« J’AI­ME­RAIS QU’UN JOUEUR FRAN­ÇAIS SOIT DE LA PAR­TIE »

En fé­vrier der­nier, Tho­mas Bjørn est pas­sé par Pa­ris pour une tour­née mé­dia­tique en vue, dé­jà, de la Ry­der Cup 2018. À la veille de l’open de France, dont il est un fi­dèle ha­bi­tué, le ca­pi­taine da­nois du pro­chain choc Eu­rope-états-unis au Golf Na­tio­nal ou

Golf Magazine - - INTERVIEW - PROPOS RECUEILLIS PAR YANNICK COCHENNEC - PHO­TOS AFP / GET­TY IMAGES Tho­mas Bjørn de­vant l’arc de triomphe avec le tro­phée de la Ry­der Cup entre les mains. Le ca­pi­taine eu­ro­péen pré­pare dé­jà le grand ren­dez-vous de 2018.

Com­ment si­tuez-vous le Golf Na­tio­nal par­mi les grands par­cours eu­ro­péens ?

C’est l’un des par­cours les plus sé­lec­tifs, même si je n’aime pas les hié­rar­chi­ser. Cha­cun a sa propre spé­ci­fi­ci­té et il est dif­fi­cile de les com­pa­rer. Le Golf Na­tio­nal ap­porte la preuve par­faite qu’un tra­cé n’a pas be­soin d’être long pour consti­tuer un test su­prême. Le Golf Na­tio­nal est suf­fi­sam­ment com­pli­qué pour se ré­vé­ler un dé­fi de grande va­leur pour les meilleurs joueurs mon­diaux. Ce que j’aime dans ce par­cours c’est qu’il vous donne des op­por­tu­ni­tés. Si vous jouez très bien, vous pou­vez être ré­com­pen­sé par des scores bas, voire très bas. Mais si vous êtes un peu à cô­té de la plaque, du point de vue de votre forme ou de votre jeu, il ne vous par­donne rien.

C’est-à-dire ?

Lors de l’open de France, on peut être au som­met du lea­der­board le ven­dre­di au trou n° 12 et man­quer le cut six trous plus tard ! Du 15 au 18, il est pos­sible de tout perdre. Sur le par­cours de l’al­ba­tros, vous payez très ra­pi­de­ment vos er­reurs, mais ce sont tou­jours vos propres er­reurs. Il n’y a pas d’autre ex­pli­ca­tion qui se­rait liée à des élé­ments for­tuits. Vous vous trom­pez, vous pas­sez à la caisse.

Pour vous, l’al­ba­tros est vrai­ment un par­cours de Ry­der Cup…

Ab­so­lu­ment ! C’est un par­cours de très grand cham­pion­nat et il a été construit dans cette pers­pec­tive. Tout est fait pour les spec­ta­teurs dans la par­tie fi­nale, no­tam­ment avec les trous 15, 16 et 18 qui sont des lieux où tout peut chan­ger sous les yeux d’un pu­blic nom­breux. Et je crois que cette sé­quence se­ra spec­ta­cu­laire lors de la Ry­der Cup 2018. On peut rai­son­na­ble­ment ima­gi­ner qu’il s’y pas­se­ra pas mal de choses. (Sou­rire)

Quels sont vos sou­ve­nirs per­son­nels sur ce par­cours ?

Des bons et des mau­vais, comme pour tous ceux qui ont sou­vent joué l’open de France. (Sou­rire) L’an­née où Graeme Storm s’est im­po­sé [NDLR : en 2007], j’ai ter­mi­né 3e, mon meilleur ré­sul­tat sur l’al­ba­tros. Si­non, je me souviens aus­si avoir ren­du une carte de 81 un di­manche [NDLR : en 2011].

Quels sont les trous clés de ce tra­cé ?

Il est es­sen­tiel de bien com­men­cer son par­cours. La sé­quence 1, 2 et 3 n’est pas fa­cile, mais, si vous vous en sor­tez sans dom­mages, alors la suite de­vient plus abor­dable, au moins du point de vue men­tal. Comme je l’ai dit, le par­cours est

bour­ré de pièges et chaque trou du re­tour, no­tam­ment, peut vous sur­prendre. Je trouve que les tra­vaux qui ont été réa­li­sés entre 2015 et 2016 ont été bien pen­sés. Ils ont mo­der­ni­sé le tra­cé de fa­çon in­tel­li­gente, en lui re­don­nant une sorte de tran­chant en cer­tains points.

