

après.Pour com­men­cer, ras­su­rez-le sur vos sen­ti­ments. Non, l’idée n’est pas de le trom­per avec son consen­te­ment, mais de vivre un mo­ment in­time sa­tis­fai­sant pour tous les deux. Ce qui de­vrait lo­gi­que­ment vous conduire à l’étape sui­vante : dé­fi­nir la confi­gu­ra­tion idéale de votre séance de baise. Avec un gar­çon ou une fille ? Un in­con­nu ou un ami ? Chez vous ou à l’hô­tel ? Cette dis­cus­sion doit res­ter prag­ma­tique afin de ne pas tom­ber de haut quand le fan­tasme de­vien­dra réa­li­té. Vous n’êtes pas for­cé­ment prête à ce qu’un type tout juste ren­con­tré sur Tin­der se la joue « sa­chets de thé » sur votre vi­sage. Ou à or­ga­ni­ser une soi­rée tar­ti­flette avec votre amie Ta­nia, sa­chant qu’elle au­ra su­cé votre mec trois jours plus tôt. Une fois les règles éta­blies, les tra­vaux pra­tiques peuvent com­men­cer. Les spé­cia­listes re­com­mandent de pen­ser « plai­sir » et pas « per­for­mance » (on a dit « plan à trois », pas Cirque du So­leil). Mais aus­si, comme pour toute ac­ti­vi­té sexuelle qui im­plique de re­pous­ser ses li­mites, de dé­fi­nir un « sa­fe­word », ce mot/nom de code à énon­cer si ça va trop loin (« Tar­ti­flette » se­ra par exemple à pros­crire si Ta­nia est l’heu­reuse élue). La règle d’or ? La ca­pote est obli­ga­toire à chaque pé­né­tra­tion avec un nou­veau par­te­naire. Une fois le nir­va­na at­teint, la der­nière phase se­ra un bon débrief avec l’être ai­mé, pour évi­ter toute frus­tra­tion ou mal­en­ten­du. Bo­nus : évo­quer vos sou­ve­nirs per­met­tra de pi­men­ter vos fu­tures par­ties de jambes en l’air. Qu’il y en ait quatre ou six.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.