ÉCO

DI­REC­TEUR DE L’EVIAN CHAM­PION­SHIP

Golf Magazine - - SOMMAIRE -

Steve Bran­geon, di­rec­teur de l’evian Cham­pion­ship.

À par­tir de 2019, le tour­noi du Grand Che­lem fé­mi­nin se tien­dra de nou­veau en juillet. Son di­rec­teur aborde se­rei­ne­ment ce re­tour en plein été.

Le chan­ge­ment de dates de l’evian Cham­pion­ship en 2019, avec une re­pro­gram­ma­tion en juillet au­ra-t-il des ré­per­cus­sions éco­no­miques pour le tour­noi ? SB: Non. Nos par­te­naires sont en­ga­gés sur de longues pé­riodes, comme Ro­lex qui a dé­ci­dé de nous ac­com­pa­gner pen­dant dix ans, et cette fi­dé­li­té n’est pas re­mise en cause par ce chan­ge­ment de dates. La pla­te­forme de re­la­tions pu­bliques se­ra for­cé­ment mo­di­fiée, car les jour­nées sont plus longues en juillet. Sep­tembre était une très bonne date, mal­gré la com­plexi­té de la ren­trée sco­laire et du re­tour des va­cances. Juillet, qui est un mo­ment que nous connais­sons bien puisque le tour­noi était ins­tal­lé dans cette case avant notre chan­ge­ment en sep­tembre, donne, entre autres avan­tages, plus de flexi­bi­li­té aux par­te­naires, mais aus­si au LPGA Tour en rai­son des jour­nées plus longues. Évian, au coeur de l’été, est un en­droit tout sim­ple­ment ma­gique. Les dis­cus­sions avec le LPGA Tour ont-elles été âpres ? SB: Non. Au-de­là des pro­blèmes mé­téo­ro­lo­giques que nous avons pu ren­con­trer en sep­tembre, l’idée du LPGA Tour était de créer un Eu­ro­pean Swing avec trois tour­nois en suc­ces­sion sur le Vieux Conti­nent afin de don­ner de la co­hé­rence au ca­len­drier : l’evian Cham­pion­ship pour com­men­cer, avant l’open d’écosse et le Bri­tish Open. C’est per­ti­nent, no­tam­ment mé­dia­ti­que­ment, et c’était aus­si sou­hai­té par les joueuses alors que le LPGA Tour de­vient de plus en plus in­ter­na­tio­nal au-de­là des États-unis.

Quels sont les chiffres-clés de la réus­site de l’evian Cham­pion­ship ? SB: C’est une pla­te­forme de re­la­tions pu­bliques qui at­tire 5 000 in­vi­tés chaque an­née pour ad­mi­rer les 120 meilleures joueuses du monde is­sues de 25 na­tio­na­li­tés. C’est en­vi­ron 30 000 spec­ta­teurs. C’est aus­si une do­ta­tion en évo­lu­tion constante: 3,85 mil­lions de dol­lars en 2018 avant 4,1 mil­lions en 2019. Nous ne cher­chons pas à concur­ren­cer les 5 mil­lions de L’US Open, mais à tra­vers cet ef­fort cons­tant, nous vou­lons ac­com­pa­gner le golf fé­mi­nin de haut ni­veau. Notre ob­jec­tif n’est pas de ga­gner de l’ar­gent, mais de faire pro­gres­ser cet évé­ne­ment et de mettre en va­leur le golf fé­mi­nin. Le Ja­bra La­dies Open, que nous avons mis sur pied et qui est à che­val entre le LET et le LE­TAS, est une autre preuve de ce dé­sir d’ai­der le golf fé­mi­nin alors qu’il n’y a pas as­sez de tour­nois en Eu­rope. Il faut don­ner un coup de pouce aux ta­lents de de­main pour les en­cou­ra­ger à se lan­cer sur le cir­cuit pro­fes­sion­nel. Nous agis­sons aus­si à tra­vers nos tour­nois de jeunes.

Quels ont été vos in­ves­tis­se­ments pour 2018 ? SB: Nous sommes dans le pro­lon­ge­ment de 2017 avec la vo­lon­té de ca­pi­ta­li­ser sur ce que nous ap­pe­lons l’in­no­va­tion Play­ground, un es­pace qui donne la pos­si­bi­li­té à des start-up de ve­nir pro­po­ser leurs so­lu­tions dans le cadre du tour­noi. Nous conti­nuons à dé­ve­lop­per ce lieu en liai­son avec nos par­te­naires et avec l’idée que l’une de ces jeunes pousses se dé­ve­lop­pe­ra et fe­ra peut-être un jour par­tie de nos par­te­naires. Par ailleurs, nos offres en termes de billet­te­rie sont constam­ment amé­lio­rées : l’offre pri­vi­lège qui per­met aux spec­ta­teurs d’ac­cé­der à des lieux de pre­mier plan, no­tam­ment au ni­veau de la res­tau­ra­tion, a très bien fonc­tion­né en 2017 et nous l’étof­fons en­core en 2018. Si­non, Thomas Bjørn, le ca­pi­taine eu­ro­péen de Ry­der Cup, se­ra avec nous le week-end, dis­po­nible non seule­ment pour les mé­dias, mais aus­si pour quelques ren­dez-vous par­ti­cu­liers avec le pu­blic.

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