Le pu­blic qui vien­dra as­sis­ter à la Ry­der Cup se­ra évi­dem­ment très in­ter­na­tio­nal. Mais que pen­sez-vous, en gé­né­ral, des spec­ta­teurs fran­çais ?

J’ai tou­jours es­ti­mé que le pu­blic de l’open de France était un pu­blic de connais­seurs. Il y a, dans ce pays, une culture gol­fique an­cienne et bien réelle. Bien sûr, cette Ry­der Cup est une op­por­tu­ni­té ex­tra­or­di­naire pour ou­vrir le golf à une autre clien­tèle en France. Avec un tel coup de pro­jec­teur, il ne fau­dra pas man­quer l’oc­ca­sion de pas­ser la vi­tesse su­pé­rieure. C’est un jo­li dé­fi et je ne vois pas pour­quoi il ne pour­rait pas être re­le­vé. J’ai as­sis­té à la coupe du monde de foot­ball en 1998. J’ai éga­le­ment vu un match de l’eu­ro en 2016, en marge de l’open de France. Tous les ans, je re­garde le Tour de France. Vous avez aus­si Ro­land-gar­ros. La pas­sion pour le sport est bien là. Pour­quoi le golf n’au­rait-il pas, à son tour, cette di­men­sion po­pu­laire en France ?

Ce ca­pi­ta­nat de Ry­der Cup, est-ce le plus grand dé­fi de votre aven­ture gol­fique ?

Oui, en rai­son de la part d’in­con­nu qu’il re­cèle. J’ai beau avoir été quatre fois vice-ca­pi­taine, je sais très bien que ce nou­veau rôle n’a stric­te­ment rien à voir avec ce que j’ai connu jus­qu’ici. La dif­fé­rence entre le sta­tut de vice-ca­pi­taine et ce­lui de ca­pi­taine est ab­so­lu­ment consi­dé­rable. C’est le jour et la nuit. Un vice-ca­pi­taine donne des conseils, un ca­pi­taine prend les dé­ci­sions. Un ca­pi­taine peut se re­trou­ver en to­tal désac­cord avec l’avis d’un vice-ca­pi­taine qui n’irait pas dans le sens de ce qu’il avait ima­gi­né. Mais le mot fi­nal re­vient à une seule per­sonne et cette per­sonne, au Golf Na­tio­nal, ce se­ra moi.

Dis­pu­ter une Ry­der Cup en tant que ca­pi­taine vous pa­raît-il très dif­fé­rent qu’en tant que joueur?

Sans au­cun doute. Lorsque vous êtes un joueur, vous sa­vez tou­jours si vous avez don­né 100 %, donc pas de re­gret à l’ar­ri­vée. Mais en tant que ca­pi­taine, vous pou­vez tout don­ner, voire même au-de­là des 100 %, et néan­moins pas­ser à cô­té parce que vous ne pou­vez pas tout contrô­ler. Même si je connais ce type de si­tua­tion pour y avoir été confron­té dans le pas­sé en Ry­der Cup, je sais qu’il ad­vien­dra au moins dix choses que je n’avais pas ima­gi­nées. D’où la né­ces­si­té d’être bien en­tou­ré pour prendre les bonnes dé­ci­sions. Mais au bout du compte, je se­rai seul res­pon­sable. Au­rais-je eu les bons mots avec un tel ou un tel ? Au­rais-je com­pris ce que ce­lui-ci ou ce­lui-là au­ra vou­lu me dire ? Au­rais-je in­ter­ro­gé les bonnes per­sonnes au bon mo­ment ? À moi de construire ce puzzle avec l’aide des joueurs.

Qu’avez-vous ti­ré comme en­sei­gne­ments de votre riche pas­sé en Ry­der Cup ?

