CA­MILLE CHAMOUX

Rien de plus révélateur que le som­meil. À l’af­fiche du Ciel étoi­lé au-des­sus de ma tête, dans le­quel elle joue une psy tom­bée sous le charme d’un pa­tient lou­foque, Ca­mille Chamoux nous livre ici de quoi sont faites ses nuits.

Glamour (France) - - Forme - Par Erick Gri­sel

Ai­me­riez-vous n’avoir ja­mais be­soin de dor­mir ?

J’ado­re­rais !D’ailleurs, j’or­ga­nise plus ou moins ma vie comme si les heures de som­meil étaient fa­cul­ta­tives... Je ne sais pas al­ler me cou­cher, et j’ai tou­jours l’im­pres­sion que ce sont des heures per­dues.

Com­bien d’heures de som­meil pour être en forme ?

Bah sept, comme tout le monde. En des­sous, je m’en­dors comme un nour­ris­son au mi­lieu d’une conver­sa­tion, pen­dant une réunion ou même pen­dant un dé­jeu­ner. C’est très gê­nant.

Votre truc pour vous en­dor­mir ?

N’ayant ja­mais eu de pro­blèmes d’in­som­nie, je peux m’en­dor­mir n’im­porte où, même au vo­lant. Argh ! Il me fau­drait plu­tôt un truc pour ne PAS m’en­dor­mir. Mais quand même, la nuit j’aime bien le noir et le si­lence... Donc ma chambre, c’est double vi­trage et ri­deaux maxi-oc­cul­tants.

L’en­droit le plus in­con­gru où vous ayez dor­mi ?

Sur des toi­lettes.

Vous ar­rive-t-il de faire la sieste entre les prises ?

Ça oui ! Le Ciel étoi­lé au-des­sus

de ma tête, c’était un tour­nage de deux se­maines à temps plein, à huis clos, dans une pe­tite mai­son. Dès que ça s’ar­rê­tait un peu, on fon­çait dans la chambre qui avait des lits su­per­po­sés et on sies­tait (et on ri­go­lait beau­coup aus­si). De toute fa­çon, moi je sieste sur tous les tour­nages. À un mo­ment don­né, vous me re­trou­vez tou­jours en chien de fu­sil sous une table ré­gie.

Ai­mez-vous les tour­nages de nuit ?

J’adore la concen­tra­tion par­ti­cu­lière et le lâ­cher-prise qu’exigent les tour­nages de nuit. Dans Le Ciel étoi­lé, la seule scène où on est sor­tis de la mai­son, c’est celle de la fin du film : on était dans les bois, il fai­sait moins trois de­grés, la buée sor­tait de nos bouches. Ça donne un air fée­rique à la scène.

Le der­nier film de­vant le­quel vous vous êtes en­dor­mie ?

La­dy Bird. Je n’ai pas com­pris l’en­thou­siasme au­tour de ce film que j’ai trou­vé conven­tion­nel et un peu ré­tro­grade sur la fin.

Une mu­sique qui vous ré­veille im­mé­dia­te­ment ?

En ce mo­ment, c’est « Ta­tia­na » de La Femme.

Le cau­che­mar qui vous ré­veille ?

Le rêve dans le­quel je tombe dans un trou.

Com­ment vous y pre­nez-vous pour ré­veiller quel­qu’un ?

Si c’est mon mec, je me lève en fai­sant un maxi­mum de bruit mais genre, sans faire ex­près. Je mets en route notre très bruyante bouilloire, je mets la ra­dio un peu bas mais pas trop... Si ça ne marche pas, je le se­coue en l’ap­pe­lant très fort.

La der­nière per­sonne que vous avez vue dor­mir ?

Le mon­sieur en face de moi dans le TGV ce ma­tin. Sa res­pi­ra­tion fai­sait trem­bler le wa­gon.

Le Ciel étoi­lé au-des­sus de ma tête,

de Ilan Klip­per, sor­tie le 23 mai.

« Je sieste sur tous les tour­nages. À un mo­ment don­né, vous me re­trou­vez tou­jours en chien de fu­sil sous une table ré­gie. »

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