ECU : bri­dage et puis­sance de cal­cul

GP Racing - - Technique/ Comment Ça Marche ? -

L’ECU doit « lire » et in­ter­pré­ter en temps réel les in­for­ma­tions trans­mises par les dif­fé­rents cap­teurs qui équipent la mo­to. L’ana­lyse de ces si­gnaux doit per­mettre de gé­rer au mieux son ren­de­ment mé­ca­nique. Le sys­tème d’an­tiw­hee­ling et l’an­ti­pa­ti­nage sont par exemple en pre­mière ligne. Pour dé­tec­ter un whee­ling et le contrer ef­fi­ca­ce­ment, l’ECU doit ré­agir en moins de 0,1 se­conde (sour­ceYa­ma­ha). Pour com­prendre et ana­ly­ser la si­tua­tion, le boî­tier doit trai­ter les don­nées beau­coup plus ra­pi­de­ment en­core. L’ECU re­çoit donc par exemple des in­for­ma­tions toutes les 0,01 se­condes. On parle de fré­quence d’échan­tillon­nage des si­gnaux, ici 100 Hz car on re­lève le si­gnal toutes les 0,01 s. La po­si­tion de la fourche, qui dé­ter­mine si la mo­to est ca­brée ou non, est ain­si échan­tillon­née à 100 Hz. La puis­sance de cal­cul du boî­tier li­mite à la fois la fré­quence d’échan­tillon­nage, ain­si que le nombre d’in­for­ma­tions que l’on peut échan­tillon­ner. Au­jourd’hui, l’ECU d’une Mo­toGP re­çoit les in­for­ma­tions de 30 ins­tru­ments en­vi­ron (une di­zaine il y a 20 ans). À terme, un boî­tier qui n’évo­lue pas en même temps que le reste de la mo­to obli­ge­ra les in­gé­nieurs à ef­fec­tuer des choix stra­té­giques, comme pri­vi­lé­gier la ges­tion du contrôle de trac­tion par rap­port à l’an­tiw­hee­ling ou en­core res­treindre le nombre d’in­for­ma­tions trai­tées !

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