J’ai connu trois ca­pi­taines en tant que joueur et j’ai été vi­ce­ca­pi­taine de quatre autres ca­pi­taines. Sous mes yeux, j’ai donc eu sept per­sonnes dif­fé­rentes à l’oeuvre et ce n’était ja­mais la même chose. (Sou­rire) Je suis pas­sé de quel­qu’un d’aus­si pas­sion­né que Se­ve­ria­no Bal­les­te­ros, qui met­tait toute son éner­gie dans la ba­lance, à un per­son­nage plus mé­tho­dique ou re­te­nu comme Paul Mc­gin­ley, très at­ta­ché aux dé­tails. Voi­là pour les ex­trêmes avec, entre les deux, toute une pa­lette de nuances. Cha­cun a été pour moi une source d’ins­pi­ra­tion et m’a per­mis d’ap­prendre, mais chaque Ry­der Cup est un nou­veau pay­sage qui ne res­semble à au­cun autre.

La dif­fé­rence est-elle im­por­tante entre un ca­pi­ta­nat à do­mi­cile et un ca­pi­ta­nat à l’ex­té­rieur ?

Énorme. À do­mi­cile, vous êtes par­tie in­té­grante de tout le pro­ces­sus. Vous pou­vez, no­tam­ment, don­ner des avis sur

« Pour­quoi le golf n’au­rait-il pas, lui aus­si, comme le Tour de France et Ro­land-gar­ros, cette di­men­sion po­pu­laire grâce à la Ry­der Cup?»

le par­cours, ce qui n’est pas le cas si vous jouez à l’ex­té­rieur, où vous vous concen­trez es­sen­tiel­le­ment sur le jeu et les joueurs. Au Golf Na­tio­nal, je se­rai plus « maître d’oeuvre » que je ne l’au­rais été si la rencontre avait eu lieu aux ÉtatsU­nis. Ce­la ajoute aus­si des res­pon­sa­bi­li­tés.

Quels sont vos meilleurs sou­ve­nirs de joueur de Ry­der Cup et de vice-ca­pi­taine ?

Ma pre­mière sé­lec­tion en 1997 reste in­ou­bliable parce que c’était la pre­mière, mais aus­si parce qu’elle était pla­cée sous le ca­pi­ta­nat de « Seve » Bal­les­te­ros, qui était vé­ri­ta­ble­ment en mis­sion chez lui, à Val­der­ra­ma. Il y a tel­le­ment de sou­ve­nirs liés à cette édi­tion, en rai­son de toute la fer­veur qu’il avait su créer au sein de l’équipe et qu’il avait éga­le­ment com­mu­ni­quée au pu­blic. J’ai beau­coup ap­pris ce wee­kend-là, no­tam­ment en tant que joueur. « Seve » vous fai­sait lit­té­ra­le­ment gran­dir. (Sou­rire) En tant que vice-ca­pi­taine, je place Me­di­nah, en 2012, au-des­sus de toutes les ex­pé­riences, mais pas tel­le­ment parce que l’eu­rope a ga­gné, à la fin, le di­manche. En fait, je n’ou­blie­rai ja­mais le sa­me­di après-mi­di où un seul homme, Ian Poul­ter, nous a fait croire que la vic­toire était en­core pos­sible, alors que l’équipe au­rait pu dé­fi­ni­ti­ve­ment som­brer à ce mo­ment-là. Voi­là, un joueur a sau­vé toute la face d’un conti­nent à lui seul. C’est aus­si ce­la la ma­gie de la Ry­der Cup.

Quel se­ra votre pro­gramme à par­tir du dé­but des qua­li­fi­ca­tions cet été ?

Ce se­ra un pro­gramme de joueur aus­si im­pli­qué que pos­sible avant le dé­but des qua­li­fi­ca­tions et après. Ma place est au­près des joueurs et j’y se­rai au­tant que faire se peut pour échan­ger avec eux, avec leurs cad­dies... En étant sur le cir­cuit, je sau­rai ce qui se passe vrai­ment. Je ne crois pas que res­ter à dis­tance m’ai­de­rait d’une ma­nière ou d’autre. De toute fa­çon, tout se dé­can­te­ra à l’été 2018 et c’est à ce mo­ment-là que je se­rai évi­dem­ment le plus pré­sent.

Que gar­dez-vous comme ob­jec­tifs en tant que joueur ?

Je n’ai plus le jeu pour être com­pé­ti­tif sur la du­rée tout au long d’une sai­son, mais je peux en­core briller ici ou là. J’ac­cepte très bien le fait que mes meilleurs jours de golfeur sont dé­sor­mais der­rière moi. Ce­pen­dant, j’ai en­core en­vie de jouer, parce que j’aime ça, tout sim­ple­ment. Je me souviens

«C’est aux joueurs fran­çais de ga­gner leur ti­cket pour la Ry­der Cup. La balle est dans leur camp. J’ado­re­rais même qu’ils soient deux…»

avoir dit dans le pas­sé qu’il n’y avait au­cune chance pour que l’on me voie jouer au-de­là de mes 40 ans. J’en ai 46. Tout change… Et, avec la Ry­der Cup, j’ai un pro­gramme bien éta­bli pour les mois à ve­nir. Mais com­ment pour­rais-je me plaindre alors que le golf a dé­jà été si gé­né­reux avec moi. La Ry­der Cup est la ce­rise sur un très très gros ca­deau.

En dé­fi­ni­tive, n’en pro­fi­tez-vous pas plus au­jourd’hui ?

Exact ! Lorsque vous dé­bu­tez sur le cir­cuit, vous vous met­tez tel­le­ment de pres­sion sur les épaules pour ob­te­nir un ré­sul­tat. Il y a énor­mé­ment d’en­jeux, beau­coup de ner­vo­si­té. Puis, lorsque vous avez at­teint un cer­tain ni­veau, vous en vou­lez tou­jours plus, sans prendre de re­cul pour ap­pré­cier ce que vous avez dé­jà ac­com­pli. Je sais que cette Ry­der Cup né­ces­si­te­ra beau­coup de tra­vail de ma part, mais, lors des mois à ve­nir, je vais aus­si prendre le temps de me ré­jouir de ma chance. C’est un abou­tis­se­ment lié à la fi­dé­li­té qui a été la mienne pour le cir­cuit eu­ro­péen.

Com­ment ex­pli­quez-vous que le jeu se soit tel­le­ment ra­jeu­ni au ni­veau des per­for­mances avec, au som­met de la hié­rar­chie, des joueurs qui n’ont pas en­core 30 ans?

Ce sont des vagues. Re­gar­dez ce qui se passe dans le ten­nis. Il y a une tren­taine d’an­nées, des joueurs de moins de 20 ans comme Bo­ris Be­cker ou Mats Wi­lan­der ga­gnaient des titres du Grand Che­lem. Au­jourd’hui, le cir­cuit du ten­nis est do­mi­né par des tren­te­naires, à com­men­cer par Ro­ger Fe­de­rer, qui sur­vole à nou­veau les dé­bats à 35 ans. C’est vrai qu’avant, en golf, on consi­dé­rait que la pé­riode de ma­tu­ri­té se si­tuait da­van­tage entre 30 et 40 ans. Je crois que Ti­ger Woods a été ce­lui qui a ou­vert la brèche. Il a ré­vo­lu­tion­né pas mal de choses au ni­veau de l’en­traî­ne­ment phy­sique, et les uni­ver­si­tés amé­ri­caines ont sui­vi son exemple en dur­cis­sant leur for­ma­tion. Le ni­veau uni­ver­si­taire s’est den­si­fié de fac­to, et les jeunes joueurs qui sont sor­tis de ces col­leges étaient beau­coup plus prêts et pro­fes­sion­nels que pré­cé­dem­ment.

Où si­tuez-vous donc cette jeune gé­né­ra­tion des Spieth, Mcil­roy, Day, Fow­ler et Tho­mas?

Pour moi, Ti­ger Woods de­meure le plus grand joueur de tous les temps et je ne pense pas que l’un ou l’autre de ceux que vous ve­nez de ci­ter se­ra aus­si fort que lui. (Sou­rire) Quand on y re­pense… Quelle do­mi­na­tion de Ti­ger, ca­pable de ga­gner presque à chaque fois en dé­pit de toute la pres­sion qui pe­sait sur ses épaules ! J’ai eu le pri­vi­lège de l’af­fron­ter et c’était vrai­ment quelque chose. (Sou­rire) Un autre pri­vi­lège que la vie m’a don­né. Ce qui me plaît dans la nou­velle gé­né­ra­tion est le fait qu’ils s’en­tendent très bien les uns avec les autres. Ils sont très com­pé­ti­tifs sur le par­cours, mais ami­caux en de­hors. On l’a vu no­tam­ment lors de la der­nière Ry­der Cup avec le pre­mier simple du di­manche entre Ro­ry Mcil­roy et Pa­trick Reed. L’in­ten­si­té était à son comble et, en même temps, les deux joueurs étaient ca­pables d’ap­pré­cier leurs très beaux coups res­pec­tifs.

Dans le scé­na­rio rê­vé d’un spec­ta­teur fran­çais à l’aube de la Ry­der Cup, fi­gure, bien évi­dem­ment, la pré­sence d’un joueur is­su du pays or­ga­ni­sa­teur. Mais vous ne pou­vez pas la ga­ran­tir…

Non, en au­cune ma­nière. (Sou­rire) C’est à eux de ga­gner leur ti­cket, et de prou­ver qu’ils ont la forme et le ni­veau quand ar­ri­ve­ra la com­pé­ti­tion. Ils le savent. Et j’op­pose la même ré­ponse à tous les jour­na­listes da­nois qui m’in­ter­rogent sur la pré­sence d’au moins un joueur da­nois à mes cô­tés au Golf Na­tio­nal. Là aus­si, qu’il gagne sa place… Évi­dem­ment que j’ai­me­rais qu’un joueur fran­çais soit de la par­tie. Pour l’équipe, pour le pu­blic, pour la Ff­golf… À dire vrai, j’ado­re­rais même qu’ils soient deux. (Sou­rire) Mais la balle est dé­sor­mais dans leur camp. Ils connaissent les règles de la sé­lec­tion et ils savent que les quatre wild cards re­po­se­ront sur les états de forme à la fin de l’été 2018.

Connais­sez-vous tous les joueurs fran­çais d’un point de vue per­son­nel ?

Je connais nombre d’entre eux, dont Vic­tor [NDLR : Du­buis­son], avec qui j’ai dé­jà joué en Eu­ra­sia Cup. Et je n’ai au­cun pro­blème avec lui. Il est certes dif­fé­rent sous pas mal d’as­pects, mais c’est sa ma­nière de fonc­tion­ner et nous sa­vons tous qu’avec cette fa­çon de pro­cé­der, il est ca­pable d’ob­te­nir de brillants ré­sul­tats. Il l’a dé­mon­tré su­per­be­ment en Ry­der Cup, ce­la fait presque trois ans main­te­nant. De mon point de vue, il y a cinq ou six joueurs fran­çais qui peuvent dé­cro­cher les ré­sul­tats suf­fi­sants pour se qua­li­fier. À eux de mon­trer ce dont ils sont ca­pables.

Et un Fran­çais au coeur de votre équipe d’or­ga­ni­sa­tion ? Un vice-ca­pi­taine par exemple ?

Là en­core, il n’existe au­cune obli­ga­tion. (Sou­rire) Je pense que je pren­drai une dé­ci­sion pour un pre­mier vice-ca­pi­taine dès cette an­née. Pour les autres, j’at­ten­drai 2018. Au fi­nal, tout re­po­se­ra sur la confiance que je pla­ce­rai dans ces per­sonnes, sa­chant que cha­cune d’entre elles au­ra un rôle bien spé­ci­fique à jouer.

Pre­mier Scan­di­nave à avoir joué en Ry­der Cup, Tho­mas Bjørn to­ta­lise trois vic­toires, quatre dé­faites et deux nuls en trois par­ti­ci­pa­tions (1997, 2002 et 2014). Pour le joueur Tho­mas Bjørn, les re­la­tions ami­cales entre équi­piers, comme ici avec Sergio García lors de la Ry­der Cup 2014 à Gle­neagles, en Écosse, sont pri­mor­diales. Ga­geons qu’elles le res­te­ront pour le ca­pi­taine…

Tho­mas Bjørn avec Ti­ger Woods, « le plus grand joueur de tous les temps », qu’il a eu le pri­vi­lège d’af­fron­ter.